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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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La loi Travail XXL de Macron-Pénicaud ! :Ses conséquences pour les salarié.e.s ; Ses liens avec les ALE samedi 16 septembre 12h à 13h

Les origines de l'écologie ! 19 aout 2107

Sociologie de Lille ! avec Fabien Desage maitre de conférences Lille 2 CERAPS 17 juin 2017

La prospérité sans croissance ! avec Jean Gadrey 20 mai 2017

Questions sur l'Europe 2ème volet  29 avril  2017

Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

 

20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 12:57

Emmanuel Macron et son gouvernement préparent une série d’attaques brutales contre les droits des travailleurs/euses, mais aussi ceux des chômeurs/euses, des mal logé·e·s ou des retraité·e·s. Ils se préparent à privatiser un grand pan de ce qui reste des entreprises publiques. En même temps, ils préparent de nouveaux cadeaux fiscaux pour les plus riches (transformation de l’impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, plafonnement de l’impôt sur le revenu pour le patrimoine financier…). Il est primordial que la mobilisation s’amplifie contre cette « Régression en marche » qui nous est promise.

Les dispositions prévues dans cette réforme : contrat de projet, plafonnement des indemnités prud’homales, référendum d’entreprise sur initiative patronale ou encore « licenciement sui generis », sont autant de mesures qui constituent une attaque sans précédent contre les salarié·e·s. C’est le rêve des meilleurs amis du nouveau président, le Medef : pouvoir se séparer d’un·e salarié·e aussi vite que d’un titre financier. Une vision du monde à très court terme et à travers les lunettes de la finance, que combat depuis des années notre association.

Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France : « Derrière cette réforme, ce sont toujours les mêmes idées reçues : le coût du travail est trop élevé, si les embauches sont limitées, c’est parce qu’il est trop compliqué de licencier. En réalité, les PME, si chères au nouveau président, n’ont pas besoin ce cette nouvelle loi Travail pour embaucher. Elles ont surtout besoin qu’on les aide à remplir leurs carnets de commandes. Ce gouvernement est prompt à dénoncer le coût supposé trop élevé du travail, mais observe un silence absolu sur le coût du capital, quand on sait que les entreprises du CAC 40 ont reversé 46 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2016. »

Face à des politiques destructrices et qui favorisent toujours une même minorité, Attac appelle à continuer à se mobiliser partout en France, lors des journées de grèves et de manifestation, et poursuivre les actions pour dénoncer cette « loi Travail jetable » en ciblant les députés du parti de « La Régression en marche ».

Le 12 septembre nous avons été des centaines de milliers dans la rue. Pour montrer que nous ne nous laisserons pas faire, les prochaines journées de mobilisation contre cette nouvelle loi Travail doivent être réussies.

Pour des « fainéants », ils se sont levés tôt ! Mardi 19 septembre, 30 militant·e·s d’Attac ont inauguré à leur manière les nouveaux locaux du parti d’Emmanuel Macron en les rebaptisant « La Régression en marche ! ». À 8 h 30, des travailleurs/euses jetables sont arrivé·e·s devant le 63 rue Saint-Anne à Paris, en tirant un président jupitérien sur son pupitre à roulettes. Ils/elles ont mis en scène le discours cynique du président qui prétend « libérer le travail » alors que ses ordonnances constituent une régression historique qui généralise le travail jetable.

le jeudi 21 septembre, il faudra être encore plus nombreux/ses à nous mobiliser pour la nouvelle journée de grèves et de manifestations à l’appel des syndicats 

MANIFESTATION REGIONALE A LILLE

21 septembre 14H30 PORTE DE PARIS

 

le samedi 23 septembre, Attac sera présent avec un stand et des animations à Paris, avec d’autres organisations du mouvement social, sur le parcours de la manifestation appelée par la « France insoumise ».

10 raisons de stopper et de se mobiliser contre la loi "travail jetable" : ici

     

     

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    14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 08:32

    Emmanuel Macron dit vouloir « libérer le travail » par ses ordonnances, et il n’y a pas de raison d’en douter. Mais dans sa vision du monde, la liberté du travail c’est sa liquidité. Le travail doit être négociable à vue, achetable et jetable d’un clic de souris comme un titre financier. Micro-jobs en Allemagne, contrats « zéro heure » en Grande-Bretagne, plateformes de « jobbing » autoproclamées « économie collaborative », figurent ce rêve qu’il conviendrait de généraliser.

    Le fil rouge de ces ordonnances est le travail jetable. La possibilité exorbitante, offerte par la loi El Khomri, de licencier en cas d’une simple baisse conjoncturelle du chiffre d’affaires ou même de la trésorerie, aurait pu satisfaire les aspirations patronales à la flexibilité. Loin de là ! Le pouvoir de l’employeur de se séparer du salarié doit désormais être sans limites. Pour faciliter les licenciements abusifs, on réduit les délais de recours, on plafonne les indemnités prud’hommales et on réduit les planchers existants. On autorise l’employeur à ne pas motiver clairement le licenciement, à charge pour le salarié licencié de contester cette irrégularité. On reconnaît aux multinationales prospères le droit de licencier en France si elles y ont déclaré des pertes. En cas d’accord d’entreprise moins favorable que le contrat de travail, on autorise un licenciement « sui generis », sans aide au reclassement, des salariés concernés. On invente la « rupture conventionnelle collective », là aussi sans aide au reclassement, pour sécuriser les plans de « départs volontaires ». On satisfait la vieille revendication patronale du « contrat de projet », sans terme précis ni indemnité de précarité.

    Quant aux dispositions supposées « renforcer le dialogue social », la plupart d’entre elles participent de cette flexibilisation en contournant les syndicats et en réduisant les moyens des représentants du personnel.

    C’est une vision du travail très particulière que portent ces ordonnances et le patronat qui les a écrites. Un facteur de production abstrait et anonyme qu’on achète en juste-à-temps, qu’on dirige pour que sa production dégage le taux de profit désiré par les actionnaires et qu’on jette dès que son coût affecte ce taux de profit.

    Pourtant le travail réel, celui qui permet l’efficacité productive et la qualité des produits et des services, n’a rien à voir avec ça. Tous les observateurs du travail le savent : les salarié·e·s, pour atteindre les objectifs fixés par le management, doivent en général déployer des trésors méconnus d’ingéniosité. Sans l’engagement des travailleurs, les consignes resteraient lettre morte. Sans leur expérience, sans leur coopération, sans leur attention aux équipements, sans leur liens avec leurs collègues, sans leur dévouement aux clients, rien ne serait possible, ni qualité, ni compétitivité, ni profit.

    En refusant le travail jetable et la précarisation de nos vies, nous refusons du même geste la perte de sens du travail, son absurdité trop souvent, sa soumission toujours aux seules finalités des actionnaires et grands managers, sa réduction à une simple fonction. Nous savons que la souffrance au travail, la flambée des inégalités, la peur et l’insécurité au quotidien, viennent de cette dictature de la finance sur le travail, qui menace la santé publique et mine la démocratie. Nous savons aussi que cette course folle à la compétitivité et au profit met en danger imminent la survie des écosystèmes. Les événements climatiques extrêmes qui se multiplient, comme aux Antilles en ce moment, nous le rappellent chaque jour.

    Les ordonnances Macron aggravent l’insécurité sans résoudre la question du chômage. Elles déséquilibrent encore un peu plus les rapports entre le capitalisme financier et le reste de la société. Elles appellent une ferme résistance de toutes celles et ceux pour qui le travail est et doit rester un espace de construction collective, de coopération et de délibération. A cette vision absurde d’un travail jetable, nous opposons le travail vivant, c’est-à-dire le travail collaboratif – le « travailler ensemble ». Ce travail qui fait de nous des êtres humains en nous confrontant au réel, qui nous permet de développer nos habiletés et de prendre soin de notre monde commun aujourd’hui si mal en point.

    La modernité, ce n’est pas le travail jetable, c’est le travail collaboratif dans lequel chacun.e a son mot à dire et est reconnu.e dans la particularité de ses talents. Notre monde commun n’oppose pas « ceux qui réussissent » à « ceux qui ne sont rien », les « entrepreneurs » aux « fainéants ». C’est un monde à construire, où ceux qui travaillent et ceux qui bénéficient de ce travail pourront déterminer ensemble les règles de leur collaboration ; un monde où le profit ne sera pas un but mais un outil ; un monde où le travail sera l’école de la démocratie, et la démocratie un outil de travail. Nous avons commencé à le construire dans les luttes sociales, dans nos résistances et nos alternatives. Celles qui s’annoncent maintenant doivent nous permettre d’en préciser encore davantage les contours, car c’est en reconstruisant l’espoir que nous résisterons le mieux.

    Retrouvez le Petit guide de résistance à la loi travail XXL.

     

    Tribune d'ATTAC France initialement publiée sur Le Huffington Post

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    31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 08:39

    Découvrez le « Petit guide de résistance à la loi Travail XXL »

    Pour permettre aux citoyen·ne·s de comprendre les enjeux et de se mobiliser face au projet de loi Travail XXL, Attac et les Économistes Atterrés ont rédigé d’un Petit guide de résistance à la loi Travail XXL.

    Les réformes qui depuis plus de 30 ans ont flexibilisé l’emploi en France n’ont pas permis de lutter efficacement contre le chômage. Au contraire, elles ont précarisé l’emploi, aliéné le travail et fragilisé l’économie. Avec son projet d’ordonnances, Emmanuel Macron veut aller encore plus loin en soumettant le travail aux exigences du patronat et de la finance.

    Avec ses ordonnances pour une nouvelle loi Travail XXL, Emmanuel Macron dit vouloir “libérer le travail”. Il a raison ! C’est vrai que le travail est emprisonné dans les injonctions de rentabilité et les logiques financières. 
    Il est urgent de redonner du pouvoir de décision aux salarié.e.s face aux employeurs. De desserrer l’emprise des actionnaires par de nouveaux droits pour les travailleurs.euses et les usagers.ères.

    Libérer le travail, ça voudrait dire quoi ?

    Ce serait lui redonner du sens : en finir avec les objectifs quantitatifs absurdes qui obligent à tricher et à mentir pour faire semblant de les atteindre. En finir avec l’obsolescence programmée, qui fait fabriquer des produits fragiles pour accélérer leur remplacement.

    En finir avec l’obligation de vendre n’importe quoi sans se préoccuper des besoins réels des client.e.s et usagers.ères. En finir avec les réductions d’effectifs qui obligent à travailler de plus en plus vite en sacrifiant la qualité des produits et des services, le travail “bien fait”.

    Ce serait lui redonner de la sécurité : offrir aux salarié.e.s et à leur représentant.e.s un droit de veto sur les restructurations et les délocalisations qui ferment leur avenir, instituer une garantie de revenu au salaire antérieur en cas de chômage ou de formation pour leur permettre de refuser les miettes d’emplois, les jobs jetables et mal payés qui précarisent leur vie.
    Ce serait lui redonner du pouvoir : permettre aux salarié.e.s de peser sur les décisions d’investissements, associer les usagers et les clients aux choix de production et à la définition des services. Libérer le travail, ça voudrait dire accorder aux salarié.e.s et aux parties prenantes concernées – riverain.e.s, usagers.ères, associations… – de nouveaux droits pour un travail plus vivable et plus sain, pour une société plus juste et pour la planète.

    Les ordonnances font exactement l’inverse !

    Le projet de loi d’habilitation parle “d’améliorer la représentation des salarié.e.s dans les organes d’administration et de surveillance des sociétés dont l’effectif dépasse certains seuils”. Mais les représentants des salarié.e.s, ultra-minoritaires dans les conseils d’administration, n’y auront aucun poids réel. La fusion des instances représentatives éloignera les représentants de leur base : fini les délégués du personnel ou les élus CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) qui connaissent les salarié.e.s et le terrain, ils ou elles seront absorbé.e.s dans les instances 
    centrales, d’entreprise ou de groupe.

    Le droit pour le patron de déclencher un référendum contre les syndicats, la réduction des sanctions et des délais de recours en cas d’abus, l’extension des contrats précaires…, toutes ces mesures asserviront un peu plus le travail au lieu de le libérer. Pour mieux en diminuer le coût (économique) pour les actionnaires, non le coût (humain) pour nous toutes et tous, salarié.e.s, chômeurs.euses et précaires. Il est temps d’arrêter les bobards et de libérer réellement le travail !

    Ce guide, fruit d’une collaboration entre Attac et les Economistes atterrés a vocation à y contribuer.

    Découvrez le « Petit guide de résistance à la loi Travail XXL »

    • Il faut libérer le travail !

    • Les ordonnances, c’est légal, légitime et démocratique !

    • Le travail coûte trop cher !

    • Le code du travail tue l’emploi !

    • Licencier : une course d’obstacles pour les employeurs !

    • Les accords d’entreprises, ça répond mieux aux nécessités du terrain !

    • La fusion des IRP renforcera le dialogue social !

    • Le pouvoir des syndicats sera renforcé !

    • Tous micro-entrepreneurs, c’est l’avenir du travail !

     

     

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    19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:07

    Attac a décidé de se mobiliser pour une réforme du droit du travail qui renforce la protection des travailleuses et des travailleurs et simplifie réellement le droit du travail, à rebours de la feuille de route gouvernementale récemment annoncée. Cette nouvelle réforme Macron-Pénicaud risque en effet d’aller beaucoup plus loin encore dans la logique néolibérale que la loi El Khomri combattue l’an dernier. De surcroît, le gouvernement veut aller vite et boucler ce dossier avant la fin de l’été, en procédant par ordonnances.

    Certes, le projet du gouvernement n’est pas encore connu officiellement. Et la ministre du travail affirme qu’il fera l’objet d’une « co-construction » avec tous les acteurs sociaux. Pourtant, le document fuité par Libération le 7 juin dernier, qui donne à voir les premières intentions du cabinet ministériel, doit d’ores et déjà nous alerter. Ses prémisses idéologiques sont claires : « il est faux de dire que les normes protègent », affirme-t-il, pour appeler aussitôt à une « évolution radicale [du droit du travail] pour créer une meilleure fluidité du marché du travail » ! Assouplir le code du travail pour favoriser l’emploi : l’argument a été ressassé l’an dernier. Il était faux, il le reste aujourd’hui : aucune étude n’a jamais permis de démontrer un tel lien, le FMI ayant lui-même conclu que « la réglementation du marché du travail n’a pas d’effets statistiquement significatifs sur la productivité »

    Le document fuité par Libération indique également un intérêt prononcé du ministère pour une extension quasi illimitée du domaine des négociations dans l’entreprise. Il s’agirait d’étendre très largement le champ des dérogations possibles à la hiérarchie des normes, y compris dans des domaines où il n’en a jamais été question jusqu’ici : le contrat de travail, la durée du travail, la santé et la sécurité, le salaire et l’emploi.

    La hiérarchie des normes est un principe juridique qui, en droit du travail, implique qu’un accord d’entreprise ne peut qu’être plus favorable aux salarié·e·s qu’un accord de branche, qui lui-même ne peut qu’être plus favorable que la loi. Le code du travail spécifie donc un ensemble de garanties minimales pour les salarié·e·s, destinées à les protéger en raison du caractère asymétrique de la relation de travail, qui implique que des personnes, les travailleurs/euses salarié·e·s, soient placées, pour un temps non négligeable, sous l’autorité d’autres personnes (les employeurs). La hiérarchie des normes est articulée à un autre principe fondamental en droit du travail, le principe de faveur, selon lequel en cas de conflit de norme, c’est la plus favorable au salarié qui doit s’appliquer. Il s’agit de favoriser la protection des salarié·e·s. Principe humaniste, donc, qui veut que la société doive viser le développement du bien-être de tou·te·s ses membres. Remettre en cause, pour la plupart des domaines du droit du travail, la hiérarchie des normes et, partant, le principe de faveur, c’est rien moins que modifier la finalité de celui-ci : non plus favoriser la protection des salarié·e·s, mais au contraire, la toute-puissance de l’employeur et de la logique du profit, pour lesquels les droits et les libertés des femmes et des hommes au travail ne seraient plus que des variables d’ajustement.

    Il serait donc question désormais de renvoyer à la négociation d’entreprise les domaines évoqués. Aujourd’hui la négociation des salaires au niveau des branches professionnelles permet d’égaliser les conditions de concurrence au sein d’une même branche, redescendre la négociation au niveau de l’entreprise reviendra à détruire le salaire minimum des branches et à faire place au dumping social. Avec à la clé une vraie baisse du pouvoir d’achat des salarié·e·s et une forte augmentation de la précarité.

    De même, ouvrir la négociation d’entreprise aux domaines de la santé et de la sécurité au travail, en mettant dans la balance des outils efficaces et pertinents comme le droit d’alerte ou le droit de retrait face à un danger grave et imminent, ce serait démontrer un mépris souverain pour la prévention des risques professionnels, mais surtout mettre en place les conditions pour que se multiplient les accidents du travail, maladies professionnelles et autres atteintes à la santé du fait et à l’occasion du travail. La disparition de la spécificité des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), avec le projet de fusion des instances représentatives du personnel, irait du reste dans le même sens. Soulignons que fusionner les instances revient non seulement à réduire le nombre de représentant·e·s, mais aussi à éloigner encore plus représentant·e·s du personnel et salarié·e·s, là où l’enjeu est au contraire, face aux nouvelles organisations du travail, de développer leur proximité pour mieux prendre en compte le travail réel.

    Quant à la possibilité donnée à l’employeur de mettre en place un référendum à sa seule initiative, elle ne reviendrait qu’à contourner les organisations syndicales récalcitrantes, même majoritaires, c’est-à-dire à porter un coup fatal à la démocratie sociale ! De telles mesures ne pourraient aboutir qu’à affaiblir les organisations syndicales et les instances représentatives du personnel et renforcer le pouvoir des employeurs. Pouvoir qui confinerait à la toute-puissance, façon 19e siècle industriel, s’il était donné une suite favorable à la proposition de plafonner les dommages et intérêts versés par les prud’hommes aux salarié·e·s en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse : comment en effet mieux encourager les licenciements abusifs ? Syndicalistes, lanceurs d’alerte ou simples salarié·e·s récalcitrants… n’auront qu’à bien se tenir ! N’oublions pas, pour finir, la révision à la baisse des protections des salarié·e·s en cas de licenciement économique, que le gouvernement semble vouloir là encore promouvoir.

    Ces atteintes aux droits toucheront tous les travailleurs/euses, et en premier les plus fragiles et les moins organisés (travailleurs/se des PME sans syndicats, femmes, précaires en CDD et à temps partiel, migrant·e.s, jeunes, séniors, etc.).

    Attac se mobilisera pour que prévale une autre logique, celle des droits et des libertés individuelles et collectives.

    mercredi 14 juin 2017, par Attac France

    Photo : Jeanne Menjoulet, licence Creative Commons BY 2.0.

     

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    14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 07:20

    Quelque soit le résultat des élections législatives, la résistance populaire est fondamentale.

    La création d'un Front Social répond à la nécessité de résister ensemble contre les contre-réformes annoncées et attendues qui desservent les intérêts de tou-te-s, à la fois en prévision des réformes à venir et à la suite du constat catastrophique de la marche économique, politique et sociale de notre pays : destruction du droit du travail, des services publics, délocalisations, perte des acquis sociaux, non renouvellement des départs à la retraite des fonctionnaires, mauvaise gestion des besoins des demandeurs d’emploi, des travailleurs, des étudiants, des retraités, des jeunes dans l’éducation nationale  … la liste est longue, également la dégradation des libertés, de la démocratie... Chacun ayant des revendications diverses, mais très souvent convergentes, tout le monde est le bienvenu.

    Le Front Social a été initié à Paris en Septembre 2016 par plusieurs syndicalistes refusant le choix de leurs centrales d’abandonner le combat contre la loi Travail et son monde. Il n’est pas issu d’une volonté syndicale ou politique, mais plutôt d’une volonté collective de s’unir. Ainsi, il ne vise pas à absorber, à supprimer ou à dédoubler des organisations déjà existantes.

    Le Front social n’est pas encore défini, il est à ses débuts. Ce serait une sorte de relais permettant de se joindre facilement et de réunir des forces éparses.  Il souhaite dépasser les clivages qui peuvent exister entre les différentes organisations syndicales, entre les militants, et il vise une organisation la plus horizontale possible, inspirée par l'expérience des Nuits Debout : commissions, assemblées générales. Il porte une grande importance à la question de l’organisation collective et à la transparence ; rencontrer les personnes et les collectifs qui rencontrent des problèmes aujourd’hui, soutenir les luttes locales.

    Le Front Social est ouvert à toutes personnes qu'elles soient syndiquées ou non, aux personnes isolées ou membres d'un collectif, aux salariées, aux chômeurs, aux étudiants, aux retraités, aux intermittents du spectacle...

    Comment réussir une convergence ?

    Comment éviter de lutter de façon isolée alors que nous sommes nombreux à rejeter la manière dont notre pays est géré ?

    Un Front Social Nord regroupe des associations, des syndiqués, des individus, des collectifs,...

    Il appelle à une manifestation à Lille

    le 19 juin à 18h

    au départ de la place de la République

    Simultanément aura lieu une manifestation à Paris devant l'assemblée nationale

    Les 3 comités locaux ATTAC de la métropole lilloise et celui de Flandres ont décidé, comme d'autres comités  locaux ATTAC de France, d'autres associations et collectifs, de s'associer à cette action.

    Rejoignez nous ce 19 juin, affichons les couleurs de ATTAC, au sein de ce regroupement que nous espérons le plus large possible.

    Attac métropole lilloise

     plus d'info :

    gazettedebout ou  médiapart 

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    30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:27

    Pour en finir avec le délit de solidarité

    Procès d'habitants de la vallée de la Roya « coupables » d'être venus en aide à des réfugié⋅e⋅s, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d'intimidation, poursuites - et parfois condamnations - de personnes ayant agi en soutien de migrant⋅e⋅s ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

    Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n'adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l'écart des migrants, et qu'elles n'hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilé⋅e⋅s et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

    100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés.

    Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d'actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s'opposer à des politiques qu'on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu'en agent de politiques de fermeture : le droit d'agir en toute humanité.

    Liste des organisations signataires dont ATTAC

     

    Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

    Bien sûr, la solidarité n’a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit.

    Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

    Avec l’instauration de l’état d’urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l’expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l’ordre public.

    La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers », mais toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s’oppose aux politiques mises en œuvre. L’ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

    Dès 2009, les associations de défense des droits de l’Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l’origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l’exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d’étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

    La mobilisation associative, à l’époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n’en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d’exemption de poursuites. Outre l’aide apportée à des parents, est autorisée l’aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ».

    Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d’être inquiétées - convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques - voire poursuivies et parfois punies d’amende et emprisonnement.

    Dans le même temps, des poursuites ont commencé d’être menées sur la base de textes sans rapport avec l’immigration.

    • Les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l’administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;

    • Le délit d’« entrave à la circulation d’un aéronef », qui figure dans le code de l’aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;

    • La réglementation qui sanctionne l’emploi d’un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques.

    Aujourd’hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l’entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d’accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :

    • La réglementation en matière d’urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d’abris pour migrants ;

    • Des textes sur l’hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;

    • L’absence de ceinture de sécurité et d’un siège pour une fillette à bord d’un camion a permis la condamnation d’un aidant à Calais ;

    • L’intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d’état d’urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;

    • Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;

    • etc...

    Et, de plus en plus, le simple fait d’avoir voulu être témoin d’opérations de police, d’expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.

    Ces procédés d’intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien. C’est l’avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.


     

    Le collectif Délinquants Solidaires lance 3 jours de mobilisations nationales contre le « délit de solidarité ».
    Le 8 février à Lille, le 9 à Paris et le 10 c’est Nice !
    C’est à cette date que sera rendu le verdict du procès de Cédric Herrou.

    Renseignements


     

    image  FranceTV Info


     

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    20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 09:54
    Journée de la transition citoyenne

    Samedi 24 septembre 2016 3ème édition de la Journée de la transition citoyenne

    APPEL

    Face à une crise systémique (climatique, économique, sociale, démocratique…) chaque jour plus profonde, un mouvement est en marche qui, partout, réinvente nos façons de produire, de consommer, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer, d’éduquer nos enfants… des centaines de milliers de personnes construisent des alternatives au modèle actuel. Demain est déjà en marche. Il est maintenant de notre devoir de faire passer les alternatives à l’échelle de masse. Nous, organisations citoyennes, qui œuvrons chacune dans notre domaine, à cette transition écologique sociale et humaine, croyons qu’il est enfin temps d’amplifier ce mouvement et de lui donner la puissance nécessaire à un profond changement de société. Comme beaucoup d’entre vous, nous avons envie de le consolider, de le rendre audible et crédible face au système dominant. Afin d’encourager cette dynamique, nous lançons la troisième édition de la Journée de la transition, le 24 Septembre 2016 qui sera axée sur le passage à l’action. Nous invitons les citoyens, les groupes locaux, membres de nos organisations et les nombreux collectifs locaux de la transition, à unir leurs forces, à rassembler leurs compétences, leurs ressources, partout sur les territoires pour rendre lisible leur engagement autour de ce temps fort. La concrétisation peut aller d’une simple journée porte ouverte dans un Jardin de Cocagne, en passant par l’initiative d’un projet d’énergie citoyenne, jusqu’à un grand rassemblement dans l’espace public où les associations et entreprises coopératives des environs présenteront leurs solutions alternatives et donnent la possibilité au citoyen de passer à l’action. L’enjeu ce jour-là est de s’efforcer à sortir de nos cercles de convaincus. Le Collectif national et ses membres proposeront plusieurs thématiques à cette journée pour impulser des projets concrets sur les territoires qui s’inscriront dans la durée, au delà du 24 septembre. Chaque thème sera soutenu par plusieurs membres du Collectif national dans son élaboration et son suivi. Plus que jamais nous croyons indispensable « d’être ce changement que nous voulons pour le monde »*, individuellement et collectivement : de préférer dans nos vies un retour à l’essentiel dans nos manières de consommer, de jouer coopératif, plutôt que compétitif, et de choisir l’empathie et la générosité à l’égoïsme. N'attendons pas le changement. Prenons notre avenir en main, maintenant.

    https://www.transitioncitoyenne.org/journee-de-la-transition-2016/

    A Lille : LA FIN DE LA FAIM

    10:30 à 18:30 place de la république,

    Les inégalités, la misère, les millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, ça vous révolte ? Vous avez raison, la faim n’est pas une fatalité ! Et si nous mettions notre énergie et notre talent au profit de cette lutte en participant à une journée festive.

    La FIN de la FAIM……c’est possible ! Des solutions existent.

    CCFD - Terre Solidaire, Artisans du Monde, Terre de Liens, Ferme urbaine de Roubaix, Le Court-Circuit, Coalition Climat 21…

    A Roubaix avec Alternatiba et ….

    et dans de nombreuses agglomérations

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    29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:35
    À Lille, les militants unissent les luttes écologiques et sociales

    Notre-Dame-des-Landes, exploitation des gaz de schiste, TAFTA, et dans la région : usine des 1000 vaches et autres porcheries industrielles, usine à pellets, ligne THT, gaz de couche, Goodyear, ...

    Didier Harpagès de Reporterre, 29 février 2016

    Plusieurs associations de la région Nord - Pas-de-Calais avaient appelé, samedi 27 février, à une mobilisation citoyenne, dans le centre-ville de Lille, contre les projets climaticides. Les organisateurs voulaient soutenir les rassemblements de Notre-Dame-des-Landes contre la construction d’un nouvel aéroport, et de Barjac contre l’exploitation des gaz de schiste. Ils considèrent qu’après la signature de l’Accord de Paris lors de la COP 21, le gouvernement français doit se mettre en cohérence avec les objectifs publiquement affichés sur le climat – et fermer définitivement la porte à l’exploitation des gaz de schiste et gaz de couche.

    « Alors que deux forages sont déjà autorisés dans notre région (Avion et Divion) pour le gaz de couche, dit Christine Poilly, membre du collectif Houille-Ouille-Ouille 59/62, nous devons nous mobiliser pour empêcher le renouvellement des permis arrivant à échéance, dont celui du Valenciennois. Après la COP 21, ajoute-t-elle, nous disons plus fermement non au pétrole, non aux gaz de schiste et de couche, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain ! »

    Le cortège des manifestants s’est dirigé, sous le regard bienveillant de la police, vers le parvis de l’Opéra de Lille, où les responsables d’associations se sont exprimés.

    Laurent Caux, président d’Anor environnement, évoque le projet de construction d’une usine de pellets, dite Jeferco, sur la commune d’Anor, ville la plus au sud du département du Nord ! Pellets destinés à l’exportation vers des centrales thermiques allemandes et belges. « Plusieurs problèmes graves se présentent, dit Laurent Caux : les ressources sont insuffisantes, il faudrait raser l’équivalent de la forêt de Mormal tous les ans ! Jerferco vient d’être autorisée à recycler des bois de déchetterie (portes, fenêtres, meubles…) qui contiennent des substances polluantes tels que vernis, colle, peinture. Ce projet, corrigé fin 2015, va provoquer davantage de pollutions car la centrale de biomasse, nécessaire au séchage de la poudre de bois, rejette de l’arsenic, du souffre et de l’oxyde de carbone. Et je ne parle pas des camions qui transportent plus de 50 tonnes de produits par jour ! Les infrastructures routières d’Anor sont totalement inadaptées. »

    On observait des banderoles sur lesquelles étaient inscrites « Non au THT ». Jean-Marc Thibaut, président de l’association RPEL59, explique que Réseau transport d’électricité (RTE EDF) veut installer une ligne à très haute tension (THT) entre Arras et Lille. Des pylônes de 70 mètres de haut, portant 24 câbles sur 40 mètres de large, viendraient défigurer le paysage. « Ce serait une véritable muraille visuelle ! » s’insurge-t-il. Il précise que le champ magnétique présente une nocivité avérée par des études scientifiques. « Nous souhaitons l’annulation de ce projet tel qu’il nous est actuellement annoncé. Pourquoi déployer une telle puissance alors que les statistiques officielles l’attestent : la consommation d’électricité baisse et va encore baisser dans les prochaines années. »

    Sur les marches de l’Opéra, Antoine Jean, porte-parole de la Confédération paysanne du Nord, déclare : « Vous n’êtes pas sans savoir que l’agriculture vit actuellement une nouvelle crise. On ne le dit pas suffisamment sur les grands médias mais c’est le modèle agro-industriel, imposant aux agriculteurs des investissements lourds et par voie de conséquence un endettement insupportable, qui doit être abandonné. » Et il égrène les différentes réalisations promises dans la région Nord - Pas-de-Calais : la porcherie industrielle d’Euringhem, près de Saint Omer, qui devrait accueillir 350 truies et plus de 4.000 porcs, un élevage de 1.200 veaux en batterie à Clairefontaine, près d’Anor, et deux immenses porcheries à Raimbeaucourt, à proximité de Douai, et à Loueuse, dans l’Oise.« À l’origine de ces investissements, on trouve de gros industriels comme Michel Ramery, ajoute-t-il, mais aussi de jeunes agriculteurs insouciants qui pensent que ce type d’élevage représente l’avenir d’une profession qui doit se moderniser. Ils sont très influencés par la FNSEA, qui ne parle que de compétitivité, et par les producteurs d’aliments pour bétail, qui veulent s’enrichir ! »

    Aux côtés d’Antoine Jean, Jean Gadrey, économiste, membre d’Attac, très actif au cœur de la manifestation. Il prend la parole pour dénoncer vigoureusement le Tafta qui, selon lui, est plus grave encore pour l’environnement et pour la société que NDDL, les OGM, les gaz de schiste et couche réunis. « Pourquoi est-ce plus grave ? lance -t-il à la foule. Parce que s’il est adopté, tout ce que nos résistances ont pu obtenir pour l’instant comme freins à NDDL, aux OGM, aux gaz de schiste et de couche, mais aussi comme freins à beaucoup d’autres dommages sur la santé et sur l’environnement, tout deviendrait illégal, car non compatible avec la concurrence sauvage, baptisée libre-échange, qui deviendrait la loi. » Il révèle qu’« on a appris hier que les plus hauts responsables de la commission européenne avaient transmis aux grands pétroliers, dont Exxon Mobil, des documents confidentiels pour les assurer que le traité transatlantique les aiderait à exploiter et à commercialiser en Europe, mais aussi ailleurs dans le monde via l’Europe, les gaz de schiste et les sables bitumeux, qui sont des désastres écologiques, climatiques et sanitaires. »

    Une convergence des luttes pour coordonner les mouvements sociaux, écologiques et anti-répression

    Avant que la manifestation ne reparte vers la place de la République, Christine Poilly annonce qu’une convergence devrait prochainement voir le jour afin de coordonner les mouvements sociaux, écologiques et anti-répression. Cette initiative a été lancée par l’association Le Réveil des betteraves, proche du journal Fakir, animé par François Ruffin. Fabrice, un de ses membres, apporte quelques précisions : « Ne surtout pas relever la tête ! C’est le message qui est donné lorsque le tribunal d’Amiens condamne les “8 des Goodyear”. Avant ça, au même endroit, c’était les “9 de la Conf”, c’était les Contis... Des milliers d’emplois paysans et ouvriers en moins, une“gauche” pire que la droite, des services publics mis en lambeaux, la démocratie asphyxiée, des musulmans et des chômeurs en boucs émissaires, un Tafta bientôt signé, et le FN qui monte. Et nous ne devrions pas relever la tête ? Le Réveil des betteraves, c’est refuser la peur. C’est refuser de se laisser faire et construire le “tout ensemble”. »

    Peu d’élus à Lille samedi après-midi, à l’exception de Damien Carême, maire de Grande Synthe. Pas d’intervention publique de sa part mais quelques réflexions personnelles : « Les temps sont difficiles et le système craque de partout. Chaque jour apporte son lot d’informations affligeantes, inquiétantes et on ouvre un boulevard au FN. Mais je refuse de me laisser emporter par le découragement car se présente à nous un nouveau défi, un nouveau chantier : il faut tout reconstruire ! »

    C’est sans aucun doute l’état d’esprit qui animait les manifestants lillois, certes beaucoup moins nombreux qu’à Notre-Dame-des-Landes, mais tout aussi combatifs !

    À Lille, les militants unissent les luttes écologiques et sociales
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    3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:24
    Rapport de l'OIT : Le chômage va augmenter, les inégalités persistent

    Le chômage va augmenter dans les cinq ans à venir tandis que les inégalités persistent

    Extraits du rapport de l'Organisation Internationale du Travail de janvier 2015

    « Perspectives pour l'emploi et le social dans le monde – Tendances pour 2015 »

    Le chômage va continuer d'augmenter dans les années à venir, l'économie mondiale étant entrée dans une nouvelle période qui cumule croissance lente, amplification des inégalités et agitation sociale.

    En 2019, plus de 212 millions de personnes seront privées d'emploi, en hausse par rapport aux 201 millions actuellement recensées.

    Plus de 61 millions d'emplois ont été perdus depuis le début de la crise mondiale en 2008 et nos projections montrent que le chômage continuera de s'aggraver jusqu'à la fin de la décennie. Ce qui signifie que la crise de l'emploi est loin d'être terminée et il n'y a pas lieu de s'en satisfaire.

    La situation de l'emploi s'est améliorée aux Etats-Unis et au Japon mais elle reste difficile dans plusieurs économies avancées, surtout en Europe.

    La chute brutale des prix du pétrole et du gaz, si elle dure, pourrait améliorer les perspectives d'emploi dans de nombreuses économies avancées et dans plusieurs pays asiatiques selon certaines prévisions. A l'inverse, elle va avoir un impact considérable sur les marchés du travail des grands pays producteurs de pétrole et de gaz, surtout en Amérique latine, en Afrique et dans le monde arabe.

    Les jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans sont tout particulièrement frappés par la crise, avec un taux mondial du chômage des jeunes de près de 13% en 2014 et une nouvelle hausse attendue dans les années à venir. A contrario, les travailleurs plus âgés s'en sont relativement bien sortis depuis le début de la crise financière mondiale qui a débuté en 2008.

    Dans les pays en développement, les classes moyennes représentent maintenant plus de 34% de l'emploi total. Les progrès les plus nets ont été enregistrés dans les pays à bas revenus et les économies émergentes.

    La bonne nouvelle est que le nombre de travailleurs pauvres et de travailleurs occupant des emplois vulnérables a chuté partout sur la planète. Cependant, il n'est pas acceptable que près de la moitié des travailleurs dans le monde soient toujours privés d'accès aux produits et services de première nécessité et au travail décent.

    La situation est encore pire pour les femmes.

    Les pays ont éprouvé des difficultés à rebondir après la crise du fait des inégalités grandissantes et persistantes et des perspectives incertaines en matière d'investissement des entreprises.

    Si le faible niveau des salaires oblige les gens à moins consommer et que l'investissement demeure modeste, cela a évidemment des répercussions négatives sur la croissance. Dans certaines économies avancées, les inégalités de revenu approchent dorénavant les niveaux observés dans les économies émergentes. Ces dernières ont, à l'inverse, réalisé des progrès en réduisant leur fort niveau d'inégalité.

    Les inégalités de revenu vont continuer de s'amplifier, avec les 10% les plus riches gagnant 30 à 40% du revenu total tandis que les 10% les plus pauvres vont gagner de 2 à 7% du revenu total.

    Ces tendances ont miné la confiance dans les gouvernements et maintenu le risque de troubles sociaux à un niveau élevé. L'instabilité sociale est particulièrement aiguë dans les pays et les régions où le chômage des jeunes est élevé ou en hausse rapide. Suivant l'évolution du taux de chômage mondial, les troubles sociaux se sont multipliés depuis le début de la crise en 2008, et sont maintenant presque 10% plus nombreux qu'avant la crise.

    Seuls les économies développées et les pays de la région Asie du Sud-Est et du Pacifique ont connu une diminution de l'agitation sociale – après des pics atteints avant ou au moment de la crise mondiale. Mais même dans cette région, l'ampleur des troubles sociaux dépasse nettement les moyennes historiques.

    Les facteurs structurels qui façonnent le monde du travail, tels que la baisse de l'offre de travail – en raison notamment du vieillissement de la population dans de nombreuses régions du monde – ont affaibli la croissance économique mondiale.

    Parmi d'autres facteurs, la demande de qualifications a beaucoup évolué. A l'échelle mondiale, la proportion des emplois peu qualifiés et des emplois non routiniers, tels que les employés des services de sécurité ou de soins aux personnes d'une part et les emplois cognitifs hautement qualifiés non routiniers, tels que les avocats et les ingénieurs en génie logiciel d'autre part, a augmenté. En revanche, les emplois routiniers moyennement qualifiés – comme les comptables et les employés de bureau – sont en diminution.

    Les tendances que nous observons sont inquiétantes mais nous pouvons améliorer la situation économique d'ensemble si nous nous attaquons aux faiblesses sous-jacentes, en particulier le manque chronique de demande globale et la stagnation dans la zone euro, les perspectives incertaines d'investissement productif, surtout dans les petites entreprises, et la montée des inégalités.



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    25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:10

    Le texte qui suit a été rédigé à l'initiative de la CGT des personnels du Département du Nord. Attac VA apporte son soutien.

    On ne va pas continuer à brutaliser des enfants pour des raisons budgétaires !

    Appel aux présidents de conseils généraux

    L'action sociale, en particulier la protection des enfants, est censée être la première mission des

    départements. Cependant, dans les conseils généréraux, le social est devenu un chiffre, un budget, de la gestion, du management : plus rien d'humain !

    Les premières victimes sont les enfants en danger.

    Quand la justice identifie un danger dans leur famille, en les confiant aux départements (services de l'aide sociale à l'enfance), ces enfants sont trop souvent placés à un endroit, puis à un autre... avec des accompagnements qui sont loin du sur-mesure nécessaire. Le tout sans se poser la question des conséquences sur leur devenir, puisque c'est le réflexe budgétaire qui prime.

    Et les assistants familiaux (familles d'accueil), salariés des départements, ne peuvent procurer aux enfants qui leur sont confiés stabilité et affection : l'isolement de ces professionnels, l'absence d'écoute, de soutien, d'analyse de leur travail d'accueil ne permet plus de travail de réparation et entraîne des demandes de ré-orientation lorsque les problèmes de l'enfant accueilli submergent la vie familiale ; ils sont trop souvent victimes des licenciements abusifs, sous des prétextes fallacieux. Cela se traduit pour les enfants concernés par une nouvelle adaptation à un nouvel accueil, au mépris des effets déplorables sur un public déjà fragile.

    De plus, depuis 2002, la loi permet le « placement à domicile » : l'enfant est identifié comme étant en danger dans sa famille... mais reste chez ses parents, avec des visites d'un travailleur social : ça coûte moins cher qu'un internat ! Même s'il ne s'agit pas de faire preuve de défiance systématique à l'égard des parents ou de systématiser les placements, on peut s'interroger sur les raisons de développer de plus en plus ces mesures. Et dénoncer une dynamique réactionnaire qui accorde la prévalence aux liens biologiques.

    Quant aux mineurs isolés étrangers, ils semblent être « étrangers » avant d'être des enfants,

    fraudeurs avant d'êt re réfugiés. Ils sont soumis à un traitement discriminatoire et ostracisés : un dispositif spécial tente de satisfaire les exigences de départements, toujours plus nombreux à se plaindre d’avoir à prendre en charge sur leurs finances des enfants étrangers qui n’ont aucune attache avec leur territoire.

    Selon un argument régulièrement invoqué par les conseils généraux, et repris par l’Association des départements de France, les mineurs isolés étrangers seraient avant tout des migrants, dont la responsabilité incomberait à l’État. Concrètement, c'est un principe de suspicion qui prévaut : afin d'estimer s'ils ont moins de 18 ans, ces jeunes sont quasi-systématiquement soumis à des tests médicaux injustifiables, intrusifs, dégradants, dénués de valeur scientifique (exposition d'enfants à des radiations ionisantes dans un but purement administratif, capacité testiculaire, examen pelvien, test de pilosité, examen gynécologique) et mis à l'index comme tels par le Commissariat aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

    Même pour ceux qui sont reconnus mineurs, les vexations et les ennuis ne sont pas terminés : parce qu'ils sont étrangers, et parfois là où des liens de confiance ont commencé à être noués, ils peuvent être envoyés à l’autre bout de la France. Il s’agit donc avant tout, pour les départements les plus sollicités, que d'autres les prennent en charge.

    Au prétexte de répartition équitable de la « charge budgétaire » qu'ils représenteraient, c'est une véritable péréquation horizontale inversée qui est mise en place. Mais pour le coup, on ne redistribue pas des écarts de richesse mais on se répartit des humains.

    Globalement, l'enfance est bradée, l'adolescence bâclée, et l'adulte bousillé : c'est l'avenir de centaines de milliers d'enfants sacrifiés sur l'autel comptable.

    Ce qui devrait primer, c'est l'intérêt des enfants !

    Des mesures peuvent être prises par les conseils généraux pour éviter une maltraitance supplémentaire à des enfants, français ou non, déjà abîmés par la vie :

    ✗ des moyens et une organisation des services de protection de l'enfance permettant prévention auprès des familles en difficulté et accompagnement personnalisé et sur-mesure des enfants en danger ;

    ✗ un véritable statut pour les assistants familiaux ;

    ✗ l'encadrement plus strict des placements à domicile ;

    ✗ la fin des mesures discriminatoires à l'encontre des mineurs étrangers, et notamment la suppression des tests médicaux, dont le manque de fiabilité est démontré, pour estimer l'âge d'un enfant.

    À l'initiative de la CGT des personnels du Département du Nord

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