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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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La loi Travail XXL de Macron-Pénicaud ! :Ses conséquences pour les salarié.e.s ; Ses liens avec les ALE samedi 16 septembre 12h à 13h

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Sociologie de Lille ! avec Fabien Desage maitre de conférences Lille 2 CERAPS 17 juin 2017

La prospérité sans croissance ! avec Jean Gadrey 20 mai 2017

Questions sur l'Europe 2ème volet  29 avril  2017

Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

 

22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 07:37
NON à l’« agriculture intelligente face au climat »

La société civile dit NON à l’« agriculture intelligente face au climat » et exhorte les décideurs à soutenir l’agroécologie

Ne vous laissez pas leurrer !

Plus de 350 organisations de la société civile, parmi lesquelles figurent des mouvements sociaux, des organisations paysannes et des organisations confessionnelles originaires du monde entier lancent un appel à lutter contre les conséquences du changement climatique qui affectent les systèmes agricoles et alimentaires et menacent la sécurité alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes. À l’approche de la COP21 qui se tiendra cette année à Paris, on ne peut que se féliciter que soient reconnus de façon croissante l’urgence d’adapter les systèmes alimentaires au changement climatique et le rôle clef joué par l’agroécologie pour assurer la souveraineté alimentaire et semencière tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Cependant, malgré ces signaux encourageants, ces organisations éprouvent de profondes préoccupations face à la place grandissante accordée au concept d’« agriculture intelligente face au climat » (CSA – Climate Smart Agriculture) et à son Alliance Mondiale (GACSA – Global Alliance for Climate Smart Agriculture).

A ce jour, les dérèglements climatiques constituent la menace la plus importante et la plus imminente à laquelle nos sociétés doivent faire face. Une transformation radicale de nos systèmes actuels de production alimentaire est nécessaire. Elle implique l’abandon du modèle industriel et des fausses solutions qui y sont associées et la mise en œuvre d’une réforme agraire intégrale favorisant les systèmes alimentaires locaux et garantissant la souveraineté alimentaire dans le but d’assurer la pleine réalisation du droit humain à une alimentation adéquate et à la nutrition.

« L’agriculture intelligente face au climat » peut apparaître comme un concept prometteur mais a en réalité été forgée à des fins politiques. Cette approche ne précise en aucun cas les critères qui permettraient de définir ce qui peut ou ne peut pas être qualifié comme « réponse intelligente » au changement climatique. Ainsi, les sociétés de l’agrobusiness qui prônent l’utilisation d’engrais chimiques, la production de viande industrielle et l’agriculture industrielle à grande échelle – processus admis comme contribuant largement au changement climatique et nuisant à la résilience des systèmes agricoles – peuvent se targuer (et le font) de fournir des réponses « intelligentes » au changement climatique. En prétendant englober tous les modèles d’agriculture – parce qu’elle ne développe aucun critère de protection sociale ou environnementale et ne priorise pas les droits et les savoirs des paysans et agriculteurs qui sont des éléments-clés pour leur permettre de s’adapter et de lutter contre les changements climatiques – la notion d’ « agriculture intelligente face au climat » menace de saper l’approche agro-écologique telle que définie par les spécialistes et met en péril son développement futur et sa généralisation.

L’« agriculture intelligente face au climat » ne doit pas être confondue avec l’agroécologie qui repose sur une approche holistique de l’agriculture. Fondée sur des pratiques écologiques et des principes de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de souveraineté alimentaire et de justice alimentaire, l’agroécologie cherche à améliorer les systèmes agricoles en utilisant de façon raisonnée les ressources naturelles plutôt que de recourir aux intrants externes. Elle place les petits producteurs et l’agriculture familiale au cœur de la production alimentaire locale et nationale en se basant sur leurs connaissances et pratiques traditionnelles ainsi que sur leurs innovations et non sur des techniques imposées « d’en haut ».

lire le texte complet de l'appel

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 09:03
Crime Climatique Stop !

Les négociations de Bonn préparent les crimes climatiques à venir

Les négociations sur le changement climatique reprennent ce lundi 31 août à Bonn (Allemagne). Le gouvernement français se montre optimiste. Pourtant, les contributions volontaires que les pays ont dévoilées et les contours du futur accord de Paris conduisent vers un réchauffement climatique très largement supérieur à l’objectif des 2 °C. Un crime climatique que les milliers de signataires de l’appel international visant à « laisser les énergies fossiles dans le sol » veulent stopper.

Pour Laurence Tubiana, négociatrice en chef pour le gouvernement français, les négociations « avancent ». Peut-être, mais c’est « à une vitesse d’escargot » comme le déplore Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations-Unies, notant qu’« aucune action concrète n’a été prise pendant vingt-trois ans de négociation ». Les émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre, qui ont augmenté de 60 % depuis 1992, accélèrent le réchauffement climatique en cours. Les nouveaux records de chaleur en juillet, qui s’ajoutent aux sept premiers mois de 2015 les plus chauds jamais enregistrés, n’en sont que les dernières conséquences. Les conséquences sont de plus en plus dramatiques : chaque seconde, un nouveau réfugié climatique est jeté sur les routes par une catastrophe liée au réchauffement de la planète.

Les contributions volontaires et non contraignantes que les États ont rendues publiques ne permettent pas de rester en dessous d’une hausse de 2 °C au cours du siècle, objectif que les États se sont eux-mêmes donnés lors de la conférence de Copenhague (2009). Les 56 pays qui ont présenté leur feuille de route et qui représentent 60 % des émissions mondiales de CO2, se sont engagés sur des objectifs minimalistes, y compris l’Union européenne et États-Unis. Résultat : l’écart entre ce qui devrait être fait et ce qui est annoncé est abyssal, supérieur à dix gigatonnes d’émissions annuelles de CO2.

Tout retard pris en 2015 conduit à de nouveaux crimes climatiques, sans qu’aucune garantie ne soit apportée pour que ce retard puisse un jour être rattrapé. Les principaux pollueurs de la planète refusent de revoir à la hausse leurs objectifs de réduction d’émissions d’ici à 2020.

Le dérèglement climatique tue, et le crime climatique en cours est massif : des centaines de millions de vies sont d’ores et déjà irrémédiablement affectées par l’élévation du niveau des océans, les épisodes caniculaires, les sécheresses, les tempêtes tropicales, etc. À terme, ce sont les conditions d’existence de l’espèce humaine et de l’ensemble des êtres vivants qui sont menacées.

A moins de 100 jours de la Conférence de Paris sur le climat, les négociations ne semblent pourtant pas en mesure de déboucher sur un accord ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les « contributions » actuelles nous conduisent tout droit vers un réchauffement global de +4 °C d’ici à la fin du siècle. Pour que notre planète reste vivable, et pour mettre fin au crime climatique, les scientifiques recommandent de laisser 80 % des combustibles fossiles dans le sol. C’est ce que les gouvernements et les lobbies économiques refusent d’entendre.

Ce sont ces crimes climatiques que des personnalités (artistes, intellectuels, scientifiques, écrivains etc.) et des activistes du monde entier appellent à stopper en « laissant les énergies fossiles dans le sol ». Le livre Crime Climatique Stop ! L’appel de la société civile rassemble des contributions, véritables coups de gueule de personnalités de la société civile mondiale, afin de dénoncer le crime en cours, pointer les responsabilités, mais aussi montrer que d’autres voies sont possibles.

Ce livre s’accompagne d’un appel international à action, il est initié par Naomi Klein, Desmond Tutu, Vandana Shiva, Kumi Naido, Yeb Saño, Erri de Luca, Bill McKiben, Claude Lorius, Gilles Boeuf, Marie-Monique Robin, Mike Davis, Noam Chomsky, Patrick Chamoiseau, Susan George, Geneviève Azzam et une centaine d’autres intellectuels et militant.e.s pour la justice climatique des cinq continents. Il dénonce l’absence de prise en compte de l’urgence climatique pointée par les scientifiques et dévoile un appel de la société civile pour l’insurrection et la mobilisation de toutes et tous pour sortir d’un modèle économique fossile criminel et entend rassembler d’ici la COP21 des millions de signatures.

à lire :

Crime Climatique Stop ! L’appel de la société civile, Paris, Le Seuil, collection Anthropocène.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 07:57
La transition énergétique à la française : adieu le train, tous sur les routes !

À quelques mois de la conférence climatique de Paris le Bourget, l’annonce de la suppression des lignes de train Intercités est stupéfiante, et ruine toute prétention de la France à l’exemplarité écologique. Après la loi Macron, les firmes de transport routier, Total, les constructeurs automobiles et tous les gros pollueurs peuvent se féliciter de la politique des transports promue par ce gouvernement. L’Assemblée Générale de Total ce 29 mai, les « 1000 actions pour le climat » organisées par la coalition COP21 les 30 et 31 mai, seront pour Attac l’occasion de mobiliser contre cette absurdité sociale et écologique.

Les transports sont la première source des émissions de gaz à effet de serre en France : ils représentaient 27,8 % des émissions nationales en 2012, le transport routier étant responsable de 92 % de ces émissions, dont 57 % pour les seuls véhicules particuliers.

Prétendre que le réseau autoroutier est maintenant si dense que le problème de l’enclavement des territoires n’est plus un obstacle à la fermeture des lignes de chemin de fer, relève d’une forme de négationnisme climatique inadmissible. La loi Macron a déjà libéralisé le service d’autocar sur les segments les plus rentables jusqu’alors réservés au train. Une centaine de nouvelles lignes d’autocars sont annoncées dès juillet, qui concurrencent directement les Intercités. Fermer des lignes de train, y compris les lignes de nuit, pour les remplacer par des bus « Macron » dépasse l’entendement. Tout comme la proposition de remplacer certaines lignes par des vols low cost. Difficile d’imaginer une politique de transports plus anti-écologique.

La logique de ces propositions est bien connue, elle a déjà été expérimentée dans la plupart des services publics. Les investissements dans le fret ferroviaire et sur ces lignes « secondaires » ont été délaissés au profit du fret routier et des TGV. Ces lignes ont réduit leurs dessertes et dégradé la qualité de leur service, et en l’état elles ne sont plus rentables. Au lieu d’inverser le processus et de prioriser des investissements pour améliorer et fiabililiser le service, on les supprime pour laisser la place aux transports routiers, privés ou de filiales SNCF de droit privé (Géodis, Kéolis…) Tant pis pour les emplois des cheminots, et tant pis pour les équilibres territoriaux. En cette année de conférence climatique à Paris Le Bourget, il semble que pour François Hollande aussi, l’écologie « cela commence à bien faire ».

Après la loi Macron, le rapport remis au gouvernement témoigne de la poursuite d’une véritable offensive contre les salariés de la SNCF, contre les usagers, contre toutes les préconisations des scientifiques en matière de changement climatique. Avec la suppression de ces lignes, ce gouvernement écrit un nouveau chapitre du livre noir de la transition écologique en France. La COP21 doit être l’occasion d’un sursaut citoyen qui commence à refermer ce livre.

Attac-France

Photo : Renaud CHODKOWSKI, licence Creative Commons BY-NC-ND 2.0.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:03
23 Mai Marche mondiale contre Monsanto

Le 23 mai 2015, les citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays et plus de 30 villes françaises, marcheront à nouveau contre Monsanto et consorts (Bayer, Syngenta, les multinationales des OGM et des pesticides). Toutes et tous dans la rue pour condamner ce modèle agricole accro à la chimie et aux manipulations du vivant, imposé au détriment des peuples et des paysans qui les nourrissent !

Lancées de façon autogérée par des citoyens soucieux de s’engager, ou par des militants associatifs locaux, ces marches sont des événements ouverts, sur un positionnement 100% citoyen, sans étiquette politique.

Toutes et tous dans la RUE le 23 Mai 2015

A Lille, rassemblement Grand-Place à 14h pour y faire un peu de bruit, démarrage à 14h30 du défilé dans le centre ville puis jusqu’à l’Esplanade pour y rejoindre une initiative de la MRES.

Assez d’empoisonnement ! En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classait le Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au monde et indissociable de la culture des OGM, comme « probablement cancérogène ». Nous exigeons la prise en compte des études indépendantes sur les conséquences toxiques des OGM, pesticides et hormones de croissance, sur notre santé et sur l’environnement, ainsi que l’attribution de budgets publics permettant l’indépendance totale de la recherche sur ces sujets. Nous réclamons le retrait immédiat des produits toxiques abusivement présents sur le marché, pour agriculteurs ou jardiniers, et plus particulièrement le Roundup et les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

OGM et Tafta, même combat ! Nous affirmerons notre opposition au projet de Grand marché transatlantique (TAFTA ou TTIP), cheval de Troie des multinationales de l’agrobusiness pour imposer les OGM et réduire toujours davantage les normes sanitaires destinées à protéger la santé des consommateurs. Demain, avec le TAFTA, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer les moratoires des États opposés à la culture des OGM devant des tribunaux d’arbitrage privés, et réclamer des indemnités de plusieurs millions puisées dans les deniers publics.

Réapproprions-nous les biens communs, contre les intérêts privés d’une minorité ! Nous exigeons la cessation immédiate des brevets sur les semences et le vivant, régulièrement entachés de biopiraterie, et la liberté d’usage des semences de ferme, ainsi que leur échange entre jardiniers amateurs, car il est inacceptable que des entreprises privées aient la mainmise sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire, et qui constitue la source de toute alimentation humaine. Il est inadmissible que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières » dictées par les multinationales menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans et paysannes qui produisent et échangent des semences traditionnelles.

Une alimentation saine pour tous ! Nous dénonçons la dérive des fermes-usines où des animaux sont parqués dans des cages pour être gavés d’OGM, sans qu’aucun étiquetage sur la viande n’éclaire le choix du consommateur. Le 23 mai nous manifesterons notre volonté d’une agriculture écologique, relocalisée, respectueuse des travailleurs agricoles comme des écosystèmes, et d’une alimentation capable de garantir notre santé et celle de nos enfants. L’agriculture biologique, sans OGM ni pesticides toxiques, respectant les équilibres climatiques, ne doit pas devenir une niche commerciale réservée à un public averti ou privilégié, mais bien la solution pour offrir une alimentation saine pour TOUS. Une première étape serait le passage de toutes les cantines scolaires et restaurants collectifs à des menus « 100 % bio » afin de soutenir les transitions d’agriculteurs désireux de faire évoluer leurs pratiques.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 16:18
DÉNI DE DÉMOCRATIE
L’Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de schiste

La Commission européenne vient d’officialiser la création d’un groupe d’experts chargés de collecter des informations sur l’exploitation des gaz de schiste et sur d’éventuelles méthodes d’extraction moins polluantes. Le tout dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré », assure Bruxelles.

Problème : la grande majorité de ces « experts » sont liés à l’industrie pétrolière et gazière, favorable aux gaz de schiste. Et de l’aveu même d’un de ses membres, ce groupe d’experts financé sur fonds publics aura pour but de rendre l’attitude des citoyens européens plus « pragmatique » et « favorable » aux gaz de schiste.

Malgré l’opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission européenne persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d’études d’impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd’hui un « réseau » d’experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste.

Les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, basé à Bruxelles, publient aujourd’hui une étude sur la composition de ce réseau, dont l’intitulé « Carte blanche for fracking » laisse présager le faible niveau d’indépendance de ces « experts ».

Sur 60 « experts » déjà nommés, 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l’Union française des industries pétrolières (UFIP). Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie. Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main : ils ne sont que cinq ! Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste. Au total, 70% des membres de ce réseau ont des liens financiers avec l’industrie pétrolière et gazière...

« Renverser l’attitude défavorable envers le gaz de schiste »

Quel rôle joueront-ils ? Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels » a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d’évaluer les technologies utilisées pour les extraire. Ces experts seront ainsi chargés d’étudier les méthodes de fracturation hydraulique et ses alternatives éventuelles – pour l’instant totalement chimériques.

Ce réseau devra travailler, selon la Commission, dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré ». L’une des cinq personnes désignées par la Commission pour présider les groupes de travail du « réseau », le Polonais Grzegorz Pieńkowski, se montre plus franc : « La mise en place [de ce réseau] est un pas en vue de renverser l’attitude défavorable ou soupçonneuse envers le gaz de schiste qui prévaut en Europe en une attitude plus pragmatique et, en dernière instance, favorable », explique-t-il dans un entretien avec un magazine professionnel.

La Commission européenne s’est déjà retrouvée sous le feu des critiques pour avoir mis en place des groupes d’experts dominés par les intérêts industriels, que ce soit dans le domaine des OGM, des perturbateurs endocriniens, de la régulation de la finance, ou de la pollution de l’air. Ce qui ne l’empêche pas de récidiver aujourd’hui avec les gaz de schiste et la fracturation des sols. Elle a directement sélectionné les cinq présidents des groupes de travail : on y retrouve deux représentants d’entreprises pétrolières et gazières (CoconoPhillips et Cuadrilla), deux représentants de gouvernements pro-gaz de schiste (Royaume-Uni et Pologne) et le Français François Kalaydjian, employé de l’Institut français du pétrole, une organisation de recherche française liée à l’industrie et connue pour ses prises de positions favorables aux énergies fossiles.

Passage en force

Au final, une large majorité des membres du réseau, soit en personne soit à travers les entreprises, gouvernements et organisations qu’ils représentent, se sont déjà fait remarquer par leurs prises de position favorables au gaz de schiste ou par leur opposition à des régulations trop strictes de ces activités. Interpellé par les associations, le Joint Research Center (JRC), dont la mission est de coordonner les groupes d’experts de la Commission européenne, se contente de jouer avec les mots : comme il ne s’agit pas d’un groupe officiellement chargé de « conseiller » la Commission, mais seulement de rassembler des informations, il ne serait pas sujet aux normes d’équilibre et d’indépendance requises pour les autres groupes d’experts. De sorte que le JRC ne voit « aucune raison de modifier les règles ou la structure des groupes de travail ou leurs présidents ».

« Sous couvert de mettre en place un ‘réseau scientifique et technologique’, la Commission utilise des fonds publics pour créer un lobby favorable à l’industrie pétrolière et gazière, dénoncent les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory. Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que malgré l’opposition massive du public, la Commission cherche une nouvelle fois à faire entrer discrètement le gaz de schiste par la porte de derrière, en essayant de faire en sorte que la question ne soit pas ‘si’ l’Europe veut la fracturation hydraulique, mais ‘comment’. »

Olivier PETITJEAN 15 avril 2015 Bastamag

http://www.bastamag.net/L-Europe-ouvre-grande-la-porte-aux-lobbies-du-gaz-de-schiste

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 17:20
Le projet charbonnier d'Australie : les requins ont cédé

Les actions Anti-requins de Attac et des Amis de la Terre font leur effet.

Les banques françaises se retirent du plus grand projet charbonnier au monde

Les lettres de BNP Paribas, du Crédit agricole et de la Société générale sont arrivées tard sur le bureau des ONG, mais elles ont le mérite d’être claires. Quelques heures avant la fin de l’échéance fixée au 27 mars par les Amis de la Terre en France, Market Forces et Sunrise Project en Australie, les trois banques françaises se sont engagées par écrit à ne plus financer les projets miniers pharaoniques situés dans le bassin de Galilée, près de la côte orientale de l’Australie, où se dresse la Grande Barrière de corail.

« Société générale confirme avoir suspendu son implication dans le projet Alpha Coal [l’un des neuf projets miniers du bassin de Galilée, qui comprend une mine, une voie ferrée et l’expansion d’un terminal portuaire à Abbot Point]. Société générale aujourd’hui n’est pas impliquée, ni n’envisage d’implication, dans les projets de mines de charbon et d’infrastructures associées du bassin de Galilée, en Australie », écrit la direction du développement durable de l’établissement bancaire français dans son courrier daté du 27 mars.

Ses deux concurrents confirment eux aussi leur désengagement de cette région australe qui focalise l’attention des défenseurs de l’environnement. Et pour cause. Ce vaste bassin charbonnier, s’il entre en exploitation, émettra 705 millions de tonnes de CO2 par an, presque autant que l’Allemagne, le sixième émetteur mondial de dioxyde de carbone !

« Risque réputationnel »

Les trois banques, qui comptent parmi les 25 premiers financeurs du secteur du charbon au niveau international (BNP Paribas occupe la 9e place du classement mondial dominé par JPMorgan Chase, Citi et Royal Bank of Scotland), auraient-elles soudainement pris conscience de l’impact des émissions de gaz à effet de serre sur la hausse du thermomètre qui menace l’équilibre de la planète ? Elles sont surtout sensibles au « risque réputationnel que font peser ces financements sur leur stratégie de communication », estime Lucie Pinson, des Amis de la Terre. « Cela peut faire très mal à une grande banque, surtout en France, qui accueillera la Conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques [COP 21] en décembre 2015 », insiste Yann Louvel, coordinateur de la campagne climat et énergie de l’ONG internationale BankTrack.

Ces engagements écrits interviennent après plusieurs mois d’action des Amis de la Terre, de Market Forces, de Sunrise project, et d’organisations partenaires comme Greenpeace et 350.org en Australie, le Rainforest Action Network aux Etats-Unis, Urgewald en Allemagne, Attac en France, qui militent toutes pour une décarbonisation progressive de l’économie mondiale. « On a bataillé pendant des mois, on est intervenu pendant les assemblées générales, on s’est mobilisé en décembre 2014 dès le premier jour de la Conférence de Lima sur le climat, la COP 20 », insiste Lucie Pinson.

La France, 4e financeur du charbon dans le monde


Jusqu'à présent, huit banques internationales avaient pris l’engagement de ne plus financer l’extension du port minier d’Abbot Point : Deustche Bank, HSBC, RBS, Barclays, Citi, Morgan Stanley, JP Morgan Chase et Goldman Sachs. Lors de la COP 20, les ONG ont remporté un succès de plus avec l’arrêt de la mission de conseil de la Société générale auprès du promoteur du complexe Alpha Coal.

En janvier 2015, elles ont expressément invité les trois acteurs financiers à mettre fin à tous leurs engagements dans le bassin de Galilée… ou à se préparer à une mobilisation internationale croissante jusqu’à la COP 21. « Alors qu’elles développent une rhétorique de lutte contre le changement climatique, les banques françaises ont augmenté de 218 % leur financement dans le secteur du charbon entre 2005 et 2013, note Lucie Pinson, à partir des données collectées par BankTrack. Sur cette période, la France est le quatrième pays qui a le plus financé le secteur du charbon, derrière la Chine, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Il faut mettre fin à cette hypocrisie. »

Greenwashing

Mais il en faudra plus avant de délivrer un certificat de bonne conduite aux grands opérateurs privés français. Les rapports sur la responsabilité sociale et environnementale (RSE), auxquels s’astreignent les entreprises bancaires, restent très opaques. Dans son rapport RSE 2013, BNP Paribas déclarait par exemple avoir accordé 6,5 milliards d’euros de crédits au secteur des énergies renouvelables fin 2013, mais ne chiffrait pas son soutien aux énergies fossiles.

Les banques, qui communiquent volontiers sur leurs « émissions directes » (liées au chauffage de leurs bureaux, à l’alimentation de leur parc informatique, etc.), ne disent rien des « émissions financées », bien plus conséquentes, qui résultent des activités qu’elles financent. Et ces experts du « greenwashing » restent très silencieux sur nombre de leurs investissements dans certaines activités énergétiques. Les sociétés minières américaines Alpha Natural Resources et Arch Coal, spécialisées dans une technique d’exploitation dévastatrice consistant à faire sauter à l’explosif les sommets montagneux pour faciliter l’accès au gisement, financent par exemple leurs projets grâce notamment aux titres obligataires émis par le Crédit agricole.


Simon Roger journaliste au monde, le Monde planète
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:39

Maxime Combes (Attac) et Nicolas Haeringer (chargé de campagne pour 350.org) ont rédigé cette version de l’Appel de Manille, que Marion Cotillard, qui fait partie du voyage présidentiel aux Philippines jeudi 26 et 27 février, aurait pu lire...

Mesdames, messieurs,

C’est un immense honneur, pour moi, Marion Cotillard, de partager avec vous cet appel de Manille. À quelques mois de la conférence de Paris sur les changements climatiques, il a vocation à marquer l’engagement de l’ensemble des chefs d’États et de gouvernement. Un engagement résolu et indispensable pour des mesures courageuses afin d’inventer un futur vivable.

Cet engagement doit notamment être le vôtre, Monsieur le Président Hollande. Vous avez là, en tant qu’hôte de la conférence des Nations Unies de Paris, une occasion unique de jouer un rôle historique. Si j’étais à votre place, si un réalisateur décidait de me mettre au générique de la Conférence de Paris à votre place, voici le discours que je tiendrais.

Moi, présidente de la République, je m’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C. Je ferais en sorte de convaincre l’ensemble de la communauté internationale de me suivre dans cette voie. Je sais en effet que c’est la condition indispensable à un futur vivable – c’est le seul moyen d’éviter que les typhons tels que ceux qui ravagent chaque année les Philippines ne deviennent le quotidien de centaines de millions d’habitants de notre planète. C’est d’ailleurs ce que me demandent les organisations de la société civile philippine à l’occasion de ma visite dans l’archipel.

Moi, présidente de la République, je m’engage à coordonner les efforts de l’ensemble de mes homologues : nous devons définir des objectifs globaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir desquels nous devons déterminer les engagements de chaque pays.

Moi, présidente de la République, je prends l’engagement de travailler à ce que la conférence de Paris débouche sur un accord contraignant, juste et ambitieux. L’accord de Paris doit avoir force légale. Moi, présidente de la République, je ne me laisserais pas berner par la chimère d’une action volontaire, par le bas : je sais bien qu’en la matière, seul un traité international, juridiquement contraignant, nous permettra de relever le défi de la lutte contre le changement climatique.

Moi, présidente de la République, je ferai tout mon possible pour convaincre la communauté internationale de mettre un terme à l’ère des combustibles fossiles. Car je sais que les réserves de charbon, de gaz et de pétroles actuellement exploitées ou en passe de l’être, représentent plus de trois fois le montant des émissions de gaz à effet de serre que nous pouvons nous autoriser à émettre si nous voulons préserver nos chances de sauver le climat.

Je vous le dis dès aujourd’hui : moi, présidente de la République, la France ne subventionnera désormais plus les entreprises de ce secteur. Elles ne bénéficieront plus d’aucune aide, directe ou indirecte. En cette période où nous demandons à chacun de nos concitoyens de faire des efforts pour réduire les déficits, il me paraît juste d’être particulièrement exigeante vis-à-vis d’entreprises qui ne cessent de s’enrichir en détruisant le climat.

Moi, présidente de la République, je reconnais que les combustibles fossiles constituent une véritable bombe climatique – et que le charbon, le gaz et le pétrole appartiennent à notre passé.

Moi, présidente de la République, j’œuvrerais donc à l’interdiction de toute forme de subvention publique au secteur de l’énergie fossile – à ce jour, les pays du G20 versent près de 80 milliards d’euros par an aux entreprises de ce secteur, alors même qu’il détruit notre planète et hypothèque notre avenir.

Moi, présidente de la République, je vais favoriser les « vraies » solutions au changement climatique et lever toutes les barrières à la construction d’une véritable transition énergétique, vers le 100 % renouvelables.

Moi, présidente de la République, j’ai l’ambition d’inverser le ratio actuel (pour 1 euro investit dans les renouvelables, 4 euros sont investis dans les fossiles).

Moi, présidente de la République, je m’engage ainsi à ce que toutes les institutions publiques désinvestissent du secteur des combustibles fossiles et investissent dans les renouvelables.

Moi, présidente de la République, j’affirme ma détermination à renoncer à tous les accords de libre-échange et d’investissement (comme TAFTA) qui constituent autant d’obstacles supplémentaires dans la lutte contre le changement climatique et pour la transition énergétique.

Moi, présidente de la République, je sais que je n’ai pas rendez-vous avec l’Histoire. Je sais bien qu’il ne s’agit pas d’un rôle. Je ne dois pas camper une super-héroïne, qui, seule, pourrait sauver la planète. Je sais, par mon expérience d’actrice, distinguer ce qui relève de la fiction de ce qui relève de l’action. Moi, présidente de la République, je m’engage tout simplement à faire preuve de bons sens et de courage politique pour soutenir, promouvoir et encourager l’implication citoyenne dans la transition écologique et sociale dont nous avons besoin.

Moi, présidente de la République, je sais que je fais partie des quelques personnes qui ont le pouvoir de décider si l’Histoire se fera contre contre les habitants des zones côtières des Philippines, contre les petits paysans du Sahel, contre les petits pêcheurs de l’Océan Indien, contre celles et ceux d’entre nous qui souffrent déjà des conséquences du réchauffement climatique ; ou bien si cette Histoire s’écrira avec elles et pour elles. C’est là le vrai enjeu de la conférence de Paris que j’ai l’immense honneur d’accueillir à la fin de l’année.

Du fond du cœur, je vous remercie,

Marion Cotillard (avec l’aide de Maxime Combes et Nicolas Haeringer)

ATTAC France

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:48
De l'eau dans le gaz à Divion et Avion !! et aussi en Algérie ??

L’exploration du gaz de couche n’aura pas lieu « avant deux ou trois ans »

Une nouvelle qui tombe juste après le refus préfectoral à la demande de moratoire formulée par Alain Wacheux sur le sujet. Y aurait-il de l’eau dans le gaz dans le projet porté par Gazonor et EGL ?

C’était plié. Mais visiblement, les choses ont changé. L’exploration du gaz de couche, prévue cette année à Avion et Divion, « n’aura pas lieu avant deux ou trois ans », dixit Nicolas Ricquart, le directeur de Gazonor, porteur du projet avec EGL. Une nouvelle qui tombe juste après le refus préfectoral à la demande de moratoire formulée par Alain Wacheux.

Le président d’Artois Comm., qui souhaitait des études complémentaires afin de favoriser la prévention d’éventuels risques et l’information de la population, regrettait un « passage en force » décidé par le préfet. Le soudain bouleversement du calendrier de Gazonor et EGL va dans son sens… Reste la question principale : pourquoi un tel changement ?

À en croire le directeur de Gazonor, EGL, qui doit prendre en charge la phase d’exploration du gaz de couche, a décidé de concentrer ses moyens techniques et financiers dans ses forages lorrains, où l’entreprise cherche également à exploiter le gaz de couche. Le partenariat entre EGL et Gazonor serait-il remis en question ? « Non, assure, Nicolas Ricquart, qui tient tout de même à préciser que du côté de Gazonor, les priorités ont changé : notre cœur de métier, c’est l’exploitation du gaz de mine, que nous allons reprendre à la fosse 5 (lire ci-dessous). » Autre nuance de taille : le directeur de Gazonor évoque la possibilité, à l’avenir, de rechercher d’autres partenaires…

EGL aurait-elle rencontré des difficultés financières, suite à ses recherches en Lorraine ? Nous avons essayé de joindre son directeur, en vain.

La voix du Nord


Gaz de schiste en Algérie : le requin Total se retire sur la pointe des pieds ?

Le 22 décembre 2009,Total annonçait fièrement sur son site avoir remporté un appel d’offre pour l’acquisition d’une participation de 49 % (51 % revenant à la compagnie nationale Sonatrach) sur le permis « d’exploration et d’exploitation Ahnet », sur « une superficie de 17 358 kilomètres carrés où douze structures à gaz ont déjà été découvertes ». Or, Total vient de publier en catimini une information clé passée inaperçue jusqu’à ce jour : « Actualisation janvier 2015 : Le permis d’exploration d’Ahnet étant arrivé à échéance le 6 juin 2014, Total n’y est plus présent depuis cette date ». Pourquoi ce revirement ?

C’est dans cette zone d’Ahnet que des forages d’exploration ont été effectué fin 2014 sans aucune consultation de la population locale donnant lieu à une forte contestation depuis le début de l’année 2015. Débuté dans la ville d’In Salah, le mouvement s’est très largement renforcé et s’est propagé dans tout le pays, forçant le pouvoir à reculer. Le 21 janvier dernier, après avoir vérifié les informations publiées sur le site de Total, Attac rejoignait les soutiens à cette mobilisation. Dans le cadre de la seconde édition de son « kit anti requins » nous exigions du « requin » Total « le retrait du projet d’extraction de gaz de schiste d’Ahnet en Algérie ». Coïncidence ou pas, Attac se réjouit de l’annonce de Total mais n’est pas dupe car les déclarations contradictoires se sont succédées depuis.

Le 5 février, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, déclarait « la France est prête à exploiter les gisements de gaz de schiste en Algérie après que Sonatrach ait lancé un appel d’offres international» en ajoutant « Total sera la seule compagnie française à présenter un dossier pour exploiter le gaz de schiste ». Le 9 février, le président de la Sonatrach, Said Sahnoun, aurait mieux fait de consulter le site de Total avant d’indiquer « Total n’a jamais été impliqué dans l’exploration du gaz de schiste en Algérie » ! Quel crédit accorder à ces déclarations alors qu’une véritable omerta est entretenue par le pouvoir algérien et les multinationales impliquées dans l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste ?

En tout cas, ces déclarations ne nous suffisent pas. Nous allons maintenir la pression sur Total pour que la multinationale s’engage à ne pas s’impliquer dans toute exploration ni exploitation de gaz de schiste en Algérie, ni aujourd’hui, ni demain.

ATTAC France

https://france.attac.org/se-mobiliser/les-requins/article/gaz-de-schiste-en-algerie-le?pk_campaign=Infolettre-230&pk_kwd=gaz-de-schiste-en-algerie-le

De l'eau dans le gaz à Divion et Avion !! et aussi en Algérie ??
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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:55

[Roubaix-Néchin] Des champs pas d'Auchan : nous aussi passons la frontière et sauvons les terres agricoles

Invitation à participer à une grande manifestation prévue le 17 mai prochain, de Roubaix (France) à Néchin (Belgique)

Le samedi 17 mai, plusieurs associations mobilisées contre des projets d'immobilier commercial destructeurs de terres agricoles organisent à Roubaix un grand carnaval festif qui se prolongera chez nos amis belges… à Néchin.

Néchin c'est où ? Juste de l'autre côté de la frontière, à moins de 10 km de Roubaix.

Pourquoi Roubaix ? C'est le lieu du siège social de l'Association Familiale Mulliez. La famille Mulliez ? Si, si, vous savez bien, vous avez sans doute déjà été chez eux, enfin, dans leurs hypers (Auchan, Decathlon, Kiabi, Leroy Merlin, Chronodrive, Boulanger...). Peut-être même avez-vous déjà mangé chez eux, enfin dans leurs chaines (Flunch, Pizza Paï) ? Ou leur avez-vous confié votre voiture (Midas, Norauto...) ?
Pourquoi Néchin ? Parce qu'une grande partie de la famille Mulliez est partie de l'autre côté de la frontière. Pourquoi, bien avant Gérard Depardieu, sont-ils partis s'exiler en Belgique ? Une petite idée ?

Pourquoi cette manifestation ? :

  • Pour dénoncer la spéculation foncière dans laquelle excelle Immochan (le promoteur immobilier d'Auchan) et les autres sociétés de « la galaxie Mulliez » ;
  • Pour dénoncer les projets multiples de grandes surfaces, de super-hyper-méga-complexes toujours plus démesurés de la très grande distribution, alors que nous sommes déjà à saturation ;
  • Pour rappeler les effets négatifs de la grande distribution sur l'emploi dans le secteur du commerce en général, et chez Auchan (800 postes d'encadrement supprimés en magasin en 2014-2016) et Decathlon en particulier ;
  • Pour rappeler les effets néfastes de la grande distribution au niveau social, avec une très forte pression tarifaire exercée sur les fournisseurs français comme sur ceux des pays émergents ;
  • Pour rappeler que l'on peut consommer autrement, avec une production locale.

Parcours : départ devant le siège de l'AFM à Roubaix, à l'extrémité du boulevard du général de Gaulle, en face du parc de Barbieux (arrêt de tram "Hôpital Victor Provo) et de marcher les 8 km jusqu'à Néchin (rue de la reine Astrid)

Notre but est de réunir un maximum de collectifs, d'associations, de personnes qui partagent avec nous cette envie de dire stop… dans la bonne humeur.

Le samedi 17 mai, de 14 heures à 18 heures, le carnaval sera dans la rue. Avec les beaux jours, ce sera l'occasion d'une journée festive, qui permettra de faire passer nos messages, d'interpeller l'opinion et les médias…. Encore faudra-t-il être le plus grand nombre de personnes pour que le message soit fort.
Si votre collectif ou votre association souhaite nous rejoindre, merci de prendre contact avec nous par courriel à contact@splf45.fr.
Nous pourrons alors vous aider à préparer votre venue et évoquer la forme de votre participation. Si vous avez des idées de costumes, d'animation (type théâtre de rue), ou même de char, cela rendra encore plus festive cette manifestation.

Associations et collectifs invitant à la manifestation du samedi 17 mai 2014 :
Collectif Pour le Triangle de Gonesse (Gonesse, Val d'Oise) ; http://cptg.fr
La Ferme des Bouillons (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime) ; http://fermedesbouillons.fr.nf/
SPLF 45, Pour un Site Préservée entre Loire Et Forêt (Saint-Jean-de-Braye, Loiret) ; http://splf45.blogspot.fr/
Collectif Voguette84 (Cavaillon, Vaucluse) ; http://lavoguetteendurance.fr/

Informations tirées de Démosphère Lille : http://lille.demosphere.eu/rv/1773

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:32
1000 vaches : Talon d'Achille trouvé ! 

On vous avait prévenu que ça aller chauffer en Janvier !

Dix-neuf rassemblements dans toute la France lors de la semaine d'ouverture de la Loi d'Avenir Agricole et Forestière à l'Assemblée Nationale, occupation du chantier illégal de la ferme-usine des 1000 vaches le 16/01 avec 60 paysans enchainés aux poteaux du bâtiment principal... Après des mois de déclarations hostiles concernant ce projet, le gouvernement va devoir passer aux actes. En effet, les bâtiments actuellement sortis de terre ne sont absolument pas conformes au permis de construire délivré à Michel Ramery...

La Confédération paysanne a arraché deux RDV de taille pour transformer l'essai. Accompagné de Michel Kfoury, président de Novissen et de Maître Grégoire Frison leur avocat, Laurent Pinatel rencontrera le cabinet de Cécile Duflot (Ministre de l'Aménagement du territoire) et Philippe Martin (Ministre de l’Environnement). Et si cela ne suffit pas, ce sera devant un tribunal que nous arrêterons les 1000 vaches. Novissen et la Confédération paysanne vont déposer un référé contre le permis de construire pour suspendre au plus vite les travaux.

Vidéo de l'occupation du chantier des 1000 vaches:


Lire le formidable dossier de Fabrice Nicolino sur les 1000 vaches, paru début Janvier sur Reporterre.net

Photos du rassemblement du 07/01, devant l'Assemblée Nationale.

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