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Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:36

A Lille, Nice, Paris et dans plus de 40 villes en France, des citoyen-ne-s se mobilisent pour l’accueil des migrant.e.s et contre la politique de la répression choisie par le gouvernement

À l’appel du Collectif « délinquants solidaires », trois jours de mobilisation les 8, 9 et 10 Février ont eu lieu dans toute la France. À Nice, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées devant le Palais de justice pour « la journée de soutien aux migrant·e·s et aux aidante·e·s »

Le verdict de Cédric Herrou est tombé, 3 000 euros d’amende sanctionnant la seule charge retenue : l’aide à des migrant·e·s pour passer la frontière. Selon les juges, la solidarité devrait s’arrêter à la frontière !

Cependant, en refusant de sanctionner les actions de solidarité (hébergement, nourriture, vêtements,...) la justice apporte un démenti aux positions réactionnaires des autorités politiques extrémistes locales.

La présence de la presse internationale à Nice témoigne de l’attention portée au-delà des frontières au positionnement de la justice française et à la mobilisation solidaire en faveur des migrant·e·s.

Les gouvernements européens ont fait le choix de la répression, par exemple :
autour de Vintimille, le renforcement des rafles qui permettent le renvoi massif des migrant.e.s dans le sud-est de l’Italie ; autour de Menton, les Mineurs Isolés continuent à être renvoyés à la frontière en dehors de toute procédure légale.

Cette politique inhumaine est la traduction d’un choix politique qui consiste à investir dans la répression plutôt que dans une politique d’accueil.

Ainsi en France, le coût des très nombreuses forces de l’ordre mobilisées aux abords de la frontière italienne est estimé à 700 euros par jour et par tête, alors que la prise en charge d’une personne dans un CAO (Centre d’accueil et d’orientation) est d’environ 37 euros par jour.

Attac exprime son soutien total aux migrant·e·s et aux citoyen·ne·s solidaires.

Commmuniqué de presse ATTAC France

à Lille, image CIMADE

à Lille, image CIMADE

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 09:56

Immenses manifestations à l’appel du collectif Women’s March, pour dénoncer à la fois le mépris affiché de Donald Trump envers les femmes et, plus largement, la politique qui lui a permis de remporter la présidence.

Plus de deux millions de personnes, femmes surtout, ont participé samedi aux "Women's March" organisées à travers les Etats-Unis pour la défense des droits civiques et contre Donald Trump.

De nombreux rassemblements ont également eu lieu dans le monde. L’événement a dépassé les attentes de ses organisateurs. Une marche en forme de contre-investiture du nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, afin de protester contre le milliardaire et ses propos machistes et misogynes.

Les organisateurs de la Women’s March ont recensé plus de 670 « manifestations sœurs » à travers le monde, dans 400 autres villes américaines et dans au moins 70 pays. Les organisateurs estiment qu’entre 2 et 3 millions de personnes y ont participé, dépassant de loin leurs attentes.

Souvent devant les ambassades et consulats américains, souvent avec beaucoup d’Américains expatriés, avec des milliers de personnes dans plus d’une vingtaine de villes au Canada, des milliers d’autres à Paris, Amsterdam ou Genève, et des rassemblements plus petits de quelques centaines de personnes à Berlin, Rome, Lisbonne, Prague, Tel-Aviv ou Durban et Sydney.

Pour beaucoup, ces défilés ressemblaient à une entrée en résistance, après la longue période de K.-O., consécutive à l’élection surprise du candidat républicain, le 8 novembre.

Né de discussions en ligne après la victoire de Trump en novembre, le réseau derrière la Women’s March a officiellement pour « mission » de défendre le message que « les droits des femmes sont des droits humains ».

Ils étaient plus d'un million à Washington selon les organisateurs, un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, ainsi qu'à New York, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines.

De tous les âges, de toutes les générations,elles sont arrivées de partout des Etats-Unis déferlant telle une gigantesque vague humaine sur Washington pour dire non à Donald Trump… Inquiètes pour l’avenir, au vu des propos et du comportement du nouveau président des Etats-Unis, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale du pays.

 

Plus d’un million de personnes à Washington

La manifestation la plus importante, avec des milliers de slogans et de bonnets roses, a eu lieu dans la capitale américaine, quelques heures après l’investiture du 45e président des Etats-Unis et, la dépassant potentiellement au niveau de l’affluence. À mesure que la manifestation prenait de l’ampleur, elle est devenue un point de ralliement pour tous ceux voulant montrer leur opposition non seulement à la victoire du républicain, mais à l’ensemble de sa politique et sa personnalité.

« Nous sommes en train de faire machine arrière »

Énormément de mères de famille ont fait le déplacement, souvent même plusieurs générations réunies. « Je suis venue marcher avec ma mère qui s’est beaucoup battue dans les années soixante pour la défense de nos droits, avance Bath, collée à sa maman souriante et déterminée. Nous sommes en train de faire machine arrière. Notre pays est un pays d’immigrants. Il s’est bâti de la sorte. Nous devons préserver cet acquis. » La marée humaine s’étire sur dix blocs depuis le Capitole où une scène géante fait défiler les représentants des diverses organisations présentes, entre des morceaux de musique, le tout projeté sur grand écran.
La foule est telle qu’à certains endroits de la Marche, on peut à peine respirer. « On se sent très forte des jours pareils », s’enflamme Nicole, assistante sociale auprès de jeunes filles en difficulté. Cette féministe de vingt-huit ans arrivée de Hartford, capitale du Connecticut l’avoue en plaisantant : « Je n’ai pas regardé l’investiture. Cela ne m’intéressait pas. Je suis ici aujourd’hui pour mes filles. »

Au beau milieu des pancartes multicolores et des bonnets roses, signe de ralliement, Suzanne, soixante-deux ans et sa femme Mary-Lou, soixante-neuf. Le couple s’est uni à Saint-Paul dans le Minnesota il y a sept ans. « Nous, les femmes, représentons 51 % de la population. Nous sommes majoritaires aux État-Unis, rapporte posément Suzanne, volontaire auprès d’enfants sexuellement abusés. Nous avons des droits comme tout le monde et devons à tout prix les conserver. »

Rassemblements massifs dans les grandes villes des USA

De rassemblements massifs, dépassant de loin les attentes des organisateurs et de la police, ont eu lieu dans des grandes villes :

  • à Chicago, selon les chiffres du métro de Chicago, 275 000 personnes ont emprunté ses rames avant 11 heures, contre 193 000 seulement la veille vendredi, jour de l’entrée en fonction de Donald Trump.

  • à Boston, au moins 135 000 personnes ont été recensées par la mairie.

  • à New York, la foule s’étirait sur une dizaine de pâtés de maisons, bloquant les 2e, 3e et 5e avenues. La police a comptabilisé un demi-million de manifestants à New York.

  • à Los Angeles, plus d’un demi-million de personnes selon la police et 750 000 selon les organisateurs ont manifesté.

  • des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans des villes plus petites comme à Seattle, à Denver, à Atlanta, à Boise, à Austin, à Miami, à Pittsburgh, à Nashville, à Oakland, à San Diego, à Philadelphie, à Sacramento, à Minneapolis, à Cleveland, à Lansing ou à Oklahoma City.

  • à Indianapolis, dans l’Indiana, Etat dont le vice-président Mike Pence était le gouverneur.

De nombreux orateurs – politiciens, activistes, acteurs – ont adressé la foule à Washington, comme Michael Moore qui s’est adressé à la foule en rigolant – « Bon, on a réussi à survivre la première journée » – leur a dit « d’appeler le Congrès tous les jours » et leur a ensuite fait scander le numéro à composer.

 

Des manifestations dans plus de 70 pays

A Paris, près de 5 000 personnes se sont rassemblées place du Trocadéro à l’appel d’une quarantaine d’associations féministes et des partis de gauche. Les slogans et les chants étaient souvent en anglais, parfois traduit à la hâte, et disaient, la même chose que les « manifestations sœurs » aux États-Unis : le rejet de Donald Trump et défendre les droits des femmes. « Avec son discours misogyne, j’ai peur que Trump autorise implicitement les hommes à se comporter comme lui », explique Alexandra, une trentenaire, toute de rose vêtue.

A côté d’elle, Amy, une Américaine qui vit à Paris, est venue avec son mari et ses deux enfants. « Trump va abolir l’Obamacare, ce qui veut dire que les contraceptifs ne seront plus remboursés. Et en même temps, les républicains ne veulent pas de l’avortement, c’est kafkaïen », explique-t-elle.

À Londres, 100 000 personnes « pour qu’ils sachent qu’on les soutient »

Les organisateurs de la manifestation londonienne revendiquent 100 000 personnes présentes sur Trafalgar Square et ses rues environnantes. Oliver Powell, un acteur de 31 ans interrogé par l’AFP, a résumé ce qui a fait descendre tant de gens dans les rues :

A Montréal plus de 2000 personnes avaient apporté leurs pancartes aux slogans plus colorés les uns que les autres, dans une ambiance festive.

A Varsovie 300 personnes ont manifesté devant l’ambassade américaine à l’appel de plusieurs organisations féministes, derrière le slogan de « Washington-Varsovie : même combat ».« c’est normal qu’on se solidarise avec les Américaines ». Les manifestantes sont venues aussi s’élever contre la « vague populiste mondiale » qui touche en premier lieu leur pays et menace, selon elles, les droits des femmes.

A Mexico plus de 1 000 personnes, en majorité de nationalité américaine, ont manifesté samedi. « Il ne faut pas faire machine arrière », « Pas de Trump, pas de racisme, USA ! », ont scandé des centaines d’Américains qui défilaient dans les rues avant de se rendre devant l’ambassade des Etats-Unis à Mexico. « Les droits des femmes, des afro-américains, des gays… sont tous des droits de l’Homme. Il ne faut pas faire machine arrière », a déclaré à l’AFP Bill Cox, un sexagénaire né à New York et qui réside depuis 5 ans à Mexico.

« Nous ne voulons pas que Trump dure les 4 ans de son mandat. Nous espérons vivement qu’il sera destitué », a dit Betty, une Américaine de 60 ans en vacances à Mexico selon laquelle le nouveau président a « fait des promesses qu’il ne pourra pas tenir ».

 

sources : Le monde, 20 minutes, planning familial

 

à Paris

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à Montréal

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:46

 

Communiqué de Geneviève Jacques, présidente de La Cimade et Jean-Claude Mas, secrétaire général de La Cimade

 

Octobre 2016 : toujours plus de naufrages et de morts en Méditerranée, des murs « anti-migrants » sont érigés des pays des Balkans jusqu’à Calais, des milliers de personnes migrantes survivent dans des conditions inhumaines et désespérantes en attente d’un lieu pour vivre dignement. Triste bilan des politiques publiques européennes et françaises qui se laissent entraîner dans une surenchère sécuritaire, aveuglées par l’obsession de « l’appel d’air ». Le renforcement décidé par l’Union européenne des moyens de contrôle n’a permis ni de réduire les passages ni les morts. Et l’hécatombe serait encore plus importante si des ONG humanitaires ne se consacraient pas au sauvetage des vies. Les chemins sont plus dangereux, les passages plus onéreux, les réseaux de passeurs se renforcent, et la situation humanitaire se dégrade. Les témoignages recueillis font état de violences dramatiques. Étiquetés de façon sommaire comme demandeurs d’asile ou migrants économiques, la perspective est l’expulsion pour celles et ceux qui n’auraient pas les « bonnes » nationalités et la « bonne » raison d’être secourus.

La France doit mieux faire

Sans attendre une refonte indispensable, mais improbable à court terme, d’une politique commune européenne, la France peut se donner les moyens de faire plus et mieux. Elle peut ouvrir des voies légales d’immigration et sécuriser les parcours des personnes en demande de protection internationale en accordant plus de visas. En mobilisant les collectivités locales et la société civile, elle a les moyens de mettre en œuvre une politique d’accueil digne. Pour sortir de l’impasse désastreuse de Calais, elle doit négocier avec le Royaume-Uni pour que son territoire redevienne accessible plutôt que d’ériger de nouveaux murs de la honte. Pour permettre aux demandeurs d’asile de ne pas être bloqués, contre leur volonté, dans le premier pays où ils ont pu entrer, et éviter les situations d’errance de personnes privées de droits, elle peut décider de suspendre l’application du règlement Dublin. Tout cela est possible et réaliste.

Une hystérisation du débat

Dans ce contexte, hyper-médiatisé, où les politiques sont incapables de porter un langage de vérité et de sens, les opinions publiques sont de plus en plus désorientées et divisées. Une partie exprime des élans de compassion et des gestes de solidarité, mais une autre éprouve des sentiments de peur ou, pire encore, se laisse convaincre que les personnes migrantes représentent un danger. Ceux qui usent de la stratégie de la peur de façon délibérée en utilisant toutes les ressources de l’intox, des mensonges et des amalgames gagnent malheureusement du terrain. Dans le climat politique actuel, propice aux surenchères, certains responsables politiques contribuent à une hystérisation du débat sur les migrations en favorisant le glissement sémantique étrangers-musulmans-terroristes, ou en déclenchant des campagnes de rejet contre l’accueil de quelques personnes dans leur commune ou leur région. Les risques d’aggravation des tensions xénophobes et des fractures sociales sont en passe de devenir des réalités et il est plus urgent que jamais d’en prendre conscience.

« vivre-ensemble »

Si la responsabilité politique incombe à l’État, la responsabilité des citoyens est aussi interpellée pour résister à ces tendances dangereuses : en faisant pression sur les autorités publiques, en se mobilisant en faveur de l’accueil et du « vivre-ensemble » dans leur commune, dans leur quartier. De nombreuses municipalités, grandes et petites, se sont engagées dans une politique d’accueil, voire d’hospitalité. De multiples réseaux de solidarités, d’actions citoyennes d’accueil et d’accompagnement, de manifestations culturelles se sont créés. Par l’expérimentation d’une solidarité active sur le terrain, par l’échange et les rencontres, les barrières de la peur fondée sur l’ignorance des réalités humaines peuvent tomber.

Résister en confiance

Ne laissons pas cette dynamique s’essouffler. Au contraire, cultivons-la, consolidons-la en lui donnant plus de visibilité. Contre tous ceux qui prétendent « nous défendre » en construisant des murs physiques ou psychologiques entre « eux et nous », apportons la preuve que l’on peut construire ensemble des ponts, avancer ensemble, résister ensemble, que l’on soit d’ici ou d’ailleurs. Que nos différences ne nous divisent pas, mais nous enrichissent, que la confiance réciproque fonde une alliance plus solide et plus féconde que la méfiance, le repli et la haine.

C’est en nous engageant dans cette résistance-là que nous préparerons le mieux la société dans laquelle nous voulons vivre autour de la solidarité et de la fraternité. Parce qu’il s’agit de la vie d’êtres humains. Parce qu’il s’agit de la cohésion sociale d’une nation dont le ciment ne peut être la négation et l’exclusion de l’autre. Parce qu’il s’agit, en définitive, de choisir le type de société que nous voulons, entre un pays qui se renferme sur ses peurs et un pays qui se mobilise pour chercher et trouver des solutions dignes de ses valeurs fondatrices.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 07:48
Blocage d'une mine de charbon en Allemagne du 13 au 15 mai 2016

Libérons nous des combustibles fossiles

Mission accomplie ! Ensemble, plus de 3 500 personnes de toute l'Europe réunies aux confins de l' Allemagne orientale ont paralysé l'un des sites les plus polluants du continent en termes d'émissions de CO2, afin de laisser le lignite sous terre.

Ils ont répondu à l’appel du collectif Ende Gelände (expression signifiant « la limite est atteinte »), composé d’une cinquantaine d’organisations prônant la désobéissance civile afin de « faire passer le climat avant le profit ». Le week-end devrait être marqué par une opération de blocage de tout ou partie de la mine à ciel ouvert de Welzow. En août dernier, une action de ce type avait eu lieu dans l’ouest du pays, à Garzweiler. Le rendez-vous est fixé depuis plusieurs mois. Ils sont venus de toute l’Allemagne, mais aussi de Suède, du Royaume-Uni, de Slovaquie ou encore de France.

Ende Gelände a donné lieu à des scènes défiant l'imagination. Dans les paysages apocalyptiques et poussiéreux de la mine de lignite à ciel ouvert de l'entreprise Vattenfall, des milliers de personnages minuscules, vêtus de blanc, ont formé de gigantesques « doigts d'intervention » qui ont bloqué les excavatrices, l'infrastructure de chargement du charbon et les voies ferrées, avant de se ruer sur la centrale à charbon elle-même. Les autorités n'ont rien pu faire pour nous arrêter.

« L’accord de Paris sur le climat a été présenté comme un succès, mais il signifie en réalité que le changement climatique va se poursuivre de manière catastrophique, déplore Hannah Eichberger, porte-parole du collectif. L’échec de la COP21 nous conforte dans l’idée que nous devons nous-mêmes prendre en main la protection du climat et agir contre les énergies fossiles, à l’endroit même où elles sont exploitées. »

Les mots ne suffisent pas à dire ce qui s'est passé. REGARDEZ ET PARTAGEZ CETTE VIDÉO !

Les événements qui se sont déroulés ici, en Allemagne, ne sont que l'une des manifestations d'une vague mondiale. Un mouvement, construit par des personnes (extra)ordinaires qui se dressent pour faire face au status quo, et pour nous libérer des énergies fossiles. À ce stade, agir autrement serait irresponsable.

L'enjeu climatique est à son paroxysme, tout comme l'énergie qui régnait ici, au camp climat d'Ende Gelände. Grâce à nos actions et notre détermination, solidaires, pacifiques et respectueux de nos principes, le mouvement climatique européen a franchi un cap et est allé plus loin qu'il n'était jamais allé. Nous avons affaibli l'industrie fossile, un exploit qui aurait été impossible sans chacun.e d'entre toutes celles et tous ceux qui ont répondu à notre appel et relayé le message de Breakfree - Libérons-nous des énergies fossiles.

Nous n'en resterons pas là. Nous devons encore empêcher la vente du charbon que possède

Vattenfall, pour qu'il reste définitivement sous terre.

Pour plus d'infos deux articles de reporterre :

le déroulement du week end

le charbon en Allemagne

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:59
La violence des riches

Intervention de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon le 24 avril à

Nuit Debout Paris

A l’initiative de la commission économie politique, le couple de sociologues, spécialistes de la grande bourgeoisie et engagés contre son règne sans partage sont intervenus place de la République (sous la pluie ! Merci à eux !). Voilà ce qu’ils nous ont dit :

Qu’est-ce que la violence ?

La réponse qui vient immédiatement à l'esprit concerne la violence visible de la chemise arrachée au directeur des ressources humaines d'Air France. Mais la violence dont nous allons vous parler aujourd'hui est invisible et pourtant elle se traduit par la pauvreté des uns et la richesse des autres.

Pour quelles raisons les actionnaires des beaux quartiers touchent-ils toujours plus de dividendes juteux au même moment où sont licenciés les salariés et les ouvriers dont le travail non rémunéré à sa juste valeur explique pourtant une telle richesse ? Pour quelles raisons ce sont des rémunérations obscènes en millions d'euros pour les uns et des revalorisations du salaire minimum qui se comptent en centimes pour les autres ?

Nous sommes d'accord avec le milliardaire américain Warren Buffet lorsqu'il a déclaré à CNN, en 2005, que nous sommes passés de la lutte des classes « à la guerre des classes mais c'est nous les riches qui la menons et qui sommes en train de la gagner ».

Quelles sont leurs armes ?

Elles doivent être invisibles et donc ne pas se donner à voir comme des armes d’une guerre sociale menée contre les peuples. Mobilisés à tous les instants et sur tous les fronts, les riches agissent en tenue de camouflage, costume-cravate et bonnes manières sur le devant de la scène, exploitation sans vergogne des plus modestes comme règle d'or dans les coulisses. Nous sommes face à une violence insidieuse venue tout droit des beaux quartiers et notre travail consiste précisément à observer les visages des vrais casseurs en nous appuyant sur une trentaine d'années de recherches sur ceux qui s'accaparent toutes les richesses et tous les pouvoirs. Dans cette immense casse sociale les dirigeants politiques de toutes les droites et de la gauche libérale se sont associés très étroitement.

Leurs armes sont nombreuses. Elles relèvent du champ économique tout d’abord mais nous avons choisi, dans le cadre de nos exposés préliminaires à la discussion, de nous centrer sur les armes idéologiques et linguistiques : alors que les riches organisent à l'échelle de la planète une fraude fiscale très importante qui prive les recettes fiscales de l'État français chaque année de 80 milliards d'euros c’est l'association du pauvre et du fraudeur, à la sécurité sociale ou aux indemnités de chômage, qui est bien présente dans l'esprit de nombreux membres des catégories moyennes et populaires. Ceux-ci ne cessent d'être stigmatisés par les médias, propriété des patrons du CAC 40, comme assoiffés d'assistanat. Ce qui, soit dit entre nous, porte ses fruits d'une manière totalement inattendue puisque ce sont chaque année, en France, 4 milliards d'euros dus au titre des prestations qui ne sont pas réclamés par leurs bénéficiaires.

Des créateurs d'emploi ?

Les héritiers des grandes dynasties de la noblesse et de la bourgeoisie fortunées se présentent, et se vivent, en créateurs de richesse et en créateurs d'emplois. A l’opposé les salariés et les ouvriers sont traités de charges et de coûts. Le processus de déshumanisation lié au fait que les salariés et les travailleurs ne soient plus qu'une ligne comptable au même titre que le parc des machines permet d'obtenir toujours plus de sacrifices avec l'espoir de Pierre Gattaz le chef de guerre du MEDEF et de son adjudant Geoffroy Roux de Bézieux de détruire de manière irréversible le droit du travail. Les travailleurs, ceux qui sont pourtant les créateurs de richesse par un travail qui n'est pas rémunéré à sa juste valeur par les héritiers des beaux quartiers qui possèdent les titres de propriété des moyens de production, les travailleurs donc, doivent être comme autrefois avec le servage, l’esclavage ou le péonage, taillables et corvéables à merci.

Si vous êtes là ce soir aussi nombreux, si Nuit Debout s’est mise en place depuis le 31 Mars, jour de la manifestation unitaire contre la loi El Komhri, c'est bien que vous avez conscience de la gravité de la situation et de son son irréversibilité si cette loi scélérate passe.

Ce que nous vous disons n'a rien de nouveau ni de très original : écoutons le philosophe Paul Nizan dans son petit livre très éclairant « Les chiens de garde », paru en 1932.

« La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu'elle travaille, qu'elle exploite, qu'elle massacre pour le bien final de l'humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu'il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ».

Depuis 1932 il y a eu la victoire du Front populaire en 1936, il y a tout juste 80 ans et pourtant la bourgeoisie est triomphante et le prolétariat le grand perdant. Comment cela est-il possible ?

Les nouveaux chiens de gardes

Les médias se sont considérablement développés avec notamment l'apparition de la télévision et de ses nombreuses chaînes et journalistes chargés de « travailler » en profondeur les esprits afin que ceux-ci soient réceptifs aux intérêts des dominants. Les journalistes et autres vendeurs de vent néolibéral ont été délicieusement dénommés par Serge Halimi, le directeur du Monde Diplomatique, « les nouveaux chiens de garde » en référence précisément au livre de Paul Nizan qui, lui, désignait comme chiens de garde les philosophes de l'époque. Les médias et les agences de communication désormais au cœur du champ politique œuvrent à la naturalisation de la loi du marché et de sa compétitivité. La naturalisation de cette histoire totalement immature et infantile est pourtant la clef de voûte qui permet la transformation de la violence objective des plus riches en un assujettissement des travailleurs à ces règles du jeu néo- libéral au point de les présenter comme incontournables.

Fraude fiscale et délocalisations

Or le déficit public est le résultat de la fraude fiscale des plus riches, il n'a donc rien de naturel, c'est une construction sociale et une arme pour asservir les plus démunis.

Les délocalisations dans les pays où les ouvriers sont payés au tarif local, celui de la misère, relèvent désormais d'une inéluctabilité fatale puisqu'elles appartiennent comme les tremblements de terre et les tsunamis, au seul destin dont décident les forces naturelles du marché, mystérieuses et assez puissantes pour rendre vaine toute volonté humaine de les contrecarrer. C'est pourquoi François Hollande ne se présente plus qu'avec une boîte à outils afin de mieux masquer la réalité de la guerre des classes que mènent les plus fortunés.

On comprend pourquoi les Vincent Bolloré, Serge Dassault, François Pinault, Bernard Arnault, Martin Bouygues, Patrick Drahi, Édouard de Rothschild, Matthieu Pigasse, Xavier Niel, Pierre Bergé, achètent à tour de bras les médias pour tenter par tous les moyens idéologiques, politiques et médiatiques, de transformer en" ennemis" les agents sociaux les plus fragiles et les plus pauvres. En tout cas les plus déstabilisés par la précarisation généralisée du travail. Plus de 90 % des nouvelles embauches se font aujourd'hui en CDD. Les travailleurs ne sont plus traités en adversaires de classe, dans un combat au grand jour, comme dans la phase paternaliste du capitalisme industriel des 19e et 20e siècle, mais en surnuméraires, parasites néfastes au fonctionnement de la belle machine capitaliste à l'échelle de sa mondialisation. Quoi qu'ils fassent, quel que soit leur porte-parole, les dominés ont tort. Les organisations syndicales et politiques, les militants et les intellectuels qui dénoncent les inégalités sont systématiquement taxer de populisme. Votre mouvement, Nuit Debout, est trop souvent présenté sous le seul angle des incidents violents qui se passent ici et là et qui viennent masquer la force tranquille, la lame de fond que semble représenter votre assiduité et votre ténacité depuis le 31 mars.

Les dominants ont un intérêt vital à cacher, avec l'instrumentalisation du secret fiscal, du secret bancaire, du secret défense et aujourd'hui du secret des affaires, à cacher donc leur violence et ses conséquences criminelles. Par contre ils sont dans la jubilation devant les images qui défilent en boucle sur leurs chaînes de télévision avec une chemise arrachée ou des voitures brûlées lorsque ces actes sont le fait d'ouvriers et de salariés en colère.

Convergence des luttes

Ne nous trompons pas de colère et méfions-nous des milliardaires. Ou plutôt suivons leur exemple : leur puissance est due à leur solidarité. Elle est leur atout essentiel dans cette guerre des classes qu'ils sont en train de gagner. Leur solidarité est fondée sur la communauté des intérêts de ceux qui composent cette classe, au-delà des concurrences marginales et des rivalités secondaires. Voilà de quoi inciter les vraies forces de gauche multiples et divisées à devenir unies et conquérantes. Le collectivisme manifesté par les classes dominantes, la dispersion et les luttes internes des forces d’opposition, tel est le paradoxe de la France de François Hollande. L'individualisme est par contre omniprésent dans les classes moyennes et les classes populaires ou le chacun pour soi coexiste avec une mosaïque de partis politiques, d'organisations ou d'associations diverses. Une force potentiellement considérable, mais éclatée, sans coordination ni dynamique d'ensemble. La guerre des petits chefs semble prendre le pas sur la guerre des classes.

Il est donc nécessaire de faire converger les luttes, comme le mouvement Nuit Debout l’a d’ailleurs revendiqué dès sa création, dans la construction d'un front large massif et solidaire au service d'une société plus juste. Imitons donc les riches : ils sont militants dans de nombreuses organisations, associations, cercles, clubs, institutions formelles ou informelles mais toujours dans une convergence de ces mobilisations pour la défense de leurs intérêts. Vous nous direz c'est facile ils sont pas nombreux, 1 % de la société c'est plus simple pour se mobiliser ! On est d'accord mais le reste de la société c'est 99 % ! Mieux encore ces 99 % sont ceux qui font fonctionner le monde de l'économie réelle. Notre force de frappe est donc potentiellement absolument considérable.

Il est donc temps, en ce 80e anniversaire du Front Populaire que nous soyons capables, dans le respect des sensibilités des uns et des autres, de créer une dynamique pour mettre fin à un système inique. Nos divisions sont le meilleur gâteau que nous pouvons offrir aux plus riches et nous pouvons vous assurer qu’ils sont gourmands ! À nous de cesser de les gaver !

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

Référence :

La violence des riches, Chronique d’une immense casse sociale, La Découverte/Poche, 2014

Tentative d’évasion (fiscale), La Découverte/Zones, 2015

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:48
Que peut Nuit Debout ?

Que peut Nuit Debout ? Déclencher la grève générale ? Rédiger une nouvelle Constitution ? Changer les structures de la société ? Oui, ce serait souhaitable. Mais que peut réellement Nuit Debout aujourd’hui ? D’où vient le mouvement et quelle contribution originale peut-il apporter au projet de mettre en échec la loi Travail et son monde ?

Reprendre la parole et passer à l’action : tels sont sans doute les motivations premières des milliers de personnes qui occupent en ce moment les places de France. La parole, confisquée par une classe politique de professionnels hors-sol et des grands médias verrouillés. L’action collective, devenue si difficile en ces temps de précarité encore assombris par l’état d’urgence. Et pourtant, nous voici embarqués avec jubilation dans un mouvement social totalement inédit en France, dont l’ampleur et les conséquences sont encore imprévisibles.

L’étincelle a été cette loi Travail, dont on se demande encore comment elle peut recevoir aujourd’hui certains soutiens syndicaux. Car elle fait prédominer l’accord d’entreprise, lieu privilégié du chantage à l’emploi, sur la loi et les conventions de branche. Et elle fait du licenciement économique une décision de routine, en l’autorisant dans le cas d’une simple « dégradation importante de la trésorerie » ou d’une baisse de l’activité pendant quelques mois – circonstances banales de la vie des affaires. Vidant de sens la notion de « cause réelle et sérieuse du licenciement », elle précarise brutalement le CDI, le rendant bien plus flexible que le CDD.

Cette agression s’inscrit dans « l’état d’urgence économique » décrété le 17 décembre 2015 par Pierre Gattaz, le président du Medef, pour profiter du choc provoqué par les attentats de Paris et Saint-Denis. Mais la stratégie du choc a échoué et le corps social a réagi fortement. La pétition #LoiTravailNonMerci, le site web #OnVautMieuxQueCa, les journées de grèves et de manifestations organisées en mars par les organisations syndicales combatives ont exprimé ce rejet majoritaire dans la société. Le mouvement a pris toutefois une dimension nouvelle le 31 mars avec l’initiative #NuitDebout en faveur de la « convergence des luttes ».

D’une lutte contre une nouvelle réforme néolibérale du droit du travail, on est désormais passé à un rejet de « la loi Travail et son monde ». La référence explicite, largement présente dans le mouvement, à la lutte de Notre-Dame-des-Landes – contre « l’aéroport et son monde » – est signifiante : l’ambition du mouvement n’est pas seulement de mettre en échec un projet mensonger, inutile et nuisible, mais de rejeter le monde qui l’a produit et de commencer à en construire un autre. En France, quatre années de présidence Hollande et de promesses méprisées, allant jusqu’à l’infâme projet de déchéance de nationalité et la scandaleuse loi Travail, débouchent sur un constat largement partagé : il n’y a plus rien à attendre ni à négocier. L’oligarchie qui nous gouverne, de « gauche » comme de droite, n’est plus un interlocuteur car elle a fait sécession. Avec les 1%, nous n’avons plus de monde en commun.

Mais comment expliquer la forme Nuit Debout ? Bien sûr les exemples étrangers, multiples depuis cinq ans, sont des inspirations. Comme pour les Indignés/Occupy, face aux abus des riches et au mépris des gouvernants, la révolte s’investit sur les places qui deviennent alors des « zones libérées », des Zad urbaines où l’on peut échanger, résister, expérimenter et construire. On y retrouve son souffle, on y libère sa parole, on y écrit de nouveaux récits, des utopies concrètes pour refonder un vivre ensemble. A quelques centaines d’abord, puis quelques milliers, bientôt peut-être beaucoup plus.

Joue aussi la mémoire des puissants mouvements de 2003 et de 2010 contre la réforme des retraites, et de leur échec malgré une longue succession de gigantesques manifestations largement soutenues par l’opinion publique. Il fallait donc innover.

Ce travail de réappropriation de la parole et de la créativité constitue un « nous » populaire. Il reconstruit du commun entre des individus jusqu’ici séparés par la concurrence et entre des luttes elles-aussi impuissantes car divisées. Le salariat éparpillé en multiples statuts, tétanisé par la précarité et la peur du déclassement, ne parvient plus à occuper les usines ou les bureaux : il occupe les places. On voit bien la puissance politique possible de cette créativité populaire. Mais elle est encore en devenir. Comment faire pour que Nuit Debout déploie véritablement sa puissance et commence à changer la société, au-delà des places occupées ?

Appeler à la rédaction d’une constitution ou à la grève générale suppose la question résolue. On doit bien sûr commencer à y réfléchir, mais rédiger une nouvelle constitution ne deviendra d’actualité qu’en réponse à l’affirmation d’une puissance constituante. Or Nuit Debout n’est encore qu’un début de pouvoir destituant. Le blocage de l’économie par la grève serait une arme précieuse, mais la Nuit Debout se construit pour l’instant sans grèves. Il faut donc, sans attendre, imaginer des objectifs et des formes d’action différentes qui s’appuient sur l’énorme énergie déjà disponible.

En 2010, des AG interprofessionnelles avaient initié des blocages de dépôts de carburant et de plate-formes logistiques qui auraient pu faire basculer le rapport des forces s’ils s’étaient étendus. Plus largement, ces dernières années ont vu une progression inédite en France des actions de désobéissance civique, une tradition de lutte jusqu’ici peu enracinée dans notre pays. Notre-Dame-des-Landes, Sivens et autres projets inutiles et fermes industrielles, lanceurs d’alerte, actions antipub, faucheurs de chaises dans les banques impliquées dans les paradis fiscaux, actions lors de la COP 21 et maintenant contre les multinationales pétrolières à Pau ou à Paris...

Face à une oligarchie retranchée dans son bunker d’où elle gouverne contre le peuple, le blocage et la désobéissance civique deviennent des outils clés. Le scandale Panama Papers s’est ajouté à l’agression de la loi Travail pour démontrer le cynisme des élites. Des actions de désobéissance non violente mais déterminée contre le Medef, les banques et les multinationales peuvent aujourd’hui contribuer au rapport de forces qui permettra des victoires, tant sur la loi Travail que sur les paradis fiscaux et les énergies fossiles.

Contre la loi Travail et son monde, contre l’évasion fiscale et les crimes climatiques, les pétitions, les grèves et les manifestations, les occupations de places sont indispensables mais ne suffiront pas : en lien avec la place de la République et toutes les places occupées, avec les syndicats et associations, avec les citoyen.ne.s mobilisé.e.s, inventons les actions de désobéissance non violente et résolue qui frapperont les imaginations et renforceront le pouvoir citoyen.

Contribution collective aux débats qui agitent le mouvement par Annick Coupé (ancienne porte-parole de Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Nicolas Haeringer (350.org) et Aurélie Trouvé (économiste atterrée).

https://france.attac.org/se-mobiliser/loi-travail-onvautmieuxqueca/article/que-peut-nuit-debout

Photo VDN

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 14:26
 	 Toutes et tous debout !

Attac appelle à se joindre aux occupations des places, place de la République à Paris et autres places de France. Beaucoup d’entre nous ont déjà commencé mais le mouvement doit s’étendre et se pérenniser.

Ces initiatives convergent avec ce que nous ressentons depuis plusieurs mois : le temps est dépassé de la négociation et du compromis, l’oligarchie qui nous gouverne n’est pas un interlocuteur car elle vit hors-sol, la désobéissance est un devoir.

C’est la raison pour laquelle, après avoir réquisitionné des chaises dans plusieurs banques depuis plusieurs mois pour signifier les hold-ups financiers en cours, nous appelons à bloquer les agences Banque Privée de la Société générale, qui proclame sans vergogne son honnêteté dans l’affaire des Panama Papers.

C’est aussi pourquoi nous avons appelé au blocage, réussi, du sommet des multinationales pétrolières à Pau qui entendent accélérer le désastre climatique par les forages pétroliers en eau profonde.

Nous ne sommes pas des sujets demandant sécurité, clémence et concessions du bon vouloir de gouvernants abrités derrière l’état d’urgence . Nous avons besoin d’air pour retrouver notre souffle, de lieux pour libérer notre parole et écrire de nouveaux récits, d’utopies concrètes pour refonder un vivre ensemble.

Nous ne sommes pas une foule qui « grogne », selon l’expression consacrée, nous venons de loin et de partout, par des moments souvent difficiles. Nous participons aux manifestations jusqu’à l’abandon de la « loi Travail » et nous installons nos énergies de vie et nos expériences sur les places publiques et dans tous les lieux que nous pouvons transformer en agora. Car « les mots justes, trouvés au bon moment, sont de l’action ». Nous commençons ainsi à refonder la politique.

ATTAC FRANCE 12 avril 2016

 	 Toutes et tous debout !
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:45
Nuit debout : de plus en plus de monde pour inventer la démocratie

Suivons à Lille le mouvement « Nuit Debout »

Samedi 9 avril (40 Mars) place de la République

Afin de créer un lieu de rencontre, d'échange, de mobilisation au vu de tous, un véritable forum en son sens athénien, nous aimerions, le temps d'un coucher de soleil, et jusqu'à ce que notre énergie s'épuise, monter sur la place de la République une alternative à échelle locale à tous les modèles sociaux, économiques, culturels, écologiques, que la société nous impose. On occupe l’espace public pour reprendre notre place dans la République.

Venez, réfléchissons ensemble à notre devenir commun.

Ni entendues ni représentées, des personnes de tous horizons reprennent possession de la réflexion sur l’avenir de notre monde. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public. La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous. L’humain devrait être au cœur des préoccupations de nos dirigeants. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général.

Le mot d’ordre de tous, c’est la « convergence des luttes », mais sinon, il n’y a pas de revendications communes encore bien définies. L’idée générale est de « repenser le système ».

Il y a des idées nouvelles qui surgissent et surtout un espoir. Les gens viennent débattre, confronter leurs idées, s’opposer parfois, mais toujours de façon pacifique.

Je n’ai pas bien compris d’où partait ce mouvement, mais c’est intéressant

Cela fait plaisir de voir tout ce monde ensemble, dans le calme et la bonne humeur

Ils ont réussi à donner une image très ouverte, où chacun se sent à l’aise.

Des AG d’étudiants, j’en ai fait et refait. Mais celles-ci sont marrantes, elles parviennent à transcender les organisations classiques.

On est gouverné par une élite, le but, c’est de remettre en cause le système qui nous gouverne .

Ce qui m’a plu dans la commission logistique, c’est que ça a donné quelque chose de cohérent sans qu’on ait besoin d’une organisation verticale.

Je crois qu’il y a un ras-le-bol général, je crois que les gens en ont vraiment marre de la façon dont on est gouvernés.

Il y a des gens, je crois qu’ils ne savent même pas pourquoi ils sont là, mais ça leur fait du bien, ils ont juste besoin que ça change.

Cela fait plusieurs mois et même années, que j’ai l’impression qu’il y a un réel problème de démocratie, que nos politiques ne représentent plus ce qu’il se passe sur le terrain.

Cela m’énerve beaucoup et ici, je peux échanger avec les gens, pour essayer de faire avancer les choses. Pour cela je reviendrai demain, et mardi, et mercredi, et au-delà.

Pour donner envie de lutter. Il faut la réduction du temps de travail, celui qui travaille sans arrêt, il ne participe pas, et il n’y a pas de démocratie sans participation des travailleurs

C’est compliqué la démocratie

Les assemblées suivent un code bien précis, avec une gestuelle qui facilite la sérénité des débats : mains en l’air pour approuver, en croix pour dire non, qui moulinent pour dire à celui qu’il parle qu’il se répète, etc.

Chaque commission a un porte-parole qui vient rendre compte de son travail. Tout se mélange un peu : la commission Démocratie se demande comment s’organiser sans hiérarchies ; la commission Communication parle réseaux sociaux ; la commission Action contacte les syndicalistes ; ...

quelques emprunts à Reporterre.net

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:10
Loi Veil 40 ans, le bel âge

Quarante ans après la promulgation de la loi VEIL dépénalisant l'avortement, le Collectif national pour les droits des femmes, le planning familial, plusieurs associations féministes, partis et syndicats ont appelé à une manifestation à Paris ce samedi 17 janvier.

Ils étaient 2200 selon la police, 7000 selon les organisateurs.

"L'avortement, on s'est battu pour le gagner on se battra pour le garder"

Environ 210.000 avortements sont pratiqués chaque année en France.

Le droit à l'avortement est toujours menacé en raison du manque de structures réellement accessibles.

« L'IVG est un droit fondamental »

« Nous demandons la création d'un centre d'IVG par hôpital avec le choix de la méthode (chirurgicale ou médicamenteuse, ndlr) pour les femmes »

« C'est tout un parcours du combattant pour que les femmes puissent trouver un centre où elles aient un accompagnement »

« Beaucoup de médecins opposent encore la clause de conscience »

Les manifestants demandent

  • des centres d'interruption volontaire de grossesse soit sous forme de structure de l'établissement hospitalier, soit sous forme de Centre de santé public

  • le remboursement total de l'IVG y compris les actes afférents à la bonne réalisation de l'IVG (examens biologiques, échographie, première consultation)

  • des délais légaux accrus

  • la suppression de la clause de conscience

  • la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, « promesse » de François Hollande

  • ...

Chantal D'Halluin, Alain Descamp et Brigitte

Loi Veil 40 ans, le bel âge
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:50
La loi Veil a 40 ans et maintenant ?

17 janvier 1975-17 janvier 2015, la loi sur l’avortement a 40 ans

Le 17 janvier 1975 : promulgation de la loi sur l’avortement (précédée d’une loi autorisant la contraception). Elle est adoptée pour 5 ans à l’essai.
6 octobre 1979 : Nous sommes 50 000 dans la rue pour confirmer définitivement la loi.
1982 : obtention du remboursement de l’IVG après de nouvelles mobilisations.
Durant les années 90 : actions de commandos contre les CIVG.
27 janvier 1993 : obtention par la CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception) du délit d’entrave à l’IVG.
Loi du 4 juillet 2001 : l’ANCIC (Association Nationale des Centres d’IVG et de Contraception), la CADAC et le MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial) obtiennent la loi qui reconnaît comme droit unique, le droit à la contraception et à l’avortement. Enfin l’IVG sort du Code pénal !

Le combat des femmes pour le droit à disposer de leur corps est un combat permanent.

Le droit à l’avortement est toujours fragile. En Espagne, il a bien failli ne plus exister. Sans les manifestations massives de rue et la solidarité internationale, les femmes de ce pays ne pourraient plus accéder à ce droit.
En France, de nos jours, la loi Bachelot sur l’hôpital dite loi « Hôpital Patients Santé Territoire » entraîne, entre autres, la fermeture de nombreuses maternités où sont pratiquées les IVG.
Ces fermetures compliquent l’accès à l’avortement et tendent à le réduire gravement.

Prenant appui sur la crise financière de 2008, les gouvernements successifs nous imposent des politiques d’austérité. Tout en faisant des cadeaux au patronat, ils détruisent les services publics : réduction de personnel et de moyens, privatisations, fermeture de structures notamment dans la santé.
Les conséquences de ces choix politiques touchent de plein fouet les femmes. En effet, ce seront elles qui s’occuperont à la maison des malades, des personnes âgées etc… et abandonneront leur travail !

Ces réductions de dépenses mettent en péril l’existence des associations qui luttent pour les droits des femmes.

Les mouvements réactionnaires sont à l’offensive, réactivent et développent leurs réseaux. Ils véhiculent et déversent des idées nauséabondes, anti démocratiques, rétrogrades, sexistes, LGBTIphobes (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres). Ils rêvent d’une vision de la famille passéiste et de renforcer encore les inégalités femmes/hommes.
Le gouvernement n’a cessé de reculer devant eux : sur les ABCD de l’égalité, sur les stéréotypes de genre. Il a aussi reculé sur la PMA pour toutes les femmes qui était pourtant une promesse du candidat Hollande.
A contrario, il reste inflexible sur nos revendications.

C’est pourquoi le mouvement féministe appelle à la mobilisation pour :

  • l’abrogation de la loi Hôpital Patients Santé Territoire

  • le maintien et le développement des services publics

  • un centre d’IVG dédié par hôpital avec le choix de la méthode

  • des moyens pérennes pour les associations

  • la PMA pour toutes les femmes

  • le rétablissement, développement et extension des ABCD de l’égalité

En 1975 on s’est battues,on a obtenu des nouveaux droits !

« N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise économique, politique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question » Simone de Beauvoir

Jeudi 22 janvier 2015 à 19 h le planning familial vous invite à la projection du documentaire « yo decido » au cinéma l'Univers Lille, entrée libre.
La loi Veil a 40 ans et maintenant ?
La loi Veil a 40 ans et maintenant ?
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