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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:00

AttacLes vingt chefs d'État des pays les plus puissants de la planète se réunissent les 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique, la veille de la conférence officielle des Nations unies, dite Rio+20, qui débutera officiellement le 20 juin. Rajoutés à l'ordre du jour du G20, le développement durable et la croissance verte vont être discutés à vingt pays avant de l'être à 194 ? Les propositions du G20 seront-elles à prendre ou à laisser ? Le multilatéralisme sera-t-il séquestré par les grandes puissances politiques et économiques au détriment des populations et de la nature ?


Alors que les négociations sur la déclaration finale de Rio+20 patinaient, le Brésil a décidé de publier samedi, et de manière unilatérale, un nouveau document qui va servir de base des négociations à venir. Ce texte présente des reculs substantiels par rapport aux précédentes versions, pourtant déjà inacceptables. De nombreuses références à des principes de justice ou à des droits élémentaires, comme le droit à l'eau et l'assainissement, n'y figurent plus ou ont été fortement rabotées.
Par contre, dans les passages portant sur la mise en oeuvre de l'économie verte ou du développement durable, aucune référence aux mécanismes de marché et logiques néolibérales ne manque. Partenariats public-privé, financements innovants - mais sans taxe sur les transactions financières -, défense du libre-échange, encouragement aux "bonnes pratiques" du business, promotion des investissements privés, figurent en bonne place dans la déclaration. Comme si renforcer ce modèle de développement basé sur le pouvoir de la finance et la privatisation des communs pouvait remédier à ses conséquences !


Tentée de se rendre à la réunion du G20 avec ce document inacceptable entre les mains, Dilma Rousseff, présidente du Brésil, prendrait la lourde responsabilité de court-circuiter les négociations de l'ONU. Portant sur des enjeux concernant l'ensemble des pays de la planète, la conférence Rio+20 serait ainsi séquestrée par le G20. À l'initiative du Brésil, vingt chefs d'État réunis dans un club autoproclamé et illégitime, vont-ils s'octroyer encore un peu plus la direction des affaires du monde en excluant 174 autres pays ? La France et François Hollande seront-ils complices ?
Le G20 n'a jamais fait preuve de détermination à revoir en profondeur le modèle néolibéral et insoutenable actuel. Ses maigres engagements sur les paradis fiscaux ou la suppression des subventions aux énergies fossiles n'ont jamais été suivis d'effet, le G20 préférant sauver les banques plutôt que les peuples. La pression du G20 sur la conférence de Rio+20 ne pourra que renforcer les « solutions » consistant à étendre les logiques de financiarisation et de marchandisation de la nature.
Contre ce modèle néolibéral et prédateur, insoutenable tant sur le plan écologique que social, de nombreuses organisations, dont Attac France, organiseront une activité intitulée "Protéger les communs, pas les banques" ce mardi 19 juin 2012 de 11h30 à 13:30, au Sommet des Peuples à Rio de Janeiro (Tente 3).

Attac France,
le 19 juin 2012

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:19

 J.Gadrey2On n’en a presque pas entendu parler. Pourtant, un excellent rapport du Sénat, daté de fin mai, apporte de l’eau au moulin de ceux qui se battent pour que la conférence de Rio+20 ne se termine pas, comme c’est malheureusement probable mais pas encore certain, par un catalogue d’intentions floues  ne contraignant personne, et surtout pas les grands intérêts privés qui sont à la manœuvre pour continuer à dominer l’économie mais en plus vert. Soit, selon eux : étendre plus avant cette domination à la nature pour en faire l’équivalent de l’homo oeconomicus.

Je pourrais chipoter sur certaines analyses ou recommandations, mais je n’en ai aucune envie car il s’agit d’un texte officiel qui va clairement dans le bon sens et ce n’est pas si fréquent. Un texte du Sénat qui cite Gramsci, waouh ! Voici cette citation, page 17 : « La crise c’est quand le vieux monde se meurt et que le nouveau monde peine à naître ». Cela dit, même Sarkozy aurait été capable de citer Gramsci dans certaines de ses saillies révolutionnaires… Sauf que, ici, l’ensemble du texte et des politiques qu’il défend est compatible avec la citation. Pourquoi ne parle-t-on que des rapports sur les finances publiques et de leurs appels à l’austérité publique renforcée et pas de ce rapport qui nous invite à inscrire nos sociétés dans la durée ? Vous connaissez la réponse.

Au regard de mes billets récents sur l’économie verte, on trouve dans le rapport une réflexion, courte mais de qualité, visant à « clarifier le concept d’économie verte » (pages 37-38). En voici un extrait :

« Le document final qui sera adopté à Rio devra veiller à ce que le concept d’économie verte ne soit pas en recul par rapport à la notion de développement durable consacrée en 1992… La définition de l’économie verte devra mentionner la nécessité de promouvoir des modes de vie plus sobres et plus durables dans un contexte de raréfaction des ressources. Elle devra également explorer les trois dimensions du développement durable de manière équivalente : environnementale, économique et sociale (il est surprenant de constater qu’aujourd’hui la notion de « travail » n’est pas mentionnée dans le « draft zero »). Elle devra permettre d’appréhender la réflexion sur la possibilité d’un avenir fondé davantage sur les besoins présents et futurs de la communauté planétaire que sur une croissance illimitée de la consommation matérielle.
La notion d’économie verte devra en outre tenir compte du pilier social du développement durable qui s’appuie sur des conditions de travail décentes, sur une logique de transmission des savoirs, de formation et de capital humain. Enfin, elle devra porter dans sa définition l’objectif d’un droit au même niveau de développement pour tous. »

On peut accéder au rapport via ce lien http://tinyurl.com/bt5s92q

Voici une sélection des 16 recommandations de ce rapport. Je les ai choisies en toute subjectivité et je les ai abrégées. Mais tout le rapport (60 pages hors retranscription des débats, elle aussi digne d’intérêt, et annexes) mérite une lecture attentive.

Recommandation 1.- …Il est impératif aujourd’hui de mettre fin à une fragmentation, facteur d’inefficacité et de faiblesse, des principes du développement durable au sein de l’ordre des régulations mondiales. Cette réforme doit reposer sur la promotion d’un renforcement du PNUE via sa transformation en une agence spécialisée des Nations unies, unique et centrale, profondément réformée dans son fonctionnement. Le mandat de cette nouvelle organisation devra être précisé. Il pourrait revêtir celui d’un organe coercitif, à la manière de l’organe de règlement des différends spécifique à l’OMC, ou d’un organe d’inspectorat.

Recommandation 4.- La Conférence « Rio+20 » devra préconiser des INVESTISSEMENTS AGRICOLES QUI NE METTENT PAS EN PERIL LA SECURITE ALIMENTAIRE LOCALE ET QUI RESPECTENT UN CADRE JURIDIQUE PROTEGEANT LES DROITS INDIVIDUELS DES POPULATIONS LOCALES. A cet égard, le document final de Rio devra insister sur la nécessaire mise en oeuvre des Directives volontaires sur la
gouvernance responsable de la tenure des terres, pêches et forêts. Elle devra insister sur la promotion d’une AGROFORESTERIE INNOVANTE alliant cultures et arbres équitablement répartis sur les territoires.

Recommandation 6.- LA SECURITE DE L’APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE ET LA SECURITE SANITAIRE devront être mentionnées dans le document final de la Conférence « Rio+20 » et reconnues comme un droit inaliénable de chaque être humain.

Recommandation 7.- La Conférence « Rio+20 » devra s’engager dans la reconnaissance d’un DROIT A L’EAU UNIVERSEL et à l’accès à l’assainissement…

Recommandation 8.- La Conférence « Rio+20 » devra étendre au niveau mondial l’engagement européen : promouvoir le droit pour tous d’avoir accès à l’électricité et à l’énergie durable et s’engager pour la mise en œuvre d’une feuille de route pour une transition mondiale vers l’énergie durable.

Recommandation 9.- LA CONFERENCE «RIO+20» DEVRA FIXER UN CERTAIN NOMBRE D’INDICATEURS permettant une évaluation des progrès du développement durable au niveau international. Ces indicateurs concerneront les quatre piliers du développement durable - économique, environnemental, social et culturel.
Ils mesureront également les changements dans les modes de production et de consommation ainsi que les déterminants « écologiques » comme le changement climatique, l’utilisation rationnelle des ressources naturelles ou encore la biodiversité. Ils tiendront compte, en outre, de la durabilité et du développement humain afin de rompre avec une vision exclusivement
consumériste de la croissance.

Recommandation 11. - La Conférence « Rio+20 » devra promouvoir le développement de l’accès à l’éducation pour tous et l’accès à la contraception.

Recommandation 14.- La Conférence « Rio+20 » devra s’attacher à AMELIORER LA PARTICIPATION DES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE A LA GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE au niveau mondial afin de garantir l’effectivité du principe 10 de la Déclaration de Rio de 1992. La Convention d’Aarhus gagnerait à être étendue le plus largement possible.
Un processus transparent de négociation pour l’adoption d’une convention globale sur le principe 10 de la Déclaration de Rio pourrait être lancé et une aide financière spécifique devra être prévue afin d’encourager les Etats à le mettre en oeuvre.

Recommandation 15.- La Conférence «Rio+20» devra reconnaître que LA CONTRIBUTION DES FEMMES EST UN ASPECT ESSENTIEL DU DEVELOPPEMENT DURABLE. Elles sont en effet un maillon important du processus de préservation des moyens de subsistance et de la transition vers un nouveau modèle de développement.
Le troisième pilier, le pilier social, lie développement durable et éradication de la pauvreté. Le développement durable ne peut composer avec la pauvreté spécifique des femmes et leur mise à l’écart des décisions publiques et de l’éducation. Le document final devra promouvoir l’égalité hommes-femmes.

Recommandation 16.- La Conférence « Rio+20 » devra reconnaître LE ROLE CLE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES en matière de développement durable et leur permettre d’obtenir un statut spécifique à côté de la société civile et des Parlements dans les processus de négociation internationaux.

Je termine par un court extrait du rapport où il est question d’indicateurs alternatifs. J’ai un peu de mal à masquer ma satisfaction…

« La seule approche par des indicateurs purement économiques, et notamment via le PIB ou la part de PIB consacrée à des stratégies de développement durable, reflet d’un modèle de développement productiviste, est incompatible avec la survie de notre planète et n’est plus pertinente. Notre planète ne peut plus aujourd’hui supporter le mode et le niveau de surconsommation matérielle véhiculé par les pays développés. Afin de bien mesurer les progrès du développement durable, de nouveaux indicateurs devront permettre de mesurer l’impact des changements climatiques, la préservation de la biodiversité, la rationalité de l’utilisation des ressources naturelles ou encore le niveau d’insertion sociale. »

La commission du Sénat qui a rédigé ce rapport, dont la publication a été adoptée à l’unanimité, était présidée par Laurence Rossignol, que je me permets de remercier.

Rapport d'information de Mme Laurence ROSSIGNOL, fait au nom de la commission du développement durable n° 545 (2011-2012) - 22 mai 2012

En juin 2012 se tiendra la quatrième Conférence des Nations unies sur le développement durable, baptisée « Rio 20 ». Vingt après le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992, ce rendez-vous n'est pas que symbolique car il intervient à un moment charnière pour la planète. Alors que les risques liés à l'environnement n'ont jamais été aussi élevés, en raison notamment du réchauffement climatique et d'une surexploitation des ressources concomitante de la dégradation des milieux naturels, le monde a aujourd'hui le choix entre ne rien faire ou assumer une transition vers un nouveau modèle de développement économique, compatible avec la protection de l'environnement et le progrès social.

Deux thèmes principaux ont été définis pour la Conférence : d'une part, l'économie verte dans un contexte de développement durable et d'éradication de la pauvreté ; d'autre part, le cadre institutionnel afin d'engager une meilleure gouvernance planétaire du développement durable, transversale et partagée. Au terme d'un processus préparatoire contributif, la Conférence devrait aboutir à un document final formulant des préconisations sur ces deux problématiques.

Le groupe de travail « Négociations internationales - Climat Environnement » a suivi attentivement la préparation de cette Conférence. Le présent rapport d'information propose une série de seize recommandations veillant toutes à préserver les quatre piliers du développement durable - économique, environnemental, social et culturel. Il insiste également sur le rôle clé des Parlements nationaux et des collectivités territoriales en matière de développement durable, qu'il souhaite voir mieux reconnu dans les enceintes de négociations internationales. Au final, « Rio 20 » devra réussir à convaincre que l'économie verte n'est pas un luxe mais une opportunité, qu'elle doit être le nouveau modèle de développement pour la période de l'histoire de l'humanité qui s'ouvre.

Pour télécharger le rapport http://www.senat.fr/rap/r11-545/r11-5451.pdf

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:51

J.Gadrey2Il faut parfois simplifier beaucoup l’analyse avant de la complexifier et de la nuancer. Je vous propose deux petits schémas de synthèse à cet effet. Leur principe est connu, on le trouvait déjà à l’œuvre sous une forme plus simple dans le livre de René Passet de 1979 (« L’économique et le vivant ») et une très bonne présentation en a été faite par Susan Georges dans les premières pages de son livre « Leur crise, nos solutions » (2010).

Ajout avant mise en ligne : je viens de recevoir le livre collectif d’Attac, qui sera en librairie dans quelques jours, « La nature n’a pas de prix, les méprises de l’économie verte ». Vu ses auteurs, il doit être très stimulant. J’en reparlerai donc. Lui, il a un prix, mais très doux : 9 euros.

Le premier schéma représente « le monde à l’endroit ». Il me semble clair que, moyennant des délibérations bien informées, l’immense majorité des citoyens du monde en approuverait la logique générale. (cliquer sur le graphique pour l’agrandir) Lire la suite sur le blog de Jean Gadrey

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 06:00

Cycliste aux Pays-BasComparée à celle des pays d’Europe du Nord et d’Europe centrale, l’utilisation de la bicyclette en France paraît bien médiocre : neuf fois moindre qu’aux Pays-Bas, six fois moindre qu’au Danemark, trois fois moindre qu’en Allemagne, en Belgique ou en Suisse. Pourquoi de tels écarts ? L’explication culturelle souvent avancée souffre de tant d’exceptions qu’elle n’est pas crédible. L’histoire des représentations de la bicyclette dans chaque pays n’épuise pas non plus le sujet.

Pour comprendre ces écarts, il convient, selon nous, de se pencher sur l’évolution des politiques de déplacement urbain et de la forme urbaine qui en découle, et cela pour au moins trois raisons. Il est d’abord impossible de développer l’usage du vélo sans réduire simultanément l’usage d’autres modes, le marché des déplacements n’étant pas extensible. La pratique de la bicyclette est ensuite très sensible aux conditions de sécurité routière et donc à l’emprise du trafic automobile. Enfin, le vélo ne peut suffire à effectuer tous les déplacements et doit forcément s’intégrer dans un système de transport écologique associant marche, vélo et transports publics.
Concrètement, il convient d’adopter une démarche historique en dégageant les principales périodes de prise en compte de la bicyclette dans les politiques de déplacements et d’effectuer en même temps un travail de comparaison internationale. Trois pays sont plus particulièrement étudiés : la France bien sûr, les Pays-Bas pour le caractère assez exemplaire de leur politique en faveur des cyclistes et l’Allemagne parce que sa politique en la matière est longtemps restée assez proche de celle de la France avant de diverger.
Le rapport se présente donc comme une histoire du vélo urbain en Europe dans l’évolution d’ensemble de la mobilité. Le premier chapitre rappelle les origines de la bicyclette quand elle était considérée, à la fin du XIXe siècle, comme un symbole de modernité.

Le chapitre 2 raconte la démocratisation du vélo, du début du XXe siècle aux années 30, et les premières menaces sur son développement liées à diverses tentatives d’adaptation de la ville à l’automobile.

vélo-remorque aux Pays-BasLe chapitre 3 rappelle comment, dans la période d’après-guerre, la pratique du vélo a rapidement décliné partout en Europe, y compris aux Pays-Bas et au Danemark, sous la pression de la croissance de l’automobile et de l’adaptation désormais systématique de la ville à celle-ci, mais aussi l’influence, en France, de l’essor débridé des cyclomoteurs.

Le chapitre 4 relate les réactions très vives de la société civile au tout automobile et les tentatives des pouvoirs publics pour relancer le cyclisme urbain au cours des années 70.
Le chapitre 5 explique pourquoi, au cours des années 80-90, l’usage du vélo utilitaire reprend dans certains pays comme les Pays-Bas, le Danemark ou l’Allemagne et poursuit, au contraire, son déclin dans d’autres, comme la France.

Le chapitre 6 tente de comprendre pourquoi cependant dans ce pays, au cours des années 2000, la pratique du vélo redémarre dans les centres-villes mais continue de décliner en périphérie, puis pointe l’inconsistance de l’argument écologique et la pertinence des arguments économique et de santé publique.

Enfin, un dernier chapitre développe quelques aspects clefs d’une politique de ville cyclable, tels que l’importance d’apaiser la ville pour relancer la pratique du vélo, l’articulation nécessaire avec les transports publics, le rôle crucial de la promotion du vélo et de la reconquête des divers publics. Une annexe rend compte en détail du cas édifiant de Strasbourg.

Téléchargez ici son rapport http://www.predit.prd.fr/predit4/document/42666


NdlR Frédéric Héran est économiste au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques UMR 8019 Centre national de la recherche scientifique, Université de Lille 1, Cité scientifique, 59655 Villeneuve d’Ascq.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:35

Oil ManVous l'aurez noté si vous habitez en ville : ces jours-ci, ça pique et ça pue, bien plus encore qu'à l'ordinaire. En Ile-de-France, l'indice de qualité de l'air reste dans le rouge depuis le début de la semaine, pour cause d'absence de vent.

En cause : les particules fines émises essentiellement par les moteurs diesel et leur carburant gazole, qui est traditionnellement moins taxé en France que le « super ».

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les particules fines qui viennent s'incruster dans nos poumons sont responsables de 42 000 morts prématurées en France chaque année. C'est dix fois le nombre de tués en 2011 sur les routes de l'Hexagone !...

Le gouvernement a bien lancé un timide « plan particules » en 2011. 

Pourtant, alors que le transport routier est le principal responsable des émissions des particules fines les plus nocives, le gouvernement a considérablement allégé l'écotaxe poids lourds mise en oeuvre dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

La France a été montrée du doigt, plusieurs fois, pour non respect des dispositions relatives aux particules fines contenues dans la directive européenne sur la qualité de l'air.

A l'heure où les prix des carburants battent tous les records, est-il électoralement correct de réclamer une hausse des taxes sur le gazole, au nom des dizaines de milliers de maladies respiratoires et de cancers mortels dont sa combustion est chaque année responsable ?

Le gazole est un carburant plus lourd que l'essence : son pouvoir énergétique est supérieur, et c'est pour ça qu'il permet de consommer moins de litres au cent – d'où son succès en France. Mais aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou encore en Suisse, le gazole est logiquement vendu plus cher que l'essence.

(Ah oui, un rappel non accessoire : si l'on prétend lutter sérieusement contre le double péril du réchauffement climatique et du pic pétrolier, il faudra d'une façon ou d'une autre que les carburants deviennent beaucoup, beaucoup plus chers...)

(Et à propos du pic pétrolier, vous pouvez toujours signer l'appel paru la semaine dernière sur le site du Monde.)

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 08:12

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.

Conference-de-Durban.jpgDurban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.
« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».
Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

 

Le communiqué de CLIMATE JUSTICE NOW

Lire aussi le communiqué d'ATTAC FRANCE du 9 décembre 2011

Lire aussi le communiqué d'ATTAC FRANCE du 8 décembre 2011

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:14

robinet-eau-courante.JPG

Blog de Marc Laimé "Les Eaux glacées du calcul égoïstes".

Le Monde Diplomatique

Fondateur de l’Institut européen de recherche sur les politiques de l’eau (IERPE), basé à Bruxelles, Riccardo Petrella dénonce les orientations, le contenu et les perspectives d’évolution des politiques européennes de l’eau, qui s’incarnent dans un document-cadre en cours d’adoption, le « Blueprint to Safeguard Europe’s Water » , qui, s’il était adopté en l’état, conduirait à ce que la monétisation devienne le pivot central de la politique européenne de l’eau.

L’alerte de Riccardo Petrella est d’autant plus opportune qu’en France aussi, déjà, la tentation se fait jour de miser sur les « mécanismes de marché » pour « réguler par le prix » les conflits d’usage aux coûts environnementaux et sociaux de plus en plus dramatiques, que la puissance publique arbitre toujours en faveur… du lobby agricole.

Il y a urgence : en instrumentalisant un modèle de référence californien, sur fond d’alerte et d’exigence d’adaptation au changement climatique, des pans entiers de la recherche française entérinent discrètement le renoncement à toute action publique et à toute régulation forte.

Les élus ne doivent pas entériner ce glissement accéléré vers un modèle qui offrira de surcroît de nouvelles rentes à Veolia et Suez, dont le modèle économique historique s’effondre littéralement sous nos yeux…

Lire la suite ici

 


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:09

Politis

Il ne faut pas oublier l’accident nucléaire de Fukushima. Ne pas oublier que les Japonais contaminés, de plus en plus nombreux, sont abandonnés à leur sort par leur gouvernement.

Les autorités japonaises viennent de décider d’équiper 40 000 enfants de la région de Fukushima de dosimètres individuels. Une décision sans précédent : à Tchernobyl, où la gestion des suites de l’accident n’a pourtant pas été parfaite, les autorités avaient fait le choix d’évacuer tout le monde. Au Japon, on se contentera donc « d’observer » la progression de la contamination des enfants de moins de 12 ans : ainsi, chaque soir, les parents pourront supputer les chances de leurs gosses de souffrir d’une leucémie, d’un cancer de la thyroïde ou de toute autre affection mortelle entraînée par les doses reçues. Pendant ce temps, le prix de l’eau en bouteille atteint des niveaux fantastiques dans les zones touchées.(...) Lire la suite

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:16

bastamagJusqu’où les organisations environnementales sont-elles prêtes à se compromettre pour conclure des partenariats avec des grandes entreprises ? Basta ! a recueilli le témoignage accablant d’une ancienne salariée de la puissante ONG états-unienne Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. En échange de généreuses donations, cette organisation aide des multinationales comme Monsanto, BP, Total ou Walmart à « verdir » leur image. Ou conseille le vendeur d’armes Lockheed Martin pour recycler les éclats d’obus ramassés sur les champs de bataille.

Peut-on être à la fois vendeur d’armes et protéger environnement ? Oui, répond Conservation International, une ONG états-unienne. Dans une vidéo publiée par le magazine anglais Don’t Panic (voir ci-dessous), deux journalistes se sont fait passer pour des représentants de Lockheed Martin, une entreprise américaine qui équipe de nombreuses armées en avions de chasse et bombardiers. Leur objectif ? Voir comment l’association de préservation de l’environnement peut les aider à « verdir » leur image.

Les actions en faveur de l’environnement présentées par les faux représentants de Lockheed Martin sont pour le moins stupéfiantes : « Nous leur avons dit qu’une de notre principale stratégie pour préserver l’environnement était le recyclage des éclats d’obus des zones de batailles, que nous utilisions pour fabriquer de nouvelles bombes », raconte Heydon Prowse, un journaliste de Don’t Panic. Des arguments développés sur le site de Lockheed Martin. De quoi indigner la représentante de Conservation International ? Pas du tout. Elle propose aux vendeurs d’armes de devenir membre d’un « Conseil du Business et de Soutenabilité » qui rassemble déjà les entreprises Cargill, Shell, Monsanto ou Chevron – des modèles de développement durable ! – et d’apparaître ainsi sur le site de l’ONG dans la liste des entreprises engagées dans la protection de l’environnement. (...) Lire la suite

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:00

Voici le compte-rendu établi par nos amis, les Amis de la Terre du Nord

Le film "Plastic Planet": une enquête... initiatique.

Voici le résultat d'une longue enquête de Werner Boote, petit-fils d'un Autrichien qui travaillait dans l'industrie du plastique. Amoureux de cette matière, ses odeurs, ses couleurs, qui constituaient son quotidien et faisaient de lui le roi du pétrole dans son quartier, l'enfant devenu grand s'est finalement peu à peu inquiété de la face cachée de ce produit si fantastique et banal à la fois. Jusqu'à réaliser un film entier sur le sujet, à travers 5 continents (plus un sixième, comme on le verra...), afin de rencontrer experts et anonymes.

Les spectateurs ayant déjà visionné des documentaires sur le plastique auront une impression de déjà-vu. En effet, le cheminement du film est désormais classique: présence d'un "méchant", ici John Taylor, président de Plastics Europe; présentation du "continent" de déchets dans le Pacifique Nord par l'homme qui fit sa découverte: le capitaine Charles Moore; explication par des scientifiques, microscopes à l'appui, de la toxicité du Bisphénol-A pour la santé et la reproduction humaine; de même que la visite de décharges emplies d'ordures en plastique charriées par notre société de consommation, dont les résidus mettront 500 ans avant de disparaître. (...) Lire la suite

Voir aussi Plastic Planet ou comment le plastique envahit la planète et menace notre santé

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