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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:07
Loi Santé : des avancées en matière de contraception et avortement mais ….

Les député-es ont voté en première lecture le projet de loi santé présenté par Marisol Touraine. Cette loi contient de réelles avancées, et inscrit l’égalité femmes hommes dans les objectifs de santé.

Dans un contexte français où les inégalités sociales de santé s’accroissent, elle doit s’accompagner d’un renforcement de la prévention, notamment en matière de santé sexuelle.

L’amélioration de l’accès aux soins pour toutes et tous contribue à la lutte contre ces inégalités qui touchent particulièrement les femmes. La généralisation du tiers payant est une mesure incontournable pour lutter contre le renoncement aux soins.

Plusieurs mesures vont permettre d’améliorer le parcours des femmes en matière de contraception et d’IVG:

  • Suppression du délai de réflexion, qui renforce leur légitimité à décider pour elles-mêmes. Enfin, elles sont reconnues capables de réfléchir le temps qui leur est nécessaire ! 2 jours, 7 jours, 15 jours … !

  • Accès à la contraception d’urgence dans toutes les infirmeries scolaires sans autorisation parentale

  • Elargissement des compétences des sages-femmes à la pratique de l’IVG médicamenteuse

  • Et, pour la première fois, inscription d’un droit opposable : le droit à l’information sur tous les moyens de contraception et sur toutes les méthodes d’avortement.

Cette reconnaissance de l’autonomie des femmes et de leur légitimité à choisir d’interrompre une grossesse non voulue, celle des jeunes à accéder à la santé sexuelle sans autorisation parentale va lever certains obstacles et favoriser les démarches autonomes de chacun-e pour exercer ces droits. Pour autant l’âge plancher éliminera des dispositifs les moins de 15 ans, peu nombreux, qui effectuent des démarches autonomes en matière de prévention et de soins en santé sexuelle.

L’enjeu est maintenant de mettre en place les conditions pour accéder aux informations, aux services et aux soins, sur tous les territoires, dans de bonnes conditions d’accueil et d’accompagnement et dans la proximité. Il s’agit de mettre en œuvre la loi avec des professionnel-les formé-es, et en s’appuyant sur toutes les ressources du territoire, dans une approche globale et positive de la sexualité qui facilite réellement le parcours de prévention et de soins en matière de santé sexuelle.

Et de faire appliquer la loi, toute la loi, avec les moyens nécessaires !

Reste à lever la « double clause de conscience » pour faire de l’IVG un acte médical comme un autre, et à affronter la question posée par toutes les femmes qui ne trouvent pas de réponse à une demande d’IVG en France.

Les centres de planifications, les établissements d’information, les professionnelles et les bénévoles, tout.e.s les militant.e.s du Planning Familial continueront de poursuivre cet objectif.

Communiqué du Planning Familial 17 Avril 2015

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 17:35

La France pourrait se voir condamner par la Cour européenne de justice pour non application des Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA). Pour échapper aux fourches caudines européennes le gouvernement a annoncé, le 6 février dernier, 38 mesures urgentes.

Pollution voitureLa qualité de l’air intéresse-t-elle vraiment le gouvernement français ? Alors que l’exposition aux particules prive en moyenne chaque européen de 8,6 mois de sa vie, il aura fallu attendre le 6 février 2013 et la réunion du Comité interministériel sur la qualité de l’air (CIQA) pour que le sujet soit enfin abordé par le gouvernement. «Aucune information ne filtrait sur le sujet depuis novembre», avoue José Cambou de France Nature Environnement (FNE). Autre constat, le Conseil National de l’air présidé par le député UMP de Haute Savoie, Martial Saddier, ne s’est pas réuni depuis le 27 mars 2012. Enfin, Delphine Batho sollicitée par le Bureau Environnemental Européen (EEB) et la Commission européenne pour le lancement de l’«année de l’air», a boudé ces temps forts européens.

L’Europe contraint, les Etats-membres défaillent

L’écart se creuse entre une réglementation européenne de plus en plus contraignante et des Etats-membres incapables de mettre en place des plans de lutte contre la pollution de l’air. Récemment, le commissaire européen à l’environnement déclarait : «Les liens que l’OMS a établi entre la pollution atmosphérique et la santé humaine confirment la nécessité d'intensifier notre politique dans ce domaine». De nouvelles limites pourraient être fixées sur les PM10, et les PM2,5, ces dernières étant devenues valeurs seuils en 2008. En fait, « depuis une quinzaine d’années nous allons vers de nouvelles demandes de dérogation de la part des Etats-membres au lieu de mettre en œuvre les obligations réglementaires existantes », explique Louise Duprez de l’EEB.

Quel coût pour la France ?

Lors du CIQA, Delphine Batho a évoqué une amende estimée à 11 millions d'euros, en plus d'astreintes journalières de 240.000 euros par jour, jusqu'à ce que les valeurs limites de qualité de l'air soient respectées, «soit au moins 100 millions d'euros la première année et 85 millions d'euros par la suite», selon la ministre. La Commission européenne a annoncé le 24 janvier dernier vouloir changer sa procédure en manquement. «L’objectif est à présent d’inviter instamment les Etats membres qui connaissent des problèmes persistants de qualité de l’air à prendre des mesures ambitieuses, rapides et efficaces, afin que la période d’infraction soit la plus courte possible», écrit la Commission. Jusqu’à présent les décisions prises par la Cour européennes de justice ne portaient que sur des faits passés, ce qui n’incitait guère les Etats membres à prendre des mesures contre les futurs dépassements. «Il n’est pas improbable que la France soit condamnées à verser plusieurs centaines de millions d’euros, plus des astreintes journalières», explique Sébastien Vray, président de l’association Respire.

Le plan d’urgence du CIQA : mesures ou mesurettes ?

Finies, les zones d'action prioritaires pour l'air (ZAPA) imaginées par le gouvernement précédent : elles sont jugées «socialement injustes et écologiquement inefficaces» par la ministre de l’Ecologie, qui a acté lors du Comité du 6 février «l’échec du dispositif». Dans son plan d’urgence en 38 points, Delphine Batho parle désormais de «repenser les moyens de transport existants, les politiques de mobilité et les moyens de chauffage domestique» et sonne le grand retour des Plans de protections de l’atmosphère (PPA) lancés par Corinne Lepage en 1996, avec sa loi sur l’air. Le ministère de l’écologie souhaite «que toutes les zones actuellement soumises au contentieux européen sur les particules PM10 disposent d’un PPA validé d’ici l’automne 2013». A ce jour, 12 PPA sont en cours de réalisation et 2 ont été adoptés (Vallée de l’Arve et Bordeaux). Les autres ont des états d’avancement divers.

 La taxe sur le diesel renvoyé à la commission sur la fiscalité écologique

 

Sur la question ultra-sensible d'une hausse des taxes sur le diesel,  René Dutrey, élu EELV au Conseil de Paris et présent au CIQA a pu constater pendant la réunion «un front commun des collectivités contre le diesel». Il faut dire qu’il fait beaucoup parler de lui depuis que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS a classé, en juin 2012, les particules diesel parmi les «cancérogènes certains pour l’homme». La ministre a néanmoins renvoyé le sujet aux résultats des travaux de la commission pour la fiscalité écologique, soit à la fin du 1er semestre 2013. « Cette idée fait son chemin, a-t-elle reconnu, tout en rappelant que le débat n'était « pas tranché ». Une étude va être lancée pour permettre une identification des véhicules les plus vertueux, globalement les plus récents, qui seront autorisés en cas de pic de pollution, a expliqué Delphine Batho. Serait-ce alors le grand retour de la pastille verte lancée en 1998 par le gouvernement Jospin ? Pas tout à fait. « Des techniques plus modernes existent, a précisé la ministre. Dès le mois de juin, nous allons préciser les technologies d’identification des véhicules les moins polluants, comme les badges ou la RFID». Autre mesure permettant d’anticiper les pics de pollution, les restrictions de circulation ne seront plus appliquées en cas de pics de pollution avérés mais dès leur prévision.

Elus divisés

Si René Dutrey salue enfin «la montée en puissance des solutions alternatives  dans ce plan d’urgence», avec l’incitation au covoiturage, le développement des véhicules électriques en ville, mais aussi des initiatives pour réduire les émissions industrielles, le président de Plaine Commune, Patrick Braouezec, reste pour sa part très critique. « Ce plan semble être plus une réponse aux injonctions de l’Union Européenne face au non-respect de la France sur les seuils de qualité de l’air, sans être à la hauteur de l’enjeu sanitaire», conclut l’ancien maire communiste de Saint-Denis.

Geneviève de Lacour

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:30

Ce que montre l'affaire des lasagnes au cheval est démonstratif des valeurs d'un grand nombre de managers peu regardants en matière d'éthique et, par contre, en quête de profits permanents, peu importe les moyens employés.

Ces circuits longs, car se traduisant des trajets couvrant la surface de l'Europe, impliquent un gaspillage énergétique évident justifié par une mode de la sous-traitance soit-disante génératrice d'économie, mais qui la montre bien qu'elle est la porte ouverte à toutes les fraudes possibles.

Ces lasagnes pourraient très bien être préparés à un prix accessible par un commerçant et artisan alimentaire local. Le consommateur bénéficierait d'une qualité certainement plus élévée et le producteur de viandes (bio idéalement) vivrait de sa production. Il est temps que le consommateur-citoyen dénonce cette économie de l'absurde !  Cette fraude pour le consommateur, ce délit énergétique et climatique. M.E.

Le schéma ci-après de l'AFP parle de lui-même : aberrant et scandaleux !

Circuit-alimentaire-lasagnes-02-2013.png

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:41

Le MondeC'est un rapport saisissant que publie, mercredi 23 janvier, l'Agence européenne de l'environnement (AEE). Intitulé Signaux précoces et leçons tardives : science, précaution, innovation, il pointe tout au long de ses quelque 700 pages, les failles béantes du système de régulation sanitaire et environnementale en vigueur, en Europe comme ailleurs.

De l'essence plombée au bisphénol A, en passant par les insecticides systémiques (Gaucho, Cruiser, etc.) ou encore le DDT, l'agence européenne liste quinze dossiers dans lesquels des risques importants pour la santé des populations ou l'environnement ont été ignorés, cachés ou relativisés, et s'avèrent finalement coûteux pour la collectivité.

" Il y a quelque chose de profondément mauvais dans la manière dont nous vivons aujourd'hui ", écrit Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE, dans une préface dont le ton offensif est en rupture radicale avec la prose habituelle des instances de l'Union. Il y a tout autour de nous des maladies destructrices causées par les inégalités d'accès à une eau propre, à la santé ou à un environnement sain. Elles sont renforcées par les actions politiques de court terme et une adulation de la richesse qui crée de la division sociale. "

Le premier volet du rapport, publié en 2001, dressait déjà une liste importante de sujets majeurs négligés, de la crise de la vache folle à l'amiante, en passant par le distilbène - un médicament responsable de malformations à la naissance. " Force est de constater, avec ce second volume, qu'aucune conséquence n'a été tirée du premier, déplore la députée européenne Corinne Lepage, qui devait présenter le texte devant le Parlement européen, mercredi, avec Mme McGlade. Et que plus on parle du principe de précaution, moins on l'applique. "

Les similitudes entre les différents cas présentés sont " frappantes ", constate Mme Lepage. " Sur l'ensemble des sujets et dans tous les pays, on voit que ce qui se produit est très semblable, avec des lanceurs d'alerte qui ne sont pas écoutés, des industriels qui influent sur les décideurs, etc. ", poursuit l'avocate, spécialiste en droit de l'environnement.

Le premier volume montrait par exemple que les premiers signaux d'alerte sur l'amiante à faible dose avaient émergé dès 1896. Pourtant, l'usage de la fibre tueuse fut interdit en France en 1997, soit un siècle plus tard.

Le second volet décrit aussi comment le savoir disponible sur la dangerosité d'un produit est souvent ignoré ou nié, pendant de nombreuses décennies avant que les premiers effets sur la santé ou l'environnement se fassent sentir. " Les effets neurotoxiques du plomb étaient déjà connus à l'époque romaine, lit-on dans le rapport. Dès 1925 (...) de nombreux experts ont mis en garde, aux Etats-Unis, des impacts sanitaires probables qu'aurait l'ajout de plomb au carburant. " A partir de 1977, le plomb a été progressivement banni des carburants.

D'autres retards à l'allumage sont encore plus frappants si l'on s'intéresse par exemple à l'éthinylestradiol. Cette hormone de synthèse utilisée dans les contraceptifs oraux est suspectée de passer dans l'environnement via les eaux usées depuis 1976. Au milieu des années 1980, son action sur la faune aquatique - les changements de sexe des poissons - est avérée. Ce n'est qu'en 2012, près de trente ans plus tard, que Bruxelles décrète l'éthinylestradiol " substance prioritaire " et propose de mettre en place d'ici à 2016 un seuil de qualité des eaux applicable à cette substance, à atteindre d'ici à 2027.

Les auteurs du rapport pointent quatre sujets émergents : les nanotechnologies, les OGM, les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles et le nucléaire.

Concernant les nanomatériaux, les effets indésirables des nanoparticules de dioxyde de titane ont été mis en évidence en 1992, mais il faudra attendre 2009 pour que l'Europe en tire les conséquences dans un règlement sur les cosmétiques. La Commission européenne prendra deux ans de plus pour en proposer une définition officielle.

Parfois, les réactions ne sont pas si lentes. En témoigne le classement en 2011 des radiofréquences de la téléphonie mobile comme " cancérogènes possibles pour l'homme ", par le Centre international de recherche sur le cancer. Et ce, note le rapport, malgré " l'inertie de l'industrie de la téléphonie mobile " à prendre en compte différentes études, en particulier celles menées depuis 1999 par Lennart Hardell (université d'Obrero, Suède). Les travaux de ce dernier, de même que l'étude internationale Interphone, a fait l'objet de fortes controverses.

Pourtant, souligne le rapport, ces résultats " montrent un risque accru de gliome - tumeur cérébrale - et de neurinome du nerf acoustique associé à un usage prolongé du téléphone mobile " et que " les adolescents semblent présenter un risque plus élevé que les adultes ". " Ce rapport met en évidence que le coût de l'inaction n'est pas correctement évalué : on ne sait jamais réellement combien coûte à la collectivité le fait de ne rien faire ou de le faire trop tard, insiste Mme Lepage. De même, le système juridique est fait de telle manière (on le voit en France avec l'affaire de l'amiante) que les responsables ne risquent jamais rien. Ils peuvent donc engranger des profits à court terme sans se soucier des problèmes que cela peut causer sur le long terme. "

Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

 

Téléchargez le premier rapport (résumé) ici : Signaux précoces et leçons tardives: le principe de précaution 1896–2000  www.eea.europa.eu/fr/publications/environmental_issue_report_2001_22/at_download/file

 

Téléchargez le deuxième rapport (résumé) ici : Signaux précoces et leçons tardives, volume 2

www.eea.europa.eu/publications/late-lessons-2/at_download/file

 

DES PRESSIONS ET UN RETARD DE 18 MOIS :
Le second volet du rapport Signaux précoces et leçons tardives, finalement publié mercredi 23 janvier, est régulièrement annoncé depuis près de dix-huit mois. " Cela fait presque deux ans que le rapport est achevé ", souligne la députée européenne Corinne Lepage. Selon nos informations, l'Agence européenne de l'environnement a subi d'importantes pressions sur le contenu du texte, qui met en lumière les mesures dilatoires d'entreprises à tenir compte des alertes sanitaires. Fait inhabituel dans un rapport de l'Union, le chapitre consacré aux dangers des insecticides systémiques (Gaucho, Cruiser, etc.) inclut une longue protestation de Bayer, ainsi qu'une riposte des auteurs.

 

DIX LECONS DU PASSE :

1. Le plomb dans l'essence.

2. Le perchloroéthylène dans les canalisations du réseau d'eau.

3. Le méthyl-mercure déversé dans la baie de Minamata (Japon) dans les années 1950.

4. L'exposition des travailleurs du nucléaire militaire américain au béryllium.

5. La manipulation de la science par l'industrie du tabac.

6. L'exposition professionnelle au chlorure de vinyle.

7. Les effets du DBCP sur la fertilité humaine.

8. Le scandale du bisphénol A

9. La saga du DDT.

10. L'éthinylestradiol (contraceptif oral) dans les eaux usées.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 18:06

Diffusé le Dimanche 11 Novembre à  20h40 sur France 5.
Le diesel, un secret bien gardé qui pourrait entraîner un scandale comme ceux de l'amiante ou du sang contaminé. Il implique des millions de personnes, fait tous les ans des dizaines de milliers de victimes en France, et est au coeur du secteur automobile. Au départ, ce carburant était destiné à «sauver» l'industrie automobile française. Aujourd'hui, il détruit des vies. Des scientifiques, des victimes, des détracteurs et des défenseurs du diesel témoignent sur le sujet. Ce document analyse également pourquoi et comment les autorités françaises n'ont pas alerté l'opinion plus tôt sur ses dangers.

 

 


Voir aussi notre billet du 11 décembre 2011 "Le Diesel vaut-il encore le coup ?

C'est une question qui revient  périodiquement dans les quotidiens au fur et à mesure de l'élévation du prix à la pompe du gasoil. Pourtant le Diesel n'a jamais été bon, ni pour la planète, ni pour notre santé de terrien, ... ni encore pour la balance commerciale de la France. Et souvent, de surcroît se révèle une véritable tromperie pour le portefeuille de l'acquéreur à qui le vendeur automobile a promis des économies certaines par rapport à une version à essence. (...) http://attaclillemetropole.over-blog.com/article-le-diesel-vaut-il-encore-le-coup-voila-une-question-bien-mal-posee-112379897.html

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 17:48
Actu EnvironnementEau  |  Aujourd'hui à 17h34  |  Actu-Environnement.com

La Direction générale de la santé a adressé le 18 octobre une instruction aux directeurs des agences régionales de santé (ARS) et aux préfets relative au repérage des canalisations en PVC susceptibles de contenir du chlorure de vinyle monomère (CVM) résiduel risquant de migrer vers l'eau destinée à la consommation humaine. Cette circulaire fixe également les modalités de gestion des risques sanitaires en cas de dépassement de la limite de qualité des eaux pour cette substance.

Une récente campagne d'analyse du CVM réalisée par l'Anses à la demande de la DGS a montré que le contrôle sanitaire actuel ne permet pas de détecter les non-conformités. C'est pourquoi l'instruction demande un repérage des canalisations à risques à l'échelle des communes, la définition d'un plan d'échantillonnage pluri-annuel par chaque ARS et la saisie des résultats analytiques de CVM dans la base SIS-Eaux.

En cas de dépassement de la limite de qualité des eaux en CVM, fixée à 0,5 mg/l par la réglementation, la DGS demande d'effectuer des contre-analyses et diagnostics, de mettre en œuvre des mesures correctives, de prendre des mesures de restriction de consommation le cas échéant, et d'adopter des mesures de long terme : tubage, maillage du réseau, remplacement des canalisations.

Substance cancérogène

"Le CVM peut présenter une toxicité pour des expositions par inhalation et ingestion", rappelle le ministère de la Santé. Sur la base d'expositions professionnelles par voie respiratoire à de fortes doses, le Circ a classé cette substance comme "cancérogène certain" pour l'homme en 1987. "A faibles doses et par voie orale, ce qui est le principal mode d'exposition via l'eau du robinet, il existe théoriquement un excès de risque de cancer", précise la DGS.

Laurent Radisson

 

Billet publié initialement par Actu-Environnement ce jour.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 20:10

Comment un OGM, un pesticide et un système peuvent être toxiques

G.-E.Seralini.jpgDans le domaine de la toxicologie alimentaire, Food and Chemical Toxicology est sans aucun doute la revue la plus réputée au monde. Son comité de lecture a étudié quatre mois durant notre étude et pris soin de nous demander des analyses complémentaires avant d'accepter de la publier (Tous cobayes, Flammarion, 256 p., 19,90 euros).

Nos résultats ont montré la nocivité d'une absorption sur le long terme d'un organisme génétiquement modifié (OGM) alimentaire, le maïs NK603, et de l'herbicide qui lui est associé, le Roundup. Il s'agit de la première étude toxicologique menée sur deux ans et fondée sur un tel nombre de paramètres biologiques, d'analyses anatomo-pathologiques, etc. A ce jour, plus de 160 scientifiques du monde entier nous ont apporté leur soutien ou souligné l'originalité de notre travail, dont l'unique statisticien de l'Académie des sciences.

En moins de trois semaines, différentes agences chargées de l'évaluation de ces substances ont nommé des sous-comités qui viennent de discréditer notre recherche. Ainsi peuvent-ils ne pas interdire l'OGM et le pesticide en question...

Néanmoins, il y a un premier pas : l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) appellent à tester dorénavant à long terme ces substances. Ce que quelques autres et moi-même n'avons cessé de réclamer depuis quinze ans. Les citoyens savent désormais que la science " digne " et " bonne ", les autorités garantes de leur santé, n'ont jusqu'à présent pas cru bon de devoir l'exiger.

En 2003, ces mêmes comités ont accepté la mise sur le marché par Monsanto dudit maïs NK603 à partir de tests réalisés sur une durée huit fois inférieure à celle de notre étude, sur la même souche de rats (le Sprague Dawley, qui est le mammifère utilisé dans les expériences de ce type) et des groupes d'animaux analysés n'excédant pas dix individus (comme dans notre étude). Que le nombre de paramètres biologiques et d'organes analysés ait été très largement inférieur aux nôtres ne les a nullement empêchés de donner leur feu vert (je siégeais à l'époque à la commission du génie biomoléculaire). C'est du Dr Jekyll et Mr Hyde !

Ces agences reprochent à notre étude une faiblesse statistique, elles qui n'ont jamais exigé des industriels le dixième de ce qu'elles nous intiment de fournir aujourd'hui, elles qui ont même accepté, sans sourciller, des tests sanitaires de quatre-vingt-dix jours ou moins, menés sur des groupes de quatre ou cinq rats, par exemple pour la mise sur le marché de la pomme de terre Amflora (EFSA, 2006) !

Elles ont même parfois donné leur accord sans qu'il y ait eu tests sur des animaux. Elles nous réclament des détails encyclopédiques sans lesquels il leur " serait impossible de conclure à la validité de nos résultats ", mais n'ont jamais exigé des industriels la simple transmission publique des analyses de sang dont elles ont pourtant confirmé qu'elles ne révélaient rien. Ce sont elles qui ont entretenu l'omerta des industriels sur les données sanitaires de leurs tests. " Secret industriel oblige ", rétorquent-elles.

Surtout lorsqu'on est juge et partie et qu'aucune loi n'empêche les scientifiques ayant des conflits d'intérêt de siéger dans des commissions d'intérêt national ou international... Mais qui s'offusque de ces collusions, de cette absence de transparence préjudiciable à la santé publique, donc aux citoyens ?

La science " digne " et " bonne " ne s'arrête pas en si tordu chemin : l'ensemble des six académies scientifiques - ou plus exactement, d'après témoins, deux personnes par académie et pas en séance plénière... - a rendu un avis sur notre étude. Tout y prête à commentaire, aussi m'arrêterai-je seulement sur trois points.

1. " Il serait particulièrement dangereux d'évoquer une nécessité éventuelle d'expériences à long terme à l'occasion de cet article... ".

On croit cauchemarder en boucle. Ces académiciens qui, en leur temps, ont minimisé les dangers de l'amiante, etc., ne sont même pas capables de préconiser le minimum du minimum, des tests obligatoires de trois petits mois pour la mise sur le marché d'un OGM ; ni d'imposer qu'un pesticide soit testé dans sa formulation commerciale, tel que l'agriculteur ou le jardinier l'utilise (ce que nous avons fait dans notre étude).

Car l'industriel n'a l'obligation de tester à long terme que la molécule active (le glyphosate dans le cas du Roundup). Des adjuvants sont intégrés pour potentialiser l'effet d'un produit chimique ou d'un vaccin, mais cette synergie n'a aucune conséquence sur les organismes vivants... C'est bien connu puisque ce n'est pas testé.

2. Contrairement à ce qu'ils me reprochent, je n'ai pas employé indifféremment les mots " tumeur " et " cancer " dans notre étude : le Roundup s'avère un perturbateur endocrinien, et nous avons constaté qu'il provoquait plus de cancers chez les femelles que chez les mâles.

3. " La mobilisation médiatique savamment orchestrée autour de travaux sans conclusion solide pose un problème éthique majeur. " Vraiment ?

Mais minimiser les effets sanitaires, fermer les yeux sur les lacunes du système d'évaluation et les conflits d'intérêts, soutenir l'omerta industrielle, est-ce éthique et responsable ? Enfin, qui peut penser que nous avons organisé la médiatisation de nos résultats simultanément en Russie et en Inde, pays qui ont pris immédiatement des mesures sur les OGM agricoles, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Canada, en Afrique, et j'en passe ?

Des personnes " expertes " sont allées jusqu'à demander, avec une violence exceptionnelle dans notre milieu, à l'éditeur de Food and Chemical Toxicology de retirer notre publication. Certains comprendront pourquoi nous avons choisi de ne pas avertir à l'avance les autorités sanitaires du pays : si nous l'avions fait, c'est l'étude elle-même qui n'aurait pu être conduite jusqu'à son terme. Et il importe plus que jamais que notre étude soit examinée et prolongée, mais par des scientifiques indépendants.

On lit ici ou là que des millions d'animaux et d'Américains mangent des OGM tous les jours depuis des années, sans conséquence aucune : comment proférer une telle contre-vérité ? Outre-Atlantique, les filières ne sont pas séparées, les OGM pas étiquetés, aucune épidémiologie n'est donc possible.

La transparence des données sanitaires, les études de long terme et l'expertise contradictoire sont des nécessités absolues. Nous pouvons contribuer à les mettre en place. L'explosion des maladies chroniques depuis une soixantaine d'années devrait inciter nos responsables politiques à prendre en compte les alertes en matière de santé et d'environnement, et à ne pas cautionner la réfutation précipitée, la mise au pilori organisée.

C'est de conscience et de solidarité que notre société a besoin ; en un mot, de sagesse. Les scientifiques ont le droit de se tromper. Mais ils ont le devoir d'éviter ce qui peut être évitable : la plupart des grands scandales de santé publique le sont. La science que je pratique n'est pas faite pour nourrir l'ogre insatiable de la finance mais pour protéger les êtres humains d'aujourd'hui et de demain.

Gilles-Eric Séralini

Professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, CRIIGEN.

 

Billet initialement paru dans le Le Monde du 27 octobre 2012.
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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 07:04

Certaines grandes villes s'étaient abstenues déjà d'entamer un plan d'action comme Lille Métropole par exemple.

 

Le MondeImaginées par le gouvernement précédent pour lutter contre la pollution atmosphérique dans les agglomérations françaises, les zones d'action prioritaire pour l'air (ZAPA) ne verront pas le jour.

La ministre de l'écologie, Delphine Batho, qui réunissait, jeudi 20 septembre, les huit villes (Paris, Marseille, Lyon, Grenoble, Nice, Aix-en-Provence, Bordeaux, Clermont-Ferrand) candidates à l'expérimentation, a acté l'échec du dispositif, jugé injuste socialement et inefficace écologiquement. Aucune des agglomérations n'a été en mesure de présenter un schéma pour limiter l'accès des véhicules les plus polluants.

Pour sortir de l'impasse, la ministre a décidé la constitution d'un comité interministériel sur la qualité de l'air, qui comprendra les ministères de l'écologie, de l'intérieur et de la santé, avec pour objectif la remise à plat complète du dispositif début janvier 2013.

" Nous sommes résolus à avancer. Mais nous devons travailler sur un nouveau schéma, de nouvelles méthodes et à l'échelle de l'ensemble du territoire ", a indiqué Mme Batho. Le gouvernement n'a d'autre choix : la pollution de l'air serait responsable de plus de 40 000 décès prématurés par an et la France fait l'objet d'une procédure devant la Cour de justice européenne pour non-respect des valeurs limites relative aux particules fines dans l'air dans seize zones ou agglomérations.

Face aux menaces de sanctions financières lourdes, le gouvernement Fillon avait annoncé la création des ZAPA. Mais très vite, les collectivités candidates se sont heurtées à des problèmes de périmètre et de gouvernance, comme à Paris. La capitale a changé trois fois de scénario pour finalement considérer que le territoire pertinent de restriction devait s'étendre jusqu'à la ceinture de l'A86, un espace qui ne correspond plus a ses limites administratives, incluant 77 communes.

A Grenoble, le maire (PS) Michel Destot a fait valoir que l'agglomération, favorable au dispositif, mène des chantiers importants - nouvelles lignes de tramway, aménagements urbanistiques - rendant impossibles des contraintes de circulation supplémentaires. La Ville a demandé un délai d'au moins deux ans.

Toutes les collectivités ont souligné le caractère discriminatoire des restrictions envisagées par le précédent gouvernement, si elles ne sont pas accompagnées de mesures d'aides aux ménages les plus modestes, ceux qui possèdent les véhicules les plus anciens, les plus polluants et qui seraient ainsi privés d'accès au centre-ville. " C'est un bouquet de mesures qu'il faut imaginer, et qui ne peuvent pas être uniquement assumées par les villes, comme l'abonnement aux transports en commun, des plates-formes de covoiturage, des bus en site propre. Les ZAPA doivent être intégrées dans une politique nationale ", estime René Dutrey, l'adjoint (Europe Ecologie-Les Verts) à la mairie de Paris, chargé du développement durable et du plan climat.

C-est-un-Diesel--jpgLes élus ont également souligné l'incohérence de l'Etat, qui demande aux agglomérations de bannir les véhicules les plus polluants sur leur territoire alors que, de son côté, le gouvernement continue à subventionner par une fiscalité avantageuse le diesel. Mais il est peu probable, au moment où PSA est plongé dans des difficultés majeures, que le gouvernement Ayrault avance sur une " sortie du diesel ". Les collectivités ont enfin souligné l'inefficacité du dispositif des ZAPA, qui ne prévoyait pas de restrictions des véhicules récents mais fortement émetteurs de CO2, comme les 4 x 4.

La France accuse un sérieux retard. L'Europe, notamment l'Allemagne, s'est dotée de zones à faibles émissions. Sans attendre les ZAPA, le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, doit, le 15 octobre, présenter devant son conseil municipal des mesures pour améliorer la qualité de l'air dans la capitale.

Le 20 juillet, M. Delanoë avait écrit au premier ministre pour lui demander, en cas de pic de pollution, la restriction de la circulation des poids lourds en transit et l'abaissement de 20 km/h de la vitesse sur les axes franciliens. Il a également adressé une demande officielle à la préfecture de Paris d'une diminution générale de la vitesse maximale sur le périphérique à 70 km/h. L'air dans la capitale a été particulièrement pollué tout au long de l'année 2012.

Sophie Landrin

 

Article paru dans le Monde du 22 septembre 2012.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:10

Actu-Environnement.jpgLa vice-présidente du groupe écologiste du Sénat, Marie-Christine Blandin (Nord), et plusieurs de ses collègues ont déposé le 28 août une proposition de loi visant à créer la "Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte en matière de santé et d'environnement" (HAEA).

Son objectif ? Protéger les alertes et les lanceurs d'alerte. Il s'agit de "compléter les mécanismes institutionnels existants par des procédures permettant à des alertes de voir le jour et d'être instruites, à des conditions et selon des modalités précisément définies", explique l'exposé des motifs. La loi viserait également "à assurer aux lanceurs d'alerte le droit de diffuser des informations sans subir de mesures de rétorsion discriminatoires ou d'atteintes disproportionnées à leur liberté d'expression".

En bref, la HAEA devra instruire certaines alertes qui tendent aujourd'hui à échapper aux mécanismes "institutionnels". Les sénateurs estiment en effet que "des progrès pourraient être obtenus en se fondant sur les informations et savoirs détenus par des personnes physiques ou morales qui, ou bien ne relèvent pas de l'organisation officielle des alertes, ou bien, tout en en relevant, voient leur action entravée à un moment ou un autre du traitement de l'information qu'elles tentent de porter au jour".

La création de cette Haute autorité viendrait également mettre en œuvre les dispositions de la loi Grenelle 1 relatives à l'expertise scientifique, ainsi que les articles 2 et 3 de la Charte de l'environnement, expliquent ses promoteurs.

Laurent Radisson

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 09:08

Le Réseau Environnement Santé est heureux de vous présenter la vidéo extraite du colloque du 10 avril dernier à l'Assemblée Nationale.
Les perturbateurs endocriniens : qu’est ce que c’est ?
Les phtalates : où les trouve-t-on ?es perturbateurs endocriniens : quel impact sur notre santé ?
Quelle législation souhaitable ?

Toutes les réponses à vos questions sont dans cette vidéo.

 

 

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http://www.reseau-environnement-sante.fr
Tel : 09.51.59.08.35

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