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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

 

25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 13:28

Le sous-sol du Nord-Pas de Calais ressemble à un gruyère

Un siècle et demi d’exploitation du charbon nous a laissé des dizaines de kilomètres de galeries et … du gaz.

Connu du grand public, le gaz de houille est un terme générique qui désigne deux réalités fort différentes :

Les gaz de mine (grisou), issus de la précédente exploitation du  charbon et les gaz en couche de charbon (ou gaz de couche) encore prisonniers dans les filons non exploités jusque maintenant.

Quelque soit la dénomination, ces gaz sont essentiellement composés de méthane,

Le gaz de mine est déjà exploité dans notre région (par l’entreprise Gazonor) sous forme de pompage direct dans les galeries. Il ne nécessite aucun forage supplémentaire. Ce gaz étant explosif, son exploitation contribue à notre sécurité. Nous ne nous opposons évidemment pas à son exploitation.

Le gaz en couche de charbon n’est pas encore exploité dans notre région mais fait l’objet d’autorisations d’exploitations qui seront mises en œuvre dans un avenir plus ou moins proche. Ce gaz  est contenu dans des couches beaucoup plus profondes, dans des filons qui n’ont pas encore été exploités. Pour le récupérer, il est nécessaire de forer verticalement puis horizontalement, voire de fracturer la roche.

L’exploitation du gaz en couche de charbon pose de nombreux problèmes et c’est contre elle que luttent les collectifs de la région.

Trois collectifs et associations  de citoyens dans la région du Nord/Pas-de-Calais se sont regroupés pour créer le site Houille-ouille-ouille-5962 

  • « Houille ouille ouille 59/62 »

  • « Gaz-Houille 62 »

  • « Mag-houille en Gohelle »

 

Avec ce site, l’ambition est de faire découvrir la face cachée de l’exploitation du gaz en couche de charbon :

  • les différents types de gaz : dans tous les cas, il s’agit de méthane extrait de roches différentes.

  • Méthane, Gaz de houille, Gaz de mine, Gaz de couche, gaz de schiste

  • l'exploitation du gaz en couche de charbon

  • les entreprises qui vont exploiter 

  • les résultats attendus

  • pourquoi le collectif est contre

  • ….

bonne visite sur le site !

https://houille-ouille-ouille-5962.com/site/

Ces 26 et 27 août

Week end  en Moselle contre l'exploitation du gaz de couche  ...

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 13:45

Le plan climat présenté ce jeudi 6 juillet par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, ne permet pas de mettre fin aux tergiversations de l’exécutif français depuis la COP 21 : les chantiers annoncés sont nombreux mais les mesures concrètes insuffisantes.

Il fait l’impasse sur une série de points durs :

la taxe sur les transactions financières,

les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement

la primeur qui doit être donnée aux engagements climatiques sur les politiques de compétitivité économique.

La focalisation sur la neutralité carbone en 2050 ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses et à la généralisation d’inefficaces et défaillants marché carbone.

Pour résoudre la crise climatique, les bons sentiments, les déclarations d’intention et les belles photos ne suffisent pas. Nous sommes au bord d’un point de rupture, que de très nombreuses études et catastrophes climatiques ne cessent de mettre en exergue, jour après jour. Malheureusement, le plan climat présenté par Nicolas Hulot comporte plus de chantiers pour le quinquennat qu’il ne compte d’engagements nouveaux en mesure de traduire dans les faits et sur le terrain les déclarations de l’exécutif français au niveau international. Le « MakeThePlanetGreatAgain » aurait du précisément se traduire par un plan climat « MakeFranceGreenAgain » et ce n’est manifestement pas le cas.

En écartant tout engagement pour une taxe européenne sur les transactions financières (TTF), le Plan climat entérine la priorité d’Emmanuel Macron consistant à satisfaire les exigences des acteurs bancaires et financiers au détriment de la régulation financière et de la mobilisation de ressources nouvelles pour financer la transition écologique et soutenir les populations pauvres de la planète. Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France, considère que « ce renoncement est inacceptable : alors qu’une large majorité de l’opinion publique soutient la TTF, Emmanuel Macron et Nicolas Hulot préfèrent céder face aux lobbies financiers en se privant d’une mesure qui pourrait rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an si elle était appliquée à l’ensemble de l’Union Européenne ».

Le plan climat fait également l’impasse sur les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement, alors qu’ils constituent aujourd’hui des entraves manifestes pour mener des politiques climatiques qui soient à la hauteur des enjeux. Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, « l’exécutif n’est pas cohérent quand il prétend agir pour le climat tout en poursuivant la mise en œuvre et la négociation d’accords (CETA, TAFTA, JEFTA, etc.) qui contribuent à accroître les émissions de gaz à effet de serre, qui font peser de lourdes menaces sur les réglementations environnementales actuelles ainsi que sur la capacité des États à prendre de nouvelles mesures plus strictes à l’avenir, tout en donnant des droits excessifs aux entreprises multinationales empêchant de sanctuariser les politiques climatiques des États et les engagements pris dans le cadre de l’ONU ».

Pour Maxime Combes, spécialiste des politiques climatiques d’Attac France, « l’introduction d’un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050, aussi imprécis qu’incompréhensible, n’est pas une avancée : alors que nous avons besoin d’objectifs précis et chiffrés permettant d’établir une feuille de route cohérente avec l’objectif des 2 °C, Nicolas Hulot y substitue un concept flou et mal défini qui ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses telles que la géo-ingéniérie et les mécanismes non maîtrisés de capture et stockage du carbone. Plutôt que de se focaliser sur la réduction effective des émissions des secteurs les plus problématiques, le concept de neutralité carbone conduit à déplacer les priorités de l’action climatique sur le carbone stocké dans les “puits de carbone”, le plus souvent à l’aide d’inefficaces et défaillants dispositifs de compensation et de marché carbone, au détriment de l’ambition climatique et des droits des populations qui vivent sur les territoires concernés (forêts, zones agricoles, etc.) ».

Enfin, si l’on peut apprécier l’effort consistant à insister sur l’importance des exigences sociales qui doivent accompagner toute politique de transition énergétique digne de ce nom, Attac déplore le grand écart de l’exécutif entre la nécessité de créer de nouveaux droits - via les contrats de transition - permettant de sécuriser l’avenir des salariés des secteurs concernés et l’attaque en règle en cours contre le droit du travail qui ne pourra que générer plus d’insécurité pour ces mêmes salariés. C’est là une des failles majeures du plan climat présenté par Nicolas Hulot : faire comme si les politiques de compétitivité économique, internes et externes, qui organisent la compétition généralisée et encouragent la dévastation des écosystèmes, étaient compatibles avec une politique climatique ambitieuse, ce qu’elles ne sont pas.

Attac France appelle l’exécutif à revoir sa copie et va s’évertuer à ce que le mouvement pour la justice climatique se fasse entendre, dans les mois à venir, à ces sujets.

ATTAC France, communiqué du 6 juillet 2017

 

Pour l'association 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Greenpeace France, Oxfam France et le Réseau Action Climat

le compte n'y est pas.

Suite au retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré vouloir aller plus vite et plus loin dans la lutte contre les changements climatiques.

Aussi, cet engagement doit se traduire dans un ensemble de mesures aussi cohérentes que concrètes – tant sur le plan national qu’international.

Les 13 mesures ci-dessous doivent en constituer la colonne vertébrale. Pour chacune des mesures, nous proposons notre évaluation des politiques françaises :

la taxe sur les transactions financières : le compte n'y est pas

le développement des énergies renouvelables : les mesures annoncées sont largement insuffisantes

les émissions négatives : aucune mention dans le plan climat

les véhicules polluants : le compte n'y est pas

le modèle agricole et alimentaire : les mesures annoncées sont largement insuffisantes

les mobilités : les mesures annoncées sont largement insuffisantes

les infrastructures routières et aériennes : les mesures annoncées sont largement insuffisantes

la fiscalité du diesel et taxe carbone : les mesures annoncées vont dans le bon sens

la rénovation des logements : les mesures annoncées vont dans le bon sens

l’énergie nucléaire : le compte n'y est pas

l'exploitation des énergies fossiles : les mesures annoncées vont dans le bon sens

les impacts sociaux de la transition écologique : les mesures annoncées vont dans le bon sens

le suivi de la politique climatique française : aucune mention dans le plan climat

lire le détail de l'analyse

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 16:36

Lettre ouverte à Nicolas Hulot, à propos du projet « gaz de couche », dans les bassins miniers du Nord de la France et de la Lorraine.

 

Monsieur le Ministre, en Décembre 2015 au moment de la COP 21, vous déclariez : « …la cohérence est que l’humanité doit renoncer volontairement à 70-80 % des énergies fossiles déjà connues qu’elle a sous les pieds » ; suite à la décision de M. Trump de se désengager des accords sur le climat, vous expliquiez sur Europe 1 : « On est sur le fil du rasoir, les choses se déterminent maintenant ».

Nous partageons évidemment ces constats. Il faut donc que la France soit exemplaire et n’autorise pas, sur son propre sol, la recherche de nouvelles énergies fossiles, surtout lorsqu’elles sont extrêmement polluantes. Puisqu’il faut en sortir, commençons dès aujourd’hui à trouver d’autres solutions ; plus nous tarderons, plus nous cumulerons de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui amplifient les dérèglements climatiques.

Alors, pourquoi continuer à renouveler ou à prolonger des permis de recherche d’hydrocarbures comme ce fut encore le cas ces derniers mois (Permis du Valenciennois, Permis Attila (Meuse), Permis de Claracq…) ?

L’entreprise « la Française de l’énergie, (LFDE) », cotée en bourse depuis juin 2016, entend exploiter le gaz de couche. Le gaz de couche est le méthane emprisonné dans les couches profondes de charbon, il n’a pas vocation à alimenter l’effet de serre…
En Lorraine plusieurs forages ont été réalisés pour l’exploration, et 15 autres sont déjà prévus, pourquoi les autoriser ?
Notons que pour l’instant, le seul forage qui a permis une certification de ressource est celui de Folschviller qui a subi une fracturation hydraulique en 2008, au dire d’une salariée de l’entreprise dans la presse à l’époque (La Semaine numérique, 1 er août 2008). La technique innovante mise en place depuis l’interdiction de la fracturation hydraulique par la loi -forage horizontaux multiples et stimulation du massif rocheux, avec moult produits chimiques (source : DREAL)- n’a pas permis de nouvelle certification de ressource sur le forage de Tritteling.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, LFDE a racheté Gazonor (issue de Charbonnages de France), ce qui lui permet de tirer profit du gaz de mine, exploité depuis 1992. Bien sûr, il faut exploiter ce gaz (rien à voir avec le gaz de couche car son extraction ne nécessite pas de forage), qui s’accumule dans les galeries de mine. Mais produire de l’électricité avec un rendement de 37 % nous apparaît comme un gaspillage de la ressource. Cette production d’électricité permet par ailleurs à cette entreprise d’avoir un tarif de rachat garanti, ce qui s’apparente à une subvention aux énergies fossiles, que vous avez, avec raison, décrié.
De plus, le gaz de mine est une ressource qui se renouvelle très lentement et LFDE prévoit d’ores et déjà des forages pour extraire du gaz de couche dans ce bassin minier (2 DAOTM pour l’instant mais beaucoup d’autres sont prévus).

L’opposition citoyenne à ces projets d’exploitation du gaz de couche se lève, contrairement à ce qu’affirme l’entreprise dans la communication à ses actionnaires : des marches sont organisées chaque mois en Lorraine et les réunions d’informations et actions se multiplient dans le Nord de la France. Les opposants craignent, d’une part une pollution des nappes aquifères (considérée comme

un risque par l’entreprise : p46 du document de base qui a accompagné l’introduction en bourse), par le méthane ou par les produits chimiques utilisés ; d’autre part les mouvements de terrains dans ces sous-sols déjà déstructurés par l’exploitation du charbon. L’impact sur la faune est important, les plateformes de forage se situant au milieu des champs aux abords d’espaces boisés.
En Australie, où le gaz de couche est exploité, un député a récemment enflammé une rivière pour dénoncer la fracturation hydraulique utilisée et la pollution de l’eau par le méthane qui s’ensuit.

Et lorsque l’exploitation ne sera plus rentable, les puits fuiront comme c’est presque toujours le cas partout ailleurs où ce gaz est exploité : le gaz ira alors contribuer à l’effet de serre.

Tous ces dégâts potentiels pour une année de consommation française (5 % par an sur 20 ans, estimé par l’entreprise) !

Les collectifs s’inquiètent aussi de la possible signature des accords de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne (CETA) qui nous conduirait immanquablement à l’exploitation des gaz de schiste et de couche, aux hydrocarbures de sables bitumineux et à leur importation sur le sol français. Nous ne comprenons pas non plus le développement des ports méthaniers comme Montoir ou Dunkerque (où arrivera bientôt du gaz de schiste américain) et des infrastructures liées au transport d’hydrocarbures (projet Eridan, notamment), qui engagent des milliards d’euros dont nous aurons bien besoin pour les énergies renouvelables sur nos territoires.

M. le ministre, vous avez soutenu les collectifs d’opposition aux pétrole et gaz de schiste et de couche. En conséquence, nous comptons sur votre soutien, maintenant que vous avez l’opportunité d’agir. Ce n’est pas à une entreprise de décider de la politique énergétique de la France, à vous donc de mettre en œuvre votre souci de respecter les accords de Paris sur le climat. L’heure n’est plus à l’investissement dans les projets d’infrastructure liées à l’extraction ou au transport d’hydrocarbures ni aux subventions aux énergies fossiles

vendredi 16 juin 2017,

nombreux collectifs dont Collectif Houille-ouille-ouille 59/62

Photo : thierry ehrmann, licence Creative Commons BY-SA 2.0

 

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 14:48

photo truquée  : Alexandre Théric

 

La société civile appelle Emmanuel Macron à l'exemplarité, à la solidarité et à la fermeté

Le mercredi 24 mai 2017, une délégation d’associations et ONG environnementales françaises a été reçue à sa demande, à l’Élysée, par le cabinet d’Emmanuel Macron. La délégation était composée d' Alternatiba, les Amis de la Terre, Attac, Oxfam France et le Réseau Action Climat.

Alors que le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21, pourrait être officialisé après le G7 (qui se tient ce week-end), la délégation a remis une lettre exhortant Emmanuel Macron à “faire preuve de volontarisme, c’est à dire d’exemplarité, de solidarité et de fermeté”, pour tenir les engagements pris à l’issue de la COP21.  

Nous avons ainsi pu insister sur l'importance du gel du développement de nouveaux projets fossiles, sur l'ensemble du territoire français (métropole comme outre-mer, zones maritimes incluses).

Nous avons également mis en avant la nécessité de mettre fin aux financements (publics comme privés) aux projets d'infrastructures fossiles, qui contribuent à nous faire sortir irrémédiablement de la trajectoire des 1,5°C de réchauffement, tout en soulignant que la France et les États membres du G7 doivent faire preuve de solidarité internationale, en particulier auprès des pays les plus touchés par le réchauffement climatique.

Nous avons enfin rappelé que les traités tels que le CETA sont incompatibles avec les engagements pris lors de la COP21.

Nos hôtes nous ont assuré que l'équipe présidentielle et le gouvernement étudient sérieusement la possibilité de geler l'octroi de nouveaux permis fossiles sur l'ensemble du territoire français.

Notre mobilisation et notre vigilance collectives sont donc primordiales, à au moins deux égards : nous devons veiller à ce que le gel advienne rapidement et soit effectif, tout en nous assurant qu'il ne s'accompagne pas du développement d'infrastructures destinées à importer et transporter des hydrocarbures extraits à l'étranger, mais à ce que les soient orientés vers la transition et le soutien aux pays les plus vulnérables.

Contribuez à faire vivre les revendications de cette lettre engagnez vous, signez la pétition

Pour les signataires de la lettre, il s’agit en effet de ne pas rater le début de la séquence internationale qui, du G7, nous mènera à la COP23 (à Bonn fin 2017), dont la présidence est cette année assurée par les Fidji.  

 

Texte de la lettre remise à Emmanuel Macron : 

Monsieur le président de la République,

Au cours de la campagne électorale, vous avez à plusieurs reprises fait part de votre détermination à respecter les engagements de la COP21.

Les jours qui viennent sont décisifs pour le devenir de l’Accord de Paris. Notre capacité à tenir l’ambition d’un maintien du réchauffement climatique au plus près de la limite de 1,5°C est mise à l’épreuve.

Donald Trump pourrait en effet annoncer dans les prochains jours le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris – et même s’il renonce à ce projet, nul ne doute qu’il fera peu de cas des engagements pris par son prédécesseur.

L’heure n’est pourtant plus aux atermoiements. Les impacts des dérèglements climatiques se font chaque jour plus destructeurs. La crise alimentaire qui sévit actuellement en Afrique de l’Est, touchant près de 13 millions de personnes, est exacerbée par le changement climatique. Les pays les plus vulnérables, qui sont, vous le savez, les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, exhortent la communauté internationale à orienter les financements vers les énergies renouvelables et les économies d’énergie ainsi que vers l’adaptation au changement climatique – assurément pas vers les activités qui contribuent au dérèglement du climat. Les membres du Climate Vulnerable Forum, une coalition de pays vulnérables aux impacts des changements climatiques, se sont engagés eux-mêmes à passer à un mix-énergétique 100% renouvelable d’ici à 2050. La France peut jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre comme dans l’élargissement de cet engagement.

Pour y parvenir, nous devons geler le développement de tout nouveau projet d’infrastructure fossile – gaz inclus, sous peine de nous engager irrémédiablement sur la trajectoire d’un réchauffement supérieur à 2°C. Ce gel n’aura de sens que s’il est conçu comme une première étape, dans la sénescence programmée de l’industrie fossile.

Faire preuve de volontarisme, signifie aujourd’hui faire preuve d’exemplarité. Alors qu’il nous faut organiser la sortie des énergies fossiles, de nouveaux projets d’infrastructures fossiles sont développés dans le monde entier, y compris en France, en Europe et dans le reste des pays membres du G7. Alors qu’il est du devoir des pays développés d’engager en premier leur transition vers du 100% renouvelable, et de soutenir celle des pays en développement, les bailleurs publics et privés continuent de financer la construction de nouveaux projets fossiles. La France ne fait malheureusement pas exception : des institutions telles que la CDC, dont la BPI (et au niveau européen la BERD), des entreprises comme Total ainsi que les grandes banques sont impliquées dans de nombreux grands projets d’infrastructures de transport fossile.

La France doit aussi faire preuve de solidarité vis-à-vis des pays en développement en renouvelant l’engagement d’augmenter ses financements climat, notamment pour les pays les moins avancés et pour l’adaptation aux impacts du changement climatique.

Faire preuve de volontarisme implique également de faire preuve de fermeté. Aux Etats-Unis, l’administration Trump relance des projets auparavant abandonnés pour leurs risques sur le climat et les populations, à commencer par les peuples autochtones en première ligne de leurs impacts. Monsieur le Président, nous vous demandons de ne pas manquer l’opportunité unique que représente le premier G7 de votre quinquennat de prendre des mesures et positions fortes pour le climat et les populations, comme contrepoids aux renoncements de Donald Trump.

Nous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

 

 

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:49

Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques 

L’objectif de cette Initiative Citoyenne Européenne est de rassembler un million de signatures pour demander à la Commission européenne :

  • de proposer aux États membres une interdiction du glyphosate,

  • de réformer la procédure d’approbation des pesticides,

  • et de fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides.

 

En France, les partenaires ayant déjà rejoint l’initiative sont : Générations futures, le CRIIGEN, la Confédération paysanne, Greenpeace, la Ligue contre le cancer, Alerte Médecins pesticides, Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, Eau & rivières de Bretagne, Faucheurs volontaires d’OGM, Solidaires... D’autres confirmations sont en attente.

Texte officiel de l’Initiative citoyenne européenne

Nous demandons à la Commission européenne de proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, de réformer la procédure d’approbation des pesticides et de fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides. 

Les objectifs de cette ICE :

  • interdire les herbicides à base de glyphosate, dès lors que des liens ont été établis entre une exposition à ceux-ci et l’apparition de cancers chez l’homme et que l’utilisation de ces produits a provoqué des dégradations des écosystèmes,

  • faire en sorte que l’évaluation scientifique des pesticides aux fins d’une approbation par les autorités de régulation de l’UE s’appuie uniquement sur des études ayant été publiées, commandées par les autorités publiques compétentes et non par l’industrie des pesticides,

  • fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides en vue de parvenir à un avenir exempt de pesticides

 

Signer la pétition :

 

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 18:27

Les forages de gaz de couche ont démarré en Lorraine, la Française de l'Energie prévoit d'y forer plus de 200 puits.

La Française de l'Energie  prévoit à moyen terme 150 forages dans le Nord/Pas-de-Calais

  • Ces projets sont imposés malgré les avis défavorables des conseils municipaux et diverses pétitions

  • Le gaz de couche est un hydrocarbure voisin du gaz de schiste, il est piégé dans les couches de charbon et ne peut être extrait qu'au moyen de drains horizontaux. Pour être rentable, son exploitation nécessite la fracturation hydraulique – ou autre stimulation (méthode équivalente 'douce'

  • La Française de l'Energie n'a jamais démontré une capacité à produire et n'a pas non plus dans son passé fait preuve d'un respect de l'environnement et du respect des règles

  • Les dangers pour notre eau, notre sol et notre air sont bien réels. Il nous appartient de protéger le patrimoine de nos enfants.

  • La Française de l'Energie n'offre pas, sur le long terme, de garanties nécessaires relatives aux dégâts qu'elle peut causer.

 

- C'est un projet financier :  l'entreprise "la française de l'énergie" a été introduite en bourse en juin dernier et nos territoire soumis à leurs actionnaires !

- C'est un projet inutile : tout cela pour une année de consommation française au maximum ! (5% pendant 20 ans selon l’entreprise)

- C'est un projet nuisible : partout dans le monde où le gaz de couche est exploité, la fracturation hydraulique est utilisée, avec sa cohorte de dégâts environnementaux : pollution des nappes phréatiques et de l’air ambiant, problèmes sanitaires, affaissement de terrains…

Des candidats à la présidentielle ne cachent pas leur intention de revenir sur la loi qui l’interdit ! De toute façon le nouveau projet de code minier autorise explicitement cette exploitation des gaz de couche.

Pour toutes ces raisons, les projets de forage de gaz de couche de la Française de l'Energie dans le Nord /Pas de Calais et en Lorraine doivent être abandonnés

 

Une action a eu lieu le samedi 11 Mars à Avion, devant le Crédit Mutuel Nord-Europe

La Française de l’Energie, entreprise à visée essentiellement financière, est cotée en bourse, le Crédit Mutuel Nord-Europe fait partie de ses actionnaires. C’est pour cela que nous agissons pour montrer le double jeu de ce crédit qui se dit mutuel.Nous avons eu l’agréable surprise de voir arriver le maire de la commune qui nous a certifié qu’il était défavorable à l’exploitation du gaz de couche.

http://houille-ouille-ouille-5962.com/

Le collectif des Ingazables lance un appel à mobilisation générale le 30 Avril 2017 pour stopper le projet lorrain tant qu'il en est encore temps.

La Française de l'Energie continue ses travaux qui avancent à grande vitesse, soutenue par l'Etat, sans tenir compte des conséquences environnementales qui peuvent s'avérer catastrophique. Ce projet avance dans un total déni de démocratie.
La société annonce finir le forage de Lachambre en mars et enchainera directement le forage de Pontpierre qui à déjà été foré jusqu'à 170 m. Un pipeline est en cours de construction pour raccorder le forage de Lachambre, jusqu'à la ville de St-Avold, sans avoir préalablement émis d'enquête publique.
les ingazables

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:58

Novissen lance une lettre ouverte aux responsables politiques à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'Agriculture 2017, ce samedi 25 Février.
Il s'agit de dire haut et fort : l'illégalité de l'usine des 1000 vaches, cela suffit !

Michel Welter exploite plus de 850 vaches illégalement et impunément depuis bientôt deux ans ! C'est inacceptable dans une société qui se veut moderne et démocratique. Assez de scandale !

Nous demandons donc l'intervention de l'Etat pour que le droit soit respecté et l'intérêt général sauvegardé. Combien de mois, et pourquoi pas d'années, allons-nous encore attendre le jugement du Tribunal Administratif sur le fond ? L'amende due par le promoteur s'élève déjà selon nos calculs à plus de 400000€ : sera-t-elle jamais payée un jour, ou dira-t-on qu'elle est désormais trop lourde ?
Le laisser-faire et l'inaction ont plus qu'assez duré : demandons une intervention ferme de l'Etat, pour que ce scandale de l'usine des 1000 vaches cesse !
 

Lettre ouverte

A Monsieur Bernard Cazeneuve, Premier Ministre,

A Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement,

A Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture,

A Monsieur le Préfet de la Somme,

A Monsieur le Sous-préfet d’Abbeville,

A Monsieur le Président du Tribunal Administratif d’Amiens,

1000 vaches : l’illégalité, ça suffit !

Novissen, association citoyenne de plus de 3000 membres qui lutte depuis 5 ans contre le développement de l’usine dite des « 1000 vaches » à Drucat dans la Somme, a l’honneur de s’adresser aujourd’hui aux autorités de la République à l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2017 .

Madame Ségolène Royal, vous avez demandé, avec juste raison et détermination, en mai 2016, « de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que les prescriptions de l’arrêté préfectoral d’autorisation de février 2013 soient respectées » c’est-à-dire le retour aux 500 vaches autorisées. Qu’en est-il aujourd’hui, en Février 2017 ? Rien n’a changé à ce jour ! Michel Welter exploite toujours plus de 850 vaches, au vu et au su de tous !

Monsieur Stéphane Le Foll, vous avez toujours dit que ce modèle n’était pas le vôtre, et que l’autorisation avait été donnée pour 500 vaches… pas une de plus ! Pourquoi y en a-t-il encore entre 850 et 1000 aujourd’hui ? Pourquoi ne pas prendre des mesures claires pour interdire ce genre de projet, avant tout financier et non agricole, que beaucoup d’éleveurs condamnent!

Monsieur le Préfet, Novissen vous a publiquement soutenu en mars 2016 dans votre action pour que le droit soit respecté, contre la décision du Tribunal Administratif d’Amiens de suspendre les amendes et astreintes infligées à Michel Welter pour infraction grave… Aujourd’hui le promoteur doit 400000€ à l’Etat…Les paiera-t-il un jour, ou attend-t-on simplement la faillite ?

Monsieur le Président du Tribunal Administratif d’Amiens, nous comprenons qu’une saine justice ait besoin de temps ! Mais cela fait bientôt deux ans que Michel Welter exploite illégalement - l’autorisation préfectorale est à 500 vaches ! - et impunément – les astreintes ont été suspendues ! - une usine dont les rejets ont des conséquences néfastes sur notre environnement…Si tout est aussi clair que le dit le promoteur, pourquoi une telle attente pour rendre votre jugement sur le fond ?

L’illégalité, ça suffit ! Il faut revenir au respect du droit, et tout citoyen est apte à comprendre qu’une autorisation donnée pour 500 vaches ne permet pas à un entrepreneur d’en exploiter plus de 850 impunément pendant des années sans autorisation!

Novissen demande solennellement à tous les responsables politiques de prendre leurs responsabilités, et d’intervenir dans ce dossier emblématique pour que cesse ce scandale d’une entreprise illégale, qui peut faire des affaires tranquillement aux dépens de l’intérêt général, de la qualité de l’environnement et de la santé publique.

Les millions de citoyens, inquiets à juste titre du développement irresponsable de l’agriculture industrielle, sauront se souvenir en temps utile de l’inaction coupable et du laisser-faire, inacceptables dans une société qui se veut moderne et démocratique.
 

Envoyez des lettres de protestation aux ministres désignés ci dessus pendant le salon de l'agriculture du 25 février au 4 mars 2017

Il faut montrer que nous sommes nombreux à ne pas accepter un statu quo qui nous révolte !

Novissen vous invite aussi à participer à une

ronde de protestation le samedi 25 février de 11h à 12h, Place de l'Hôtel de Ville à Abbeville.

Soyons nombreux à exprimer notre indignation !
Merci d'apporter de quoi faire du bruit : il faut réveiller les consciences (cloches, casseroles, sifflets, tambours…) !
Des centaines de tracts seront distribués pour expliquer notre action et la lettre ouverte sera lue à la population.

 

1000 vaches : l'illégalité, ça suffit !
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:39

L’accord de Paris sur le climat est entré en vigueur le 4 novembre, moins d’un an après sa signature. Mais les projets émetteurs de gaz à effet de serre ont le vent en poupe. Leur réalisation rendrait impossible de limiter le réchauffement à moins de 2 °C.

En signant l’accord de Paris, en décembre 2015, une année qui a vu la concentration de gaz à effet de serre dépasser un record historique, les pays du monde entier se sont engagés à « maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius et à mener des efforts encore plus poussés pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. » 
 
En juillet dernier, un rapport de Oil Change International démontrait, à partir de chiffres provenant des industries elles-mêmes, que rien que la production actuelle, ou en cours de développement, de pétrole, gaz et charbon, suffit déjà pour porter la température mondiale bien au-delà de 2°C. La mise en production de nouvelles réserves, que ce soit par fracturation pour le gaz, le forage pétrolier ou le charbon, est donc bien un sabordage de la planète et des engagements signés à Paris et ratifiés. 
 
Les pays producteurs se dédouanent en invoquant le mode de calcul adopté par le protocole de Kyoto, et repris par l’accord de Paris, qui ne comptabilise que les émissions et pas la production. Seuls les pays consommateurs sont responsables des émissions. Les projets continuent donc, mines de charbon, autorisations de construire de nouveaux oléoducs ou terminaux pour le gaz et le pétrole de schiste, lancements de travaux pour des autoroutes… Le même rapport d’Oil change international constate que 14.000 milliards de dollars vont être injectés durant les vingt ans à venir dans les investissements dans de nouveaux forages, mines et infrastructures de transports !

 

Tous ces projets sont mauvais pour le climat. En voici quelques exemples :
 

  • En France, François Hollande annonçait, dans son discours d’ouverture de la conférence environnementale, en avril dernier, vouloir encourager la production d’électricité de sources renouvelables (éolien, solaire…), par une surtaxe au courant électrique produit par les centrales alimentées en énergies fossiles (charbon, fioul et gaz), appelée « taxe charbon ». Mais le 20 octobre dernier, lors des débats sur la loi de finances 2017 à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, a répondu aux députés PS Serge Bardy et Jean-Paul Chanteguet, qui proposaient d’assujettir la production d’électricité à partir de charbon à la taxe intérieure sur la consommation (Ticc), « qu’il est judicieux d’avoir un étalement dans le temps de ces principes ». L’amendement a été abandonné, et tant pis pour les promesses du président et les réjouissances post COP21.

De surcroît, la Commission européenne a autorisé la France à appliquer un "mécanisme de capacité", mesure très technique mais qui permet de subventionner les capacités de production électriques dont... les centrales à charbon. Les grands projets, fondés sur l’augmentation de la production de pétrole, sont nombreux en France. La concession de l’autoroute A45 (Lyon-Saint-Étienne) a construire a été déclarée le 20 avril, deux jours avant la signature à New York de l’accord de Paris. Le Grand Contournement ouest de Strasbourg a été relancé par le gouvernement, qui veut l’achever en 2020. Et, en avril dernier, les pétroliers se sont réunis pour le Sommet international sur les forages en haute-mer, le MCEDD, à Pau, fief de Total — suscitant la manifestation de 500 activistes climatiques. 

  • La Grande-Bretagne contredisait dès la mi-décembre 2015 sa signature de l’accord de Paris en attribuant 95 nouveaux permis de recherche de pétrole et de gaz de schiste à 47 compagnies. Ces permis ne sont pas une autorisation automatique de forer, mais les députés britanniques, prévoyants, ont voté au même moment la possibilité de fracturation dans le sous-sol des parcs nationaux et autres sites protégés.

Au même moment, la secrétaire d’État au Changement climatique, Amber Rudd, annonçait une réduction de 65 % des subventions aux énergies renouvelables. Mais les abattements fiscaux pour les compagnies pétrolières et gazières en mer du Nord restent, eux, généreux tout comme ceux des entreprises de fracturation.

  • Deux mois après la COP21, l’Australie, l’un des plus gros pollueurs du monde, annonçait vouloir limiter la recherche sur le climat, supprimant notamment 350 postes de chercheurs pour financer des solutions « plus concrètes ». Malcolm Turnbull, Premier ministre, et Mathew Canavan, ministre des Mines, continuent de parler du « rôle du charbon dans le développement du monde » et de « l’importance des industries fossiles pour l’Australie ».

En février 2016, le gouvernement du Queensland, un État australien, a accordé à l’entreprise indienne Adani un permis environnemental puis, en avril, trois baux miniers pour la mine Carmichael, qui sera la plus grande du monde si elle se construit. Elle devrait exporter son charbon vers l’Inde et d’autres pays. En août 2016, lors du premier procès ayant pour thème les responsabilités dans « l’exportation du changement climatique », le tribunal fédéral australien a débouté la Fondation australienne pour la Conservation (ACF), qui demandait que soit pris en considération l’impact sur le réchauffement et sur la Grande Barrière de corail des 4,6 milliards de tonnes d’émissions prévues. Il y a en ce moment neuf projets de mégamines de charbon dans le bassin de Galilée, qui, ensemble, constituent le second développement de carburant fossile proposé après l’Ouest de la Chine. Pour l’instant, seul le prix trop bas du charbon empêche ces projets de démarrer.

Quelques bonnes nouvelles, cependant : la centrale à charbon d’Hazelwood, propriété d’Engie, vient d’être fermée. Cette centrale était la plus polluante du pays. Par ailleurs, la compagnie pétrolière BP a renoncé à chercher du pétrole dans la Grande Baie australienne.

  • En Chine, Pékin avait annoncé des mesures visant à réduire la dépendance du pays au charbon, qui a effectivement diminué, et il y a même maintenant surproduction. Malgré cela, on a recensé 14 nouveaux projets de centrales électriques au charbon dans dix provinces différentes et mai 2016, a été le mois le plus intense pour les nouvelles demandes d’ouverture.

  • Début septembre, le président Obama et son homologue chinois, Xi Jinping, dirigeants des deux plus gros pays pollueurs du globe, ont ratifié ensemble en grande pompe, les accords de Paris, en marge du G20. Mais sous quel président des États-Unis y a-t-il eu la plus forte augmentation de la production nationale de pétrole dans l’histoire du pays ? Sous Obama. Elle a doublé, passant de 5 millions de barils/jour à 9,4 millions. Les constructions d’oléoducs se poursuivent, malgré le médiatique véto présidentiel du Keystone XL en février 2015 [1]. D’après le rapport de Oil Change International publié en juillet 2016, 19 pipelines sont en projet, qui transporteraient environ 400 millions de m3 de gaz de schiste par jour, des champs d’extraction en Pennsylvanie, en Ohio et Virginie occidentale vers d’autres États, de la Louisiane à New York, ce qui est incompatible avec les buts fixés par la COP21, et dépasse aussi les limites légales états-uniennes.

Même les parcs nationaux ne sont pas épargnés. Le 27 juillet dernier, des groupes environnementaux ont attaqué en justice le National Park Service qui a accordé un permis d’exploration à une compagnie pétrolière, dans le parc naturel national du Big Cypress, en Floride

Enfin, le Dakota du Nord est le siège depuis avril du plus grand rassemblement des nations autochtones dans l’histoire états-unienne moderne. Ils sont venus lutter contre la construction du Dakota Access, un oléoduc de près de 2.000 km de long.

  • Au Canada aussi les peuples premiers se battent. Les Lax Kw’alaams ont refusé en mai dernier un milliard de dollars offert par la compagnie pétrolière Petronas, de Malaisie. Elle voulait obtenir leur approbation du mégaterminal pétrolier Pacific NorthWest LNG, à l’embouchure de la deuxième plus grande rivière à saumon du Canada, sur leur territoire traditionnel en Colombie-Britannique. Ce refus s’est transformé on ne sait pas exactement comment en approbation. 90 scientifiques et experts climatiques avaient même écrit une lettre à Justin Trudeau, lui demandant de rejeter ce projet. À la fin du mois de septembre, Justin Trudeau l’a approuvé avec, tout de même, 190 clauses de précautions à respecter, dont un plafond des émissions de gaz ; elles pourraient faire reculer Petronas.

Presque simultanément, début octobre, M. Trudeau annonçait que son gouvernement mettrait en place, d’ici à 2018, une taxe carbone. Il rencontrera début décembre les Premiers ministres des États, pour la plupart opposés à la taxe. Elle est cependant trop basse pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre du gouvernement canadien. Par ailleurs, selon le Wilderness Committee, l’énorme barrage Site C, dont la construction a commencé fin 2015 sur la rivière Peace, a pour but non pas comme le dit son constructeur, BC Hydro, de fournir de l’énergie à la Colombie-Britannique, mais serait une subvention déguisée de 8 milliards de dollars d’argent public aux futures industries extractives, qui ont besoin d’énergie bon marché. 
 

  • En Russie, le Premier ministre, Dmitri Medvedev, a annoncé que les exportations de charbon devraient se maintenir en 2016 au niveau de 2015. La Russie est le 6e producteur mondial de charbon, après l’Indonésie, l’Australie, l’Inde, les États-Unis et la Chine. Le président Vladimir Poutine a, lui, lancé la production d’un nouveau champ de pétrole le 21 septembre dernier. La veille, la production de pétrole russe avait atteint le niveau record de 11,75 millions de barils par jour. 
     Une note optimiste cependant : un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) d’octobre dernier a révélé que la capacité de production d’électricité des énergies renouvelables a dépassé celle du charbon, avec 1.969 gigawatts pour les premières contre 1.951 gigawatts pour le charbon.

 

Le fantasme technologique de la capture et du stockage du carbone

Les professionnels de la lutte contre le changement climatique, scientifiques et experts, ne cessent d’avertir que les mesures prises doivent être effectives le plus tôt possible, car le réchauffement climatique s’accélère. 
 
Pour nous rassurer, l’accord de Paris invoque le concept d’« émissions négatives », la capture et le stockage du carbone (Beccs, pour Bio-energy with Carbon Capture and Storage), comme si ces techniques étaient déjà opérationnelles, ce qui n’est pas le cas. Plusieurs études, dont la dernière en date, réalisée par Biofuelwatch, ont minimisé les promesses des Beccs, car ces technologies risquent, à grande échelle, de contribuer aux émissions liées aux modifications dans l’affectation des terres.

Par ailleurs, la mise en place à grande échelle de plantations forestières en monoculture et de cultures bioénergétiques destinées au captage et au stockage du carbone nécessiterait le double des terres arables dont dispose la planète.

En septembre dernier, le Global Forest Coalition (GFC) a mis en garde lui aussi contre les promesses de compenser le carbone en plantant des forêts industrielles, qui ont un effet dramatique sur la biodiversité.
 
La seule solution raisonnable pour réduire les émissions est d’arrêter les subventions aux industries extractives (5.000 milliards de dollars par an, l’équivalent de 9,5 millions de dollars chaque minute) pour cesser l’extraction des combustibles fossiles, de stopper la déforestation, de changer les modes de transport et de transformer l’agriculture industrielle.

 

le 11 novembre 2016 / Élisabeth Schneiter (Reporterre) 

 

 

Des opposants à la mine australienne de charbon Carmichael, en avril 2016, à Melbourne. Les opposants estiment que ce projet ruinerait le corail de la Grande Barrière.

Des opposants à la mine australienne de charbon Carmichael, en avril 2016, à Melbourne. Les opposants estiment que ce projet ruinerait le corail de la Grande Barrière.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 12:55

Nous avons respecté notre engagement, ils doivent honorer les leurs !

Mesdames , messieurs les président-e-s : Gelez le développement de tout nouveau projet fossile !

c'est un appel de l'organisation 350.org

 

Cher.e ami.e,

La présidence française de la COP s’achèvera sous peu, à l’ouverture de la prochaine conférence de l’ONU sur le climat, qui s’ouvrira à Marrakech le 7 novembre prochain. L'accord de Paris, négocié par 196 chefs d'États et de gouvernement en décembre dernier, entrera en vigueur, trois jours seulement avant que cette 22ème COP ne débute.

Nous étions plus de 15 000, dans les rues de Paris au moment même où ce traité était signé. Nous prenions alors l’engagement collectif à poursuivre le combat pour la justice climatique.

Nous serons également nombreuses et nombreux à Marrakech, pour prolonger cet engagement.

Ce qui s'est passé entre ces deux conférences est source d'espoir autant que de craintes. Bien sûr, nous souhaitons que les gouvernements qui ont ratifié l'accord de Paris mettent leurs actes en conformité avec leur propre engagement, et bloquent le développement de tout nouveau projet fossile.

L'accord de Paris va entrer en vigueur plus rapidement que tout autre traité à ce jour, preuve que la dynamique menant vers des politiques climatiques ambitieuses se prolonge. Les énergies renouvelables continuent leur irrésistible essor, et plus de 600 investisseurs ont d'ores et déjà désinvesti du charbon, du gaz et du pétrole.

Les faits sont simples, comme l’ont montré nos ami.e.s de Oil Change International : les gisements gaziers et pétroliers actuellement exploités sont tellement importants qu’ils suffisent à nous faire dépasser la barre des 1,5°C de réchauffement. Si nous y ajoutons le charbon des mines en cours d’exploitation, nous dépasserons les 2°C. Mais, l’industrie fossile continue de pousser à exploiter toujours plus.

Ces températures sont toutefois les lignes rouges que les dirigeant.e.s du monde entier se sont engagé.e.s à ne pas franchir. Tous les forages exploratoires, tous les permis accordés pour exploiter un nouveau gisement ou une nouvelle mine sont des actes irresponsables, qui enfreignent l’accord de Paris.

Nous demandons donc aux dirigeant.e.s qui se réuniront à Marrakech de prendre la mesure suivante : geler le développement de nouveaux projets fossiles. Pour réorienter les financements au service d’une transition juste vers des énergies 100 % renouvelables, par et pour les peuples du monde entier.

Si vous aussi, vous considérez qu’il s’agit d’une priorité, vous pouvez signer notre pétition mondiale sur le sujet.
 

Les entreprises du secteur des combustibles fossiles, ainsi que leurs investisseurs, nous poussent au plus près d’un mur. La transition doit donc démarrer au plus vite. C’est un objectif à fois réaliste (90% de la capacité en production énergétique installée l’an passée est renouvelable) et ambitieux. Nos gouvernements doivent planifier et organiser le déclin de l’industrie fossile, pour aider les salarié.e.s du secteur, et faire en sorte que l’essor des renouvelables bénéficie à tou.te.s - en particulier aux plus vulnérables et à celles et ceux qui sont les plus touché.e.s par le chaos climatique.

Le futur de ce traité ne dépend que de nous. Nous ne laisserons pas l’accord de Paris devenir un ensemble de mots creux, sans aucun impact. Nous sommes donc déterminé.e.s à poursuivre la construction du mouvement pour le climat - un mouvement de masse, qui stoppe l’industrie des combustibles fossiles et nous permette de nous réapproprier notre avenir. C’est le sens de l’engagement que nous avions formulé dans les rues de Paris, au moment où les dirigeant.e.s adoptaient leur accord : nous mobiliser, à chaque fois que nécessaire, pour nous veiller à ce que les lignes rouges d’un futur juste et vivable ne soient jamais franchies.

Tout au long de l’année 2016, nous avons honoré notre promesse - à Pau comme à Ende Gelände notamment. Et nous savons qu’il est indispensable de continuer à le faire. Les chef.fe.s d’État et de gouvernement qui ont signé l’accord de Paris de leur nom devraient en faire autant, et se joindre à nous pour bloquer les nouveaux projets de l’industrie des combustibles fossiles.

À bientôt,

 

 

 

 

 

 

 

COP22 : ils doivent honorer leurs engagements
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:46
Invité, ATTAC ne participera pas au Climate Chance

Le Sommet « Climate Chance » s’est ouvert ce lundi 26 septembre à Nantes,

rassemblant les acteurs non-étatiques. Invité à participer à deux « dialogues de haut-niveau », nous avons décliné l’invitation : au nom de notre engagement déterminé contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et de la cohérence en matière climatique.

Neuf mois après la COP 21, et quelques semaines avant la COP22 qui se déroule à Marrakech (7-18 novembre 2016), environ 3000 représentant.e.s de collectivités, associations, syndicats, multinationales, chercheurs participent au sommet Climate Chance à Nantes, visant à « rassembler les acteurs non-étatiques engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique ». Financements, ville durable, agriculture, rénovation énergétique, protection de l’eau, éducation à l’environnement, les sujets sont nombreux et l’objectif réside dans le « partage des bonnes pratiques » et la discussion sur les « difficultés rencontrées ».

Invité à participer aux deux « dialogues de haut niveau » portant sur la Gouvernance de l’Agenda de l’Action et sur la tarification du prix du carbone, nous avons décliné l’invitation. Pas parce que nous n’avons rien à dire à ces sujets. Au contraire. Très engagés en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, tant du point de vue du suivi des négociations internationales – ce qui nous a amené à participer à un certain nombre de réunions de dialogues de « haut-niveau » depuis plusieurs années – que de la mobilisation de la société et des acteurs de la société civile, nous avons abordé à plusieurs reprises ces enjeux.

Avec de nombreuses autres organisations de la société civile, nous avons fait connaître à plusieurs reprises nos réserves quant à l’absence de critères de sélection des projets dans le cadre de l’Agenda de l’Action, ce qui nous paraît être une très mauvaise « gouvernance » qui va à l’encontre d’un engagement résolu et cohérent en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. La preuve ? Total, responsable historique majeur du réchauffement climatique et exerçant un lobbying puissant contre toute véritable transition énergétique, ainsi que de nombreuses structures portant des initiatives de type « agriculture climato-intelligente » font partie de cet agenda malgré la levée de boucliers provenant de nos organisations.

Tout particulièrement invité à intervenir lors de la session de dialogue portant sur la tarification du carbone, en présence de M. Gérard Mestrallet (Engie et Carbon Pricing Leadership Coalition), nous aurions pu renouveler nos réserves et critiques (voir par exemple ici ou ici) sur des propositions qui ne permettent absolument pas de planifier une sortie progressive et programmée des énergies fossiles, gaz compris, seule à même d’être cohérente avec les objectifs de 2°C, et idéalement 1,5°C, fixés par l’article 2 de l’Accord de Paris.

Bien que désireux de partager nos analyses et arguments avec l’ensemble des participant.e.s au Climate Chance, nous avons décliné l’invitation pour les trois raisons suivantes :

  • alors que nous sommes engagés dans un bras de fer avec le gouvernement français et des collectivités locales de la région nantaise à propos du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, nous ne pouvions cautionner, par notre présence, la campagne de relations publiques menée par la Maire de Nantes et présidente de Nantes métropole visant à laisser penser que sa ville serait un exemple planétaire en matière d’engagement pour le climat. Soutenir et financer la construction d’un aéroport climaticide, destructeur de terres agricoles, de zones humides et de biodiversité, est inacceptable et incohérent avec les engagements pris lors de la COP 21 qui doivent conduire les États et les collectivités territoriales à ne plus investir dans les infrastructures qui ne soient pas climato-compatibles ;

  • les annonces quant à une possible évacuation prochaine de la zone à défendre (ZAD) se font, chaque jour passant, plus fortes ; nous ne saurions accepter de participer à un sommet portant sur le changement climatique alors que cette menace plane sur celles et ceux qui protègent et défendent, à quelques kilomètres de là, le climat, les terres agricoles et la biodiversité contre un projet climaticide issu d’un imaginaire du siècle passé ; nous condamnons par avance toute intervention policière sur la zone et nous appelons l’ensemble des organisateurs et participants au sommet Climate Chance à en faire autant ;

  • enfin, et ce n’est pas un point anecdotique pour nous qui avons toujours mené bataille contre le poids des lobbies économiques et financiers sur nos sociétés et nos vies : le financement et l’appui que délivrent des entreprises telles que Engie, Veolia, Suez, Bouygues, GRDF, Enedis, etc au sommet Climate Chance sapent pour partie sa légitimité et sa capacité à proposer des mesures innovantes et à la hauteur du défi climatique : respecter l’objectif des 2°C, ou idéalement 1,5°C, fixé par l’Accord de Paris, revient à décider de geler entre deux-tiers et quatre-cinquième des réserves d’énergie fossile existantes, gaz compris (voir ici), soit un objectif qu’Engie refuse d’intégrer et de mettre en œuvre comme le prouvent le maintien de ses investissements dans le secteur du charbon et ses nouveaux investissements dans l’industrie du gaz de schiste ; la sincérité et l’efficacité des propositions en matière de lutte contre les dérèglements climatiques impliquent de se détacher du lobbying qu’exercent les entreprises multinationales qui continuent d’aggraver la situation.

La maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, également présidente du réseau Eurocities affirme que « les grandes agglomérations représentent 70 % des gaz à effet de serre de la planète », ajoutant qu’elle avant « la conviction que c’est à l’échelle des territoires que le changement se fera ». Voilà deux points que nous pouvons partager et qui justifient l’abandon immédiat du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La sincérité et le renouvellement des pratiques politiques est à ce prix. Pour l’instant, le gouvernement, Johanna Rolland ainsi que de nombreux autres élus locaux s’y refusent. Ils sont dés lors dans le camp de ceux qui nous font perdre du temps et du terrain en matière de lutte contre les dérèglements climatiques.

ATTAC France le 26 septembre 2016

des entreprises partenaires de Climate Chance

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Invité, ATTAC ne participera pas au Climate Chance
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