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  • : Le site de Attac Villeneuve d'Ascq
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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 15:19

Les trois Comité locaux de l’association ATTAC de la métropole lilloise ont envoyé à mi janvier 2012 un questionnaire aux formations politiques de leur territoire dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Nous avons aujourd'hui les premières réponses de la part de Fabien Roussel secrétaire départemental du Nord du  Parti Communiste Français (PCF) et d'Europe Ecologie-Les Verts représentée par Cécile Job.

La réponse d'Europe Ecologie-Les Verts www.box.com/s/yecs68mrokx5y5vzug8g

La réponse du Parti Communiste Français www.box.com/s/8jc33xyl5hjhx13ly92g

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:20

La dette c'est chouette !

Voix : Clémentine Autain - Texte : Clémentine Autain, Joris Clerté, Cédric Durand, Razmig Keucheyan et Stéphane Lavignotte - Animation et réalisation : Joris Clerté - Studio son : Tabaskko - Bruno Guéraçague.

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Published by Front de Gauche - dans Politique
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 07:56

AttacLes trois Comité locaux de l’association ATTAC de la métropole lilloise ont envoyé un questionnaire aux formations politiques de leur territoire dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Nous espérons qu’il retiendra leur attention.

Nous organiserons des restitutions, conférences publiques et conférences de presse en 2012 pour faire connaître non seulement les réponses reçues mais aussi les propositions précises d’Attac sur chaque point. Les thèmes couverts se limitent à des domaines prioritaires d’intervention d’Attac au cours des années récentes.

Nous diffuserons chaque réponse dans nos réseaux (plusieurs centaines de personnes) dès sa réception. L’ensemble sera également communiqué dans les réseaux nationaux d’Attac. Nous vous invitons par conséquent à répondre sans trop tarder, d’autant que l’ensemble de ce questionnement et des réponses sera mis systématiquement à la disposition des publics de nos conférences et débats dès janvier 2012.

 Pour les trois comités locaux de la métropole, J.G.

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Published by M.E. - dans Politique
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 16:53

Attac

La nébuleuse de l’indignation mondiale

Tunisie, Égypte, Espagne, Grèce, Italie, France, Royaume-Uni, Japon, Israël, États-Unis, Sénégal, Russie… La protestation se répand comme une traînée de poudre, et sur les places du monde les citoyens se rassemblent et même parfois s'assemblent.

L'indignation mondiale est une nébuleuse où se répondent différents mouvements cristallisant des spécificités régionales. Le printemps arabe est un soulèvement contre la dictature et le népotisme, les uncut dénoncent les coupes budgétaires, les indignés européens refusent l'austérité et critiquent la démocratie représentative, le mouvement des tentes en Israël proteste contre le coût du logement, les occupy anglo-saxons ciblent la finance internationale, les Russes s'élèvent contre la corruption et la fraude électorale flagrantes.

Tous ces mouvements citoyens débordent les cadres habituels des organisations, et trouvent à s'exprimer dans l'occupation massive de l'espace public. Quant au mouvement des « Indignés », qui s'identifie plus précisément à l'exigence démocratique, il apporte et diffuse une pratique originale reposant sur des assemblées populaires locales et autogérées.

L'expérimentation démocratique

Les assemblées des Indignés s'organisent selon des principes d'horizontalité, dans le respect et l'écoute de chacun. Le consensus est souvent la règle. Tout leadership est refusé pour favoriser la participation égale de tou-te-s, notamment à travers les commissions et groupes de travail.

Pour éviter l'identification des assemblées à des groupes particuliers, et donner le même poids à chacun, on s'exprime toujours en son nom propre et non pour des organisations (dont tout signe d'appartenance est repoussé). Le mouvement est ouvert à tous, sans frontière organisationnelle ou communautaire.

L'occupation constante de l'espace public traduit matériellement ce principe d'ouverture, en abolissant la frontière physique. Il est ainsi rendu possible de capter jusqu'au simple passant, qui peut simplement s'arrêter, écouter, participer… et nouer contact pour revenir.

Le campement, en ce sens, permet de décupler le contact avec la population et d'expérimenter la démocratie de façon permanente, notamment pour les choses les plus concrètes de la vie quotidienne.

Le mouvement conjugue l'ancrage local avec une mise en réseau mondiale, incontournable face au pouvoir globalisé des marchés.

Le mouvement en France.

En France, le mouvement a été lancé à Bayonne dans la foulée du 15 mai espagnol, à Paris dès le 19 mai, à Nantes le 23 mai… Le 29 mai, quarante villes étaient mobilisées à l'appel des Espagnols. Les 14-17 juillet avait lieu à la Bastille une rencontre nationale des Indignés français, qui ont répondu aux appels internationaux le 17 septembre (banques), le 15 octobre (journée mondiale d'action), le 10 décembre (droits humains)… Le mouvement se construit progressivement.

Des difficultés peuvent être relevées. La répression policière est forte, brutale et disproportionnée : interpellations, gardes à vue, procès « surréalistes »… Afin de « tuer dans l'œuf » toute tentative de campement, le matériel, à Paris et dans d'autres villes, est systématiquement confisqué, voire détruit. C'est la stratégie d'un pouvoir aux abois, qui veut étouffer le mouvement sans aller trop loin dans la répression de crainte de réactions de solidarité.

Les Indignés sont en effet l'objet de sympathies fortes dans la population. Pourtant, la mobilisation reste plus faible que dans d'autres pays. Il faut rappeler que l'année précédente connaissait une importante mobilisation sur les retraites, dont l'échec pèse encore sur le mouvement social aujourd'hui. Les esprits sont en outre focalisés sur l'élection présidentielle. L'espoir d'une alternance, « l'illusion démocratique », paralysent la contestation.

Les effets de l'austérité enfin seraient moins durement ressentis en France qu'ailleurs. Pour certains, les difficultés sont bien là, mais concentrées dans les quartiers populaires, en particulier chez la population issue de l'immigration, qui est particulièrement marginalisée en France (héritage du passé colonial) et donc isolée des luttes. Cela rend d'autant plus important l'enjeu de la convergence avec ces quartiers.

Quelles perspectives ?

Alors que les gouvernements restent sourds aux demandes des peuples, comment le mouvement pourrait-il concrétiser l'exigence démocratique au-delà de la pratique interne ? Comment la mobilisation peut-elle peser en ce sens ?

Aucune réponse définitive, unique, ne semble pouvoir être donnée. Le mouvement expérimente, sans exclusive, du local au mondial. Le rapport de force se construit dans l'occupation de l'espace public. Des actions de blocage s'attaquent parfois aux nœuds de communication. Un appel à la grève internationale est lancé pour le 15 mars 2012. Les assemblées de quartier s'ancrent dans les problématiques et luttes locales. Le projet international de transition day est d'appeler les citoyens, le 5 de chaque mois, à changer de banque et à transférer leur argent vers le secteur coopératif. En France, des assemblées discutent de l'idée d'organiser, au moment de la présidentielle, un référendum autogéré sur la réécriture de la Constitution…

La concrétisation de ces perspectives renouvelées de mobilisation repose indiscutablement sur la capacité de chacun d'entre nous à s'en saisir.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:23

AttacLe contre-G20 a réuni 10.000 personnes à Nice du 1er au 4 novembre  autour du slogan : « Les peuples d’abord, pas la finance ». Associations, syndicats, mouvements des Indignés, venus de nombreux pays, ont tenu pendant 3 jours un Forum des peuples où se sont succédés débats et actions, pour affirmer le refus de payer la dette et l'exigence d'une vraie démocratie. L'AG d'Attac, qui s'est tenue à Rennes les 26 et 27 novembre, a planché sur notre feuille de route pour les mois qui viennent, dont voici les principaux éléments.
  La dette publique est le produit des cadeaux fiscaux faits aux plus riches, d'une crise provoquée par la finance dérégulée et de l’essoufflement d’un modèle productiviste que la fuite dans l’endettement ne pouvait sauver. Mais pour ne pas faire payer les responsables ni ouvrir la voie vers une transition sociale et écologique, gouvernements, Union européenne et FMI imposent des plans successifs d'austérité drastiques, à la fois inefficaces et injustes. Pour sortir de la crise, il n’y aurait pas d’autres choix que de rassurer les marchés financiers, en coupant dans les politiques sociales et écologiques. Le débat et l’exercice démocratique deviennent alors inutiles, ou sont même considérés comme dangereux comme l’ont montré les évènements récents, en Grèce et ailleurs. Nos actions des prochains mois visent à porter haut et fort ces exigences: nous ne voulons pas payer leur dette, nous voulons une vraie démocratie.

-       A l'initiative d'Attac, le comité audit citoyen de la dette lancé lors du contre-G20 réunit de nombreuses organisations associatives et syndicales et des citoyens. Il vise à sensibiliser les citoyens sur les origines et les conséquences de la dette, pour construire un vaste débat démocratique et proposer des alternatives à l'austérité. Des collectifs locaux se mettent en place dans de nombreuses localités. La commission « Dette-austérité » dette-austerite@list.attac.org  travaillera à la coordination des initiatives d'Attac dans la résistance à l'austérité. Le 15 janvier, Attac organise avec Médiapart une grande conférence « Dette et démocratie » à Paris pour débattre des alternatives à la confiscation de la démocratie, organisée par les oligarchies financières et politiques sous couvert du remboursement de la dette. À l'issue de cette conférence, et en lien avec l'initiative d'audit citoyen, nous poursuivrons notre démarche d'interpellation des candidats à l'élection présidentielle.

-       Alors que Merkel et Sarkozy veulent éloigner encore un peu plus la construction européenne de la démocratie en imposant un fédéralisme autoritaire contre la volonté des peuples, Attac agit notamment avec son réseau d'Attac Europe pour contribuer au rapprochement des mobilisations nationales contre l'austérité et à la construction de mobilisations européennes.

-       Suite à l'interpellation citoyenne des banques menée avec les Amis de la Terre, et au Tribunal des banques, nous allons poursuivre les initiatives contre le pouvoir des banques et de la finance, contre les nuisances sociales et environnementales dont elles sont responsables, et pour une réappropriation démocratique du système financier. La commission « Banques » banques@list.attac.org travaillera à des actions ciblées, multipliées localement, en lien avec l'audit citoyen des finances locales, où les prêts toxiques pèsent souvent lourdement sur les collectivités.

-       Dans ce contexte d’austérité accrue, nous souhaitons renforcer notre soutien aux luttes contre la précarité, contre l’exclusion et contre les inégalités hommes-femmes et pour le droit au logement.

-       le mouvement des Indignés, même s'il est embryonnaire en France, représente une nouveauté majeure sur la scène politique internationale, car il porte des aspirations radicales à l'égalité et à la démocratie, contre la confiscation des pouvoirs et des richesses par les oligarchies. Nous devons être attentifs à son développement et aux aspirations qu'il exprime, répondre à ses sollicitations tout en respectant son indépendance et favoriser les synergies entre les différents mouvements sociaux
La crise financière prend un tour de plus en plus aigu, et la crise écologique ne cesse de s'aggraver du fait de l'inaction dramatique des gouvernants, d’une accélération des prélèvements et emprunts sur la nature, sans remboursement possible. La dette écologique, qui s’ajoute à la dette sociale, est une vraie bombe à retardement, qui creuse le fossé entre les pays riches et les pays pauvres, entre les plus nantis qui usent sans compter et ceux qui n’ont plus accès aux biens communs fondamentaux. Pour une réappropriation citoyenne du bien commun qu’est l’eau et contre sa marchandisation par les multinationales, nous sommes engagés, avec notre comité local de Marseille, dans la préparation du Forum alternatif mondial de l’eau du 14 au 17 mars prochains. En juin, Rio +20, 20 ans après le sommet de la Terre de Rio, sera l’occasion pour nous d’affirmer notre opposition à un mode développement destructeur et à la croissance verte, qui ne peuvent que perpétuer un capitalisme en crise et conforter la toute-puissance des marchés.Dans ce contexte d'une crise globale qui peut dégénérer en catastrophe à tout moment, les mouvements de résistance sociale et citoyenne, ceux qui sont engagés dans des expériences de transition, nous encouragent à redoubler d'efforts pour construire les convergences, les visions et les pratiques alternatives indispensables. Renforcer Attac est une nécessité absolue: quel autre outil avons-nous aujourd'hui pour rassembler et innover,  par delà les différences légitimes entre mouvements, hors de tout enjeu électoraliste ?
Nous devons montrer qu'un autre monde est réellement possible, non seulement par nos analyses critiques mais aussi par notre capacité d'action et d'innovation, et par notre fonctionnement interne qui doit se mettre au diapason des aspirations démocratiques portées par les mouvements actuels. Il s'agit de continuer à s’inscrire dans le mouvement social et citoyen, en gardant confiance dans notre pouvoir d'agir, ensemble, afin de changer radicalement ce système, qui est en train d’effacer les derniers restes d’une démocratie pourtant déjà bien vide.

Déclaration du Conseil d’administration d’Attac France,  décembre 2011

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 07:00

Amis du Monde diplomatiqueLes Amis du Monde diplomatique vous invitent Mardi 13 décembre à 20h30 à la MRES pour un débat autour de l'ouvrage : "Les primaires socialistes: la fin du parti militant" avec son auteur Rémi Lefebvre .

«Dans le cadre de la désignation de son candidat à l'élection présidentielle, le principal parti de la gauche française a choisi de recourir à un système de primaire ouverte à l'ensemble des électeurs se considérant de gauche. Au delà du succès médiatique de l'opération, qualifiée de « révolution démocratique » par ses promoteurs, en effet de nombreux français se sont déplacés par 2 fois pour désigner leur favori, cette opération pose plusieurs questions.
Que devient dans ce nouveau cadre le rôle du militant politique par rapport à celui de l'électeur? Ne polarise-t-on pas la politique sur des enjeux de personnes au détriment du débat d'idée? Enfin ne renforce-t-on pas lasoumission de la classe politique aux sondages et aux médias? Finalement, ce processus ne traduit-il pas l’affaiblissement de la légitimité militante et idéologique d’un parti que ses dirigeants ont été incapables de « rénover » – accréditant l’idée qu’il était une forme politique dépassé? Derrière ces questions se pose celle de l'avenir de la gauche.»
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 21:08

3. Les acteurs du débat mondialisation/"démondialisation" et leurs arguments

ColèreRappelons le, les partisans de la démondialisation se trouve politiquement au sein de la gauche social-démocrate (A. MONTEBOURG au PS ou J.-P.CHEVENEMENT au MRC), au sein du front de gauche (PG, PCF…), de l'extrême gauche (NPA, LCR…), de l'extrême droite (FN) et des souverainistes (N. DUPONT-AIGNAN par exemple) et dans la société civile au sein d'ATTAC (F. LORDON) et chez des intellectuels ou enseignants-chercheurs comme E. TODD (démographe), J. SAPIR, P.-N. GIRAUD (économistes), M. ONFRAY (philosophe).

 Côté "anti-démondialisation",  se trouve aussi un assemblage tout aussi hétéroclite allant du patronat français en passant par la gauche social-démocrate et libérale (Z. LAÏDI, P. LAMY), les écologistes (P. CANFIN),  la droite (A. MINC, N.BAVEREZ),   et dans la société civile, avec des économistes comme F. BOURGUIGNON,  D. COHEN, E. COHEN, J. MATOUK, des historiens comme les altermondialistes d'ATTAC comme Th. COUTROT, J.-M. HARRIBEY, P. KHALFA, D. PLIHON, etc…

Ce que disent les pro-démondialisation :

Pour les partisans de la démondialisation, celle-ci rencontre un réel écho lié au divorce important entre une classe dirigeante et la grande majorité des citoyens. Celle-ci considère que l'on va dans le mur avec des fermetures d'usine suite aux délocalisations, des pertes d'emploi durables, la pression effectuée sur les salaires qui diminue d'année en année le pouvoir d'achat et donc aussi la demande intérieure , mais avec aussi avec ce que cela évoque comme rejet d'une société qui prône le libre-échange,  la marchandisation de tout avec un lien avec l'individualisme forcené et au final l'incapacité à "penser collectif" !

Pour A.MONTEBOURG, la mondialisation détruit l'emploi, industriel en particulier. elle consacre la domination de multinationales "apatrides", détruit le tissu des PME et en fait, a contrario de ce que prétendent les partisans de la "mondialisation heureuse" (Cf A. MINC) , maintient les pays pauvres en état de sous-développement.

Elle constitue un carcan qui conduit à une incapacité à maîtriser les excès de la sphère financière.

Pour E. TODD et J. SAPIR, les élites ont perdu le sens national et il y a maintenant une "internationale des imbéciles".

Pour J. SAPIR, la délocalisation se traduit par un chantage permanent fait aux salariés pour leur faire accepter des salaires bas ou au niveau stagnant. La mondialisation est aussi une menace qui touchent les produits de haut niveau des pays développés. J.SAPIR montre que les pays émergents montent en gamme régulièrement ce qui restreint d'autant la place résiduelle des produits venant des pays développés sur les marchés. A. MONTEBOURG met aussi l'accent sur le fait que la concurrence de la Chine est déloyale car celle-ci en gros ne respecte rien (environnement, droits sociaux, propriété industrielle) et multiplie les obstacles de tout ordre lorsque l'on veut les concurrencer sur leur territoire. De fait, ils se révèlent protectionnistes.

F. LORDON, un peu dans le même sens, considère que la mondialisation reporte les externalités négatives des pays développés vers les pays émergents  : climat, pollution (air, sol, eau…), épuisement des ressources et de fait organise la dépossession des souverainetés.

  Que proposent les partisans de la démondialisation ?

Il s'agit donc d'organiser un nouveau protectionnisme qui ne protège pas uniquement la France (a contrario des propositions du FN de Marine Le Pen), c'est un protectionnisme européen qui se revendique écologique aussi. Il s'agit donc de tenir par exemple de l'impact environnemental des flux de marchandise à longue distance entre Asie et Europe par exemple pour relocaliser les approvisionnements et productions.

Pour J. SAPIR, C'est ce que l'on pourrait appeler du protectionnisme altruiste : « on va vous taxer jusqu'à ce que votre niveau de protection sociale soit à peu  près équivalent au nôtre, tout en vous permettant, par des transferts financiers, de monter en puissance beaucoup plus rapidement. ».  J. SAPIR imagine des mesures protectionnistes qui soient associées, par des accords internationaux, à des mécanismes par lesquels les pays qui ont des droits de douane acceptent de rétrocéder ces recettes aux pays taxés pour financer la mise en place progressive de formes de protection sociale. 

Pour A. MONTEBOURG, il faut intégrer dans les traités de libre-échange de l'OMC des conditions non marchandes sanitaires, environnementales, sociales et culturelles. C'est aussi pour d'autres prendre le contrôle d'entreprises de secteurs stratégiques, protéger les ressources naturelles et la sécurité nationale en évitant la marchandisation du bien commun et la main mise de groupes multinationaux.

Pour E. TODD, L'arrêt de certaines importations provoquerait la réémergence rapide des secteurs de production correspondants. La bonne voie serait sans doute de définir des secteurs totalement protégés - l'industrie verte par exemple - pour créer de nouvelles filières industrielles intégrées.

Pour J. SAPIR ET E. TODD, il faut ne plus faire du germano-mimétisme (nous n'avons pas un commerce extérieur excédentaire et nous ne voulons du blocage des salaires et donc de la demande interne…) et sortir de l'Euro pour disposer de l'autonomie du levier monétaire.

L'Euro surévalué  par rapport au Dollar et au Yuan pénalise les exportations françaises. 

  Ce que disent les anti-démondialisation :

D'abord, ils contestent, comme L. FONTAGNE, le montant des dégâts économiques et sociaux induits par la mondialisation. Un certain nombre d'emplois industriels sont sortis des statistiques du secteur secondaire mais ont été repris dans les compte du secteur tertiaire : c'est le cas de toutes les activités dites externalisées par les entreprises industrielles (nettoyage, maintenance, informatique,…) ; ces emplois n'ont pas disparu et existent donc toujours.

Deuxième correctif, d'après D. COHEN, le gros des destructions d'emploi en France est lié majoritairement aux gains de productivité qui ont été réalisés et non à la libéralisation du commerce.

Troisième correctif, il ne faut pas tout mettre sur le compte de la concurrence chinoise, car c'est le déficit de qualité et/ou de contenu innovant qui est la cause d'une baisse de la part de marché des produits français.

L'Allemagne prouve, en effet, selon P. ARTUS, A. MINC et D. COHEN que l'on peut produire et exporter malgré des coûts salariaux élevés car elle a adopté une stratégie de spécialisation.

Ensuite un collectif d'ATTAC (G. AZAM, J. COSSART, Th. COUTROT et al.)  a reproché au concept de démondialisation d'être simpliste car,  d'après ce groupe, il faut plus de gouvernance mondiale dans certains domaines et moins de mondialisation dans le domaine financier par exemple en restreignant la liberté de mouvement des capitaux en renforçant la protection sociale en refondant la fiscalité et en redonnant toute leur place aux services publics.

Ce même groupe considère aussi qu'il est illusoire de penser que nos barrières douanières ou la sortie de l'Euro (Cf le Royaume-Uni avec la Livre Sterling) permettra de mettre fin au capitalisme de la création de valeur pour l'actionnaire. En outre, ce groupe souligne qu'il faut sans doute, réindustrialiser la France, mais pas de n'importe quelle manière. Cela ne peut plus se faire selon le modèle du 19ème et 20ème siècle qui a consisté à ne pas tenir compte des externalités négatives (pollution généralisée, pillage des ressources non renouvelables, impact sur le climat, travail insalubre et dangereux…). Il faut aussi une réindustrialisation territorialisée.

P. KHALFA souligne aussi la difficulté de revenir au cadre de l'Etat-nation comme seule source de démocratie et de souveraineté populaire. Pour lui, le cadre européen est très loin d'être satisfaisant aujourd'hui, mais il faut de nier l'existence d'une communauté de destin européenne et qui par volonté politique, peut progressivement refonder une gouvernance européenne plus démocratique et plus axée sur la préservation et le développement d'un bien commun. A ce sujet, TH. COUTROT pose la question : la priorité stratégique doit-elle être de renforcer la dynamique internationale de la rupture ou de restaurer les conditions d'une souveraineté nationale ? Dans le premier cas, Le risque est de favoriser des dynamiques régressives et identitaires déjà puissantes. Pour TH. COUTROT, la clé est donc d'adopter des mesures pour rompre avec le néolibéralisme sans diviser les peuples: des taxes kilométriques appliquées tant aux exportations qu'aux importations, un contrôle social

sur les délocalisations, ou un recours à de la création monétaire en euros. Désobéir aux règles de l'Union européenne, oui, mais pour instaurer d'autres règles, coopératives et facilement appropriables par les autres peuples.


  4. Quelques éléments de conclusion

Planète1La solution la plus réaliste semble devoir être construite à mi chemin entre la démondialisation-repli national et la mondialisation libre-échangiste débridée.

Sans vouloir être exhaustif, quelques pistes d'action qui émergent mais qui nécessiteront beaucoup de VOLONTE POLITIQUE :

Non au repli frileux et identitaire mais oui  à un protectionnisme coopératif  selon la formule de P.-N. GIRAUD.

Quelques pistes politiques sérieuses à envisager :

- Taxer les transactions financières,

- Prendre le contrôle des banques et revenir à une séparation entre banques de dépôt et banques d'investissement

- Favoriser la réindustrialisation de la France dans le sens d'une économie durable, solidaire et territorialisée (économie d'énergie, mise en œuvre des sources d'énergie renouvelables, dépollution des friches industrielles, recyclage, production d'énergie et réseaux locaux …)

- Faire du libre-échange conditionnel (clauses sociales et environnementales),

- Taxer les distances de transport des marchandises,

- D'une manière général, reprendre le contrôle public et citoyen des secteurs stratégiques et liés au bien commun (exemple : énergie, eau, transports, sécu…),

- Favoriser l'émergence d'un parlement européen puissant et d'une véritable démocratie européenne avec une banque centrale aux objectifs redéfinis.

 

Bibliographie (Pour la téléchargez c'est ici)

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 20:53

Voici le texte de l'exposé présenté lors de la réunion du comité local de Villeneuve d'Ascq le 9 novembre.

 

"Démondialisation" : Quels enjeux ? Quels débats ?

 

 

Plan

  1. Introduction
  2. Les origines du débat et les enjeux de la démondialisation
  3. Les acteurs du débat mondialisation/démondialisation et leurs arguments
  4. Quelques éléments de conclusion

Bibliographie

 

 

1. Introduction

Monde - ArgentUn sondage réalisé en mai 2011 par l'IFOP sur le thème du protectionnisme et du libre-échange révèle que les Français sont révolté (48%) et d'autres résignés (30%) face à la situation économique et sociale de la France. Ils portent un jugement très négatif à l'égard des conséquences de l'ouverture des frontières  notamment en matière d'emploi et de niveau de salaires en France, mais aussi sur le niveau des prix des produits de consommation et sur les bénéfices des entreprises françaises.

Ce sentiment de révolte touche d'abord en priorité les employés (52%) et ouvriers (64%) et moins les cadres qui le sont un peu moins (36%) mais plus résignés (35%).

Pour les Français interrogé, cette ouverture des frontières, ce libre-échange a surtout profité aux sociétés multinationales, aux pays en voie de développement. Dans ce jeu gagnant-perdant, les victimes sont la France, les PME, la qualité et la sécurité des produits distribués en France, les salariés français et l'environnement et la planète.

Les critiques contre l'ouverture des frontières sont partagés de la même manière par les français quelque soit leur sensibilité politique.

Ils perçoivent des conséquences positives à une augmentation des taxes sur les produits importés venant des pays émergents sur les aspects économiques, industriels et sociaux. Ils pensent que les barrières douanières doivent être au niveau de l'Union Européenne en grande majorité (80%), mais estiment en majorité (57%) que la France doit en dresser si cela se révèle impossible au niveau européen. Sur ce dernier point de vue, le FN et le Front de Gauche se distinguent nettement de positions moins tranchées de l'UMP et du PS. Les moins protectionnistes se révèlent le Modem puis EELV. Pour conclure, ils se retrouvent environ aux 2/3 pour juger que l'ouverture des frontières, le libre-échange et le protectionnisme fasse l'objet de débats et de propositions pour l'élection présidentielle prochaine.

Voilà pourquoi le concept de démondialisation ne glisse pas mais accroche et interpelle les Français. Mais de quoi parle-t-on au juste ?

  PerplexitéQu'est-ce qu'au fond ce concept de "démondialisation", semble t-il apparu au printemps 2011 ?

On peut dire que la démondialisation est une idée, un concept politique en réaction aux excès constatés ou supposés de la globalisation des entreprises, des marchés avec le principe du libre-échange et de ses impacts sociaux, économiques et dans une moindre mesure,  environnementaux, culturels et sociétaux. Cette démondialisation se propose de contrecarrer, d'encadrer ou de réguler selon les protagonistes les agissements du capitalisme sous sa forme (ultra)libérale et de la sphère financière.

Selon les protagonistes de cette nouvelle mouvance politique encore en gestation, la mondialisation a achevée sa démonstration de ses effets néfastes en particulier pour les pays occidentaux développés qui ont une protection sociale, un emploi et un pouvoir d'achat auxquels les citoyens sont attaché et que cette mondialisation menace ou   défait régulièrement depuis plusieurs années.

Les partisans de la démondialisation se trouve politiquement au sein de la gauche social-démocrate (A. MONTEBOURG au PS ou J.-P.CHEVENEMENT au MRC), au sein du front de gauche (PG, PCF…), de l'extrême gauche (NPA, LCR…), de l'extrême droite (FN) et dans la société civile au sein d'ATTAC (F. LORDON) et chez des intellectuels comme E. TODD (démographe), J. SAPIR, Chr. RAMAUX, P.-N. GIRAUD (économistes), M. ONFRAY (philosophe).

  2. Les origines du débat et les enjeux de la démondialisation

 Les origines de la globalisation sont multiples. Tout d'abord rappelons que les échanges commerciaux mondiaux ne sont pas nouveaux et que les artistes et les marchands l'ont pratiqué très tôt en Europe (La Hanse et aussi Venise, Gènes…). Les principes d'externalisation "outsourcing" et de délocalisation de la production était déjà contenu dans le "putting out system" mis en œuvre déjà par les marchands au Moyen Age.

Il y a au départ une conséquence du capitalisme industriel qui cherche à mieux rentabiliser sa production et donc à étendre ses marchés et pour se faire se constituent, par croissance interne et acquisitions des groupes industriels et de service multinationaux. Puis viennent les orientations très libérales (la confiance dans les marchés "auto-régulateurs" ) et la dérégulation à outrance impulsées aux Etats-Unis sous les mandats de Donald Reagan et au Royaume-Uni de Margaret Thatcher. Mais en Europe, la Commission Européenne a largement contribué à l'extension de cette philosophie économique par l'affirmation du credo du grand marché ouvert et de la concurrence libre et non faussée. Ces directives n'ont pas encore été entièrement mises en œuvre, mais elles ont libérées de la tutelle et du contrôle public des pans entiers de l'économie européenne en particulier dans les ex-services publics (eau, énergie, transport, services postaux, …). Puis sont venus les révolutions politico-économiques des pays émergents avec en tête la Chine, mais aussi l'Inde, le Brésil sans oublier les tigres asiatiques (Taïwan, Corée, Singapour, Malaisie, Indonésie…) et les pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) (ex-pays du Comecon)

Depuis ces différentes vagues, les dégâts sont constatables et font l'objet d'un consensus même si les pro et anti mondialisation/démondialisation divergent sur leur ampleur.

Ces dégâts sont de nature diverse : économiques, financiers,  sociaux, sociétaux mais aussi environnementaux, sanitaires et culturels.

  + Enjeux sociaux :

- Les fermetures d'usine suite à délocalisation dans des pays où la main d'œuvre est moins chère (ordinateurs, électroménager, hi-fi, avions à Chine, Taïwan,…, voitures à PECO, ..)

- des emplois qualifiés qui disparaissent et auxquels sont substitués des emplois moins qualifiés dans les services

- le chômage qui perdure dans les bassins d'emploi concernés par les délocalisations de site

- la pression continue sur les salaires contribuant à une stagnation du pouvoir d'achat des salariés et une diminution de fait de la demande intérieure

  + Enjeux industriels :

- Le pouvoir sur la production dans les entreprises disparaît au profit des partenaires des pays émergents

- Les pays européens perdent progressivement leurs usines mais aussi depuis peu leurs activités de matière grise (centres technologiques et labos de recherche en Chine et en Inde)

  + Enjeux politiques :

- Les Etats perdent toute maîtrise sur des groupes industriels mondiaux dont la puissance économique dépasse souvent celle de certains pays

- La mondialisation financière conduit à des désastres à répétition : crises de la dette, faillites bancaires, krachs boursiers, entreprises affaiblies, Etats pris dans l'étau du FMI  et écrasés par le montant et les intérêts de la dette…

  Face à ces enjeux mis en évidence par les partisans de la démondialisation, il faut maintenant décrire les arguments pour et contre dévoilé par ce débat qui a pris de l'ampleur au printemps 2011.

Suite dans la deuxième partie

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 15:14

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Le Monde06-09-2011

Les médias français et leurs décideurs sont-ils sourds, aveugles à l'exigence d'une dignité des femmes ? On pourrait le croire, dans le flot d'images et de commentaires complaisants ou neutres, mais jamais défavorables qui nous a été asséné depuis hier pour signaler l'"événement" du week-end : le retour de Dominique Strauss-Kahn à Paris.

A moins d'être totalement dépourvu d'aptitude ou de conscience professionnelles, les informateurs ne pouvaient oublier qu'il s'agissait d'un homme – et non des moindres – accusé d'agression sexuelle sur une femme. Donc un prédateur présumé de notre dignité profonde, celle de l'intégrité de notre sexe, de notre corps, mais aussi celle de notre identité de femme.

Qui, quand elle dit non, signifie non. Or Nafissatou Diallo – la plaignante – fut à peine nommée, les faits presque jamais rappelés, la réputation un peu glauque de Dominique Strauss-Kahn escamotée.

Le "retour" du violeur présumé (la tentative de viol équivaut en droit au crime de viol lui-même) était traité comme un événement mondain, à peine politique, rien à voir avec un crime.

J'entends bien que Dominique Strauss-Kahn n'est mis en cause que dans une procédure civile – après l'abandon de poursuites pénales. Mais cela n'empêche en rien de caractériser la source du dommage pour la nécessité de la réparation.

INDIGENCE

Nous avons eu droit à l'éternelle et ridicule séquence de l'épouse – outragée – mais fidèle-soutien-de-l'accusé. Séquence dont on raffole outre-Atlantique, histoire de s'identifier un peu aux Hillary Clinton et autres célèbres cocues. Une épouse pour laquelle la femme victime présumée n'existe pas, n'existe plus.
Seul compte "le retour" de l'homme que l'on croit (à tort) blanchi, car les procédures sont en cours et l'épisode judiciaire loin d'être clos.

Mais laissons cela. Je m'intéresse quant à moi à l'indigence, l'indulgence et l'indécence qui ont marqué la relation médiatique de ce détestable feuilleton.
Et j'y vois le signe que, près d'un demi-siècle après le nouveau combat des femmes pour exister comme individus à part entière, après la réforme du code pénal quant au viol (à l'initiative de Choisir la cause des femmes), leur dignité peut être foulée aux pieds comme dans le passé.

Je n'ose formuler d'autres hypothèses: Dominique Strauss-Kahn intouchable parce que attendu dans le prochain cirque politique ? La victime passée par pertes et profits parce que lointaine, socialement humble (une "domestique") et noire ? Que les médias s'expliquent, nous expliquent, ou alors, honte à eux !

par Gisèle Halimi, avocate, présidente de Choisir la cause des femmes.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 09:49

Mouvements

Après la GaucheRetour sur le film "Après la gauche" par Marie-Claire Calmus de la Revue Mouvements.
Jérémy Forni, Geoffroy Fauquier et Gaël Bizien ont interrogé treize personnalités de gauche : ils ont fait de ces entretiens filmés un documentaire Après la gauche distribué par la Compagnie des Phares et Balises. Compte-rendu.

La construction est un peu plate : défilé face à la caméra de treize personnalités, sociologues, scientifiques, écrivains, journalistes, politiques, jugeant de l’état de la gauche autour de divers thèmes. Leurs réflexions et analyses font consensus, évitant le débat.

Tous s’accordent à dire qu’en France il n’y a plus de différence entre droite et gauche ; le PS n’est plus qu’un parti de gestionnaires, de gens en quête de places et de pouvoir et l’ultra libéralisme occupe quasiment tout le champ depuis la disparition de l’URSS.

François Houtart, prêtre sociologue, est le seul à apporter un bémol d’importance à la condamnation du socialisme soviétique. L’anticommunisme triomphant a fait perdre de vue les apports sociaux, culturels du régime, beaucoup d’Allemands de l’Est déclarant le regretter.

L’écrivain philosophe Bernard Stiegler, tout comme Jean Ziegler, représentant à l’ONU, insistent aussi sur les ravages opérés par vingt ans de capitalisme dans les anciens pays communistes, la Russie principalement. Ziegler rappelle que 50 multinationales décident de la répartition de 51/% de la répartition des richesses dans le monde.

Le sociologue Robert Castel, reprenant la formule fameuse de Sarkozy sur le travail dénonce l’alternative qui est offerte aux salariés ; licenciés, exclus, on les oblige à choisir entre la situation de travailleur pauvre ou de « mauvais pauvre » à la charge de la société.

Contrastant, au moins globalement, avec cette situation, le tournant pris par l’Amérique du Sud en cette dernière décennie leur semble à tous plein d’espoir, quelles que soient les insuffisances ou les contradictions. Le sociologue Armand Matellart a vécu là-bas et témoigne de changements révolutionnaires, en Bolivie par exemple où les compagnies propriétaires des mines ont été dépossédées au profit de la population. Avec d’autres intervenants il pense que le tournant n’a été si radical en ces pays que parce que le libéralisme s’y appuyait sur la dictature ; comme le montrait en 2006 un film chilien, Héros Fragiles, la transformation a même touché certains adeptes de l’ancien système, gagnés désormais aux idées de gauche. (...) Lire la suite

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La médiathèque d'Attac

Une rubrique sur les lectures, films, musiques qui ont marqués les militants d'Attac Villeneuve d'Ascq

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