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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 14:14

J.GadreyIl ne s’agit pas de météo (une discipline dont les spécialistes, à l’instar des économistes, savent à peu près tout prévoir, sauf le futur, à ceci près que les premiers se trompent quand même moins souvent que les seconds), mais de la crise, ou plutôt des crises multiples et imbriquées qui constituent LA crise en cours, LA crise au long cours, déjà quatre ans, et c’est loin d’être fini.

Je me suis contenté, pour cette période estivale, de quelques relevés de très basses pressions, sur tous les plans : écologique, social, démocratique, économique et financier. En quelque sorte les dimensions parfois associées au « développement humain durable ». Vous pourrez ajouter d’autres constats, je doute que vous parveniez à éclaircir le tableau. Mais dites-moi quand même si vous en trouvez, histoire de nous remonter un peu le moral. Je commence dans ce billet par les constats démocratiques, écologiques et sociaux. Pour moi, ce sont, de loin, les plus importants. Je poursuivrai ce relevé dans mon prochain billet, avec les aspects économiques et financiers.

DELITS CONTRE LA DEMOCRATIE

On n’a malheureusement que l’embarras du choix, dans le monde et chez nous. Alors j’ai choisi, en France, le délit majeur de l’été : le refus, pour l’instant en tout cas, d’un referendum sur le traité européen instituant la funeste “règle d’or” d’équilibre budgétaire. Je ne suis pas un grand amateur de sondages, mais quand la question est simple et claire, ils ne sont pas non plus à négliger totalement. Or dans un sondage CSA (réalisé par téléphone les 21 et 22 août auprès d’un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 ans et plus), 72 % de nos concitoyens déclarent souhaiter l’organisation d’un référendum. Affaire à suivre.

DES ECOSYSTEMES SUR LA VOIE DE L’EFFONDREMENT AU COURS DE CE SIECLE ?

J’ai laissé un point d’interrogation, car il y a débat. Mais j’ai été impressionné, entre autres, par trois études ou articles récents qui me semblent sérieux, sans qu’on puisse les considérer comme définitifs. Le plus alarmant est l’article « Approaching a state-shift in Earth’s biosphere », publié dans la revue Nature en juin par 22 chercheurs de diverses disciplines appartenant à une quinzaine d’institutions scientifiques internationales, sur l’accélération simultanée de la perte de biodiversité et des changements climatiques. Cet article court synthétise de lourdes recherches dont les sources sont fournies. Une bonne partie de la surface du globe deviendrait tout simplement inhabitable par des organismes vivants au cours de ce siècle, sous l’effet d’un changement qui ne serait pas progressif, mais plus brutal, empêchant les espèces et écosystèmes de s’adapter. Un bon compte-rendu de lecture est disponible sur le blog de mon ami Arnaud du Crest, membre du collectif FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse) : http://tinyurl.com/9w5jepy

Le second article « chaud » de l’été sur ces questions est l’interview de l’un des plus connus des « climatologues » français, Hervé Le Treut, dans Le Monde du 18 Août 2012. Il y est notamment affirmé, avec une vraie prudence de scientifique, que les vagues de chaleur vont vraisemblablement être de plus en plus intenses dans la période à venir. Et que, s’agissant de la fonte (plus rapide que prévu) des glaciers du Groenland et de la banquise, et de la montée corrélative du niveau des mers, tout porte à croire qu’on est dans la fourchette haute des prévisions du GIEC pour 2100, soit un mètre. Au-delà de 2100, « les prévisions dépendent beaucoup du niveau de nos émissions de gaz à effet de serre. Si elles restent massives, on peut assister à une fonte importante du Groenland… Il y a 120 000 ans, les températures étaient plus chaudes que celles que nous connaissons de quelques degrés seulement. Et le niveau de la mer était de deux mètres environ au-dessus de celui d’aujourd’hui. Ces évolutions sont possibles DANS UN FUTUR PROCHE. »

Troisième étude : tous les ans, un réseau international, le Global Footprint Network, calcule, sur la base de l’indicateur d’empreinte écologique (voir sur ce blog un billet d’avril 2009 http://tinyurl.com/8h34gru), le jour de l’année où l’humanité a fini de consommer le flux de ressources renouvelables que la nature peut lui fournir en un an, et commence donc alors à vivre à crédit en pompant de plus en plus sur les réserves de la « banque mondiale des ressources naturelles », ou si vous préférez en brûlant ses meubles pour se chauffer. Ou, pour prendre une autre image, en puisant tous les ans, dans une nappe phréatique vitale, nettement plus d’eau que ce que cette nappe peut recevoir en alimentation par « les voies naturelles ». Le calcul de ce « earth overshoot day » ou « jour de dépassement de la Terre », est bien entendu une estimation, avec une marge d’erreur, mais il a du sens. En 2012, c’était le 22 août. En 1992, c’était le 21 octobre. Il faut remonter au début des années 1980 pour obtenir la fin décembre, soit une situation supportable bien que limite. Voir l’article du Monde du… 22 août.

AGGRAVATION DE LA CRISE SOCIALE ET HUMAINE PRESQUE PARTOUT

Inégalités et pauvreté, malnutrition et famines, les constats de l’été ne sont pas moins alarmants. En voici trois, en commençant par le plus « riche » des grands pays, les Etats-Unis. Dans une étude bien documentée de « The American Prospect » du 25 juin, l’auteur, Mark Levinson, montre que si les statistiques officielles, fondées sur une mesure de la pauvreté monétaire « absolue » qui date de 50 ans, ne trouvent « que » 15,1 % de pauvres dans la population en 2010, ce chiffre grimperait à 22,6 % si l’on utilisait le critère autrefois prioritaire en France et en Europe, soit 50 % du revenu médian RM. Il ne nous dit pas ce qu’il en serait si on utilisait le critère européen actuel, soit 60 % du RM, mais j’avais fait une estimation dans un billet d’octobre 2011 http://tinyurl.com/8f3qw3z. J’aboutissais à un chiffre de 30 %. C’est probablement plus aujourd’hui. On devrait disposer en septembre 2012 des données de 2011, soit un an plus tôt qu’en France !

Communiqué de presse du 27 juin du National Law Center (Washington) : plus d’un million d’étudiants étatsuniens étaient « homeless » (sans abri) en 2010-2011, record historique, chiffre en augmentation de 13 % par rapport à l’année universitaire précédente. Voir ce lien http://tinyurl.com/8euf8dh

Prise de position du Saint-Siège, Rome, 21 août : risque de crise alimentaire mondiale comparable à celle de 2008, sinon pire, voir ce lien http://tinyurl.com/9v8mscr

Extraits : Le Saint-Siège appelle la communauté internationale à intervenir pour éviter une nouvelle crise alimentaire mondiale. Il demande notamment la régulation des spéculations financières sur le marché des matières premières.

Mgr Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU de Genève, craint en effet une nouvelle crise alimentaire mondiale. « Aux Nations Unies on estime qu’il faudrait presque huit milliards de dollars pour pouvoir répondre aux urgences actuelles et moins de quatre milliards sont disponibles ».

Au niveau international, poursuit l’archevêque, le spectre d’une nouvelle crise menace, à cause de la « sécheresse », notamment « aux Etats-Unis, en Australie et en Russie », grands producteurs d’aliments. « La sécheresse aux Etats-Unis est la plus inquiétante de ces 60 dernières années », explique-t-il, elle a causé une baisse dans la production de soja et de maïs, provoquant une « augmentation de 17 % dans les prix en juillet ». À la sécheresse, s’ajoute le fait qu’« une grande quantité de produits agricoles sont utilisés pour produire des biocarburants ». En outre, il invite à « réguler la spéculation financière sur les marchés de matières premières » pour éviter des exploitations, avec des conséquences « sur les plus pauvres ». Le « droit à la nourriture, à l’eau », sont « étroitement liés à la vie », rappelle-t-il, et « on ne peut pas spéculer pour des avantages économiques » sur ces biens premiers.
On trouve bien dans ces déclarations la conjugaison terrible de la démesure de l’exploitation de la nature pour tenter de sauver la croissance et la démesure de la finance non contrôlée, ou si peu.
Suite dans le prochain billet.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:18

Nous, participants au 2° Forum contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) à Notre-Dame-des-Landes (France) du 7 au 11 juillet 2012

 

  • soutenons et exprimons notre entière solidarité à la lutte des habitants de Notre Dame des Landes et de la région, et de tous ceux qui la soutiennent, en France et bien au-delà, contre le projet de nouvel aéroport pour la ville de Nantes ;

  • dénonçons la répression exercée sur les habitants et militants,

  • réaffirmons notre soutien mutuel à toutes les luttes contre les GPII en Europe et dans le monde

 

Nous nous sommes rassemblés pour identifier, recenser, combattre les grands projets que nous reconnaissons inutiles, ruineux en fonds publics et socialement injustes, écologiquement destructeurs ou dangereux, et qui excluent les populations de la prise de décision. La plupart de ces projets, dévoreurs de terres agricoles et d'espaces naturels, ne permettent pas la souveraineté alimentaire. Ils mettent en péril la diversité culturelle.

 

Ce deuxième forum a permis de rassembler une quarantaine de collectifs et organisations dont une quinzaine de l'Europe et au-delà. Plus de 8000 personnes ont participé aux divers ateliers. Il a été très riche d'échanges et de perspectives d'actions, de partages d'expériences et de construction d'alternatives aux grands projets et pour d'autres choix de société.

 

Nous avons décidé :

  • la coordination de nos luttes à l'échelle européenne et au delà  :

      • la création d'un groupe de travail permanent ayant une fonction d'alerte et de mobilisation

      • la mutualisation de nos expériences

      • la mise en commun de moyens (site internet européen, ...)

      • la création d'un groupe européen de compétences scientifiques, techniques et juridiques

  • l'étude de l'opportunité et de la faisabilité d'une Initiative Citoyenne Européenne

  • notre participation :

      • au Forum Social Européen de Florence du 8 au 11 novembre 2012

      • au Forum Social Mondial de Tunis en mars 2013

  • l'organisation :

      • d'une journée d'actions décentralisées et coordonnées le 8 décembre 2012 (3ème journée européenne contre les Grands Projets Inutiles et Imposés)

      • du 3° Forum contre les GPII à Stuttgart en 2013

 

Nos luttes concrètes, leur convergence font émerger aujourd'hui le concept de Grands Projets Inutiles et Imposés. Nous voulons expliquer et populariser largement ce concept.

Nous sortons du forum plus que jamais motivés et déterminés à poursuivre nos objectifs et continuer à relier nos combats.

 

Sites de référence :

http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/

http://acipa.free.fr

Lire le dossier de presse

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 06:00

NovethicAprès un premier rassemblement en Italie l'an dernier, c'est à Notre Dame des landes que se tient la deuxième édition du forum européen contre les « grands projets inutiles imposés ». Face à la construction de nouvelles lignes à grandes vitesses, d'autoroutes, d'aéroports ou d'installations nucléaires, de nombreux collectifs d'opposition se montent un peu partout et cherchent à unir leurs forces.

Grand stade de Lille Métropole

Grand Stade de Lille Métropole

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’autoroute de Khimki, la cité des casinos Euro Vegas,  la ligne de TGV Lyon-Turin, etc. Tous ces projets ont en commun d’être « pharaoniques », « coûteux », « gaspilleurs de ressources naturelles et de fonds publics », « imposés aux populations », « néfastes à l’environnement, à la société et à l’intérêt général »… en un mot « inutiles », selon leurs opposants. Ceux-ci ont d’ailleurs décidé d’unir leurs forces dans le cadre d’un « forum des grands projets inutiles » dont la deuxième édition se tiendra ce week-end, les 7 et 8 juillet à Notre Dame des Landes à l’initiative de l’Acipa (opposants à NDL) et avec le soutien d’autres associations comme Attac, Les Amis de la Terre, Agir pour l’environnement ou Relocalisons. La première avait eu lieu en Italie l’an dernier, à l’initiative du collectif No TAV -extrêmement actif- et se concentrait essentiellement sur les nouvelles infrastructures de transport. La nouvelle version doit être élargie à des projets de centres commerciaux, de loisirs, de production d’énergie nucléaire ou fossiles, etc. Déjà en 2010, plusieurs collectifs avaient signé la charte d’Hendaye contre « les grands projets coûteux, ruineux et destructeurs ». Au-delà des dénonciations des projets et de l’échange entre collectifs, le forum se veut également porteur de solutions alternatives concrètes, d’un autre modèle de développement et d’une réflexion plus globale sur la transition écologique et sociale, insistent les associations.

Le forum est aussi l’occasion d’interpeller le gouvernement sur sa stratégie. « Nous demandons au gouvernement de Jean-Marc Ayrault de prendre ses responsabilités sur ces grands projets dans une période de coupes budgétaires drastiques », précise Aurélie Trouvé, la co-présidente d’Attac. « Il n’y a aucune cohérence à annoncer la tenue d’une conférence environnementale alors que l’on envoie les forces publiques empêcher les manifestations d’opposants à ces projets », dénonce de son côté Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement.Lire la suite

lillenium-de jour

projet Lillénium de pôle commercial avec hypermarché, commerces, grand hôtel et bureaux

Ce qui est pratiquement toujours observé dans les « Grands Projets Inutiles Imposés » :


· -- mensonges ou estimations fantaisistes sur le projet (besoins et perspectives d'évolution grossièrement sur-estimés, solutions hasardeuses pour les satisfaire, coûts sous-estimés, financement à géométrie variable, espérances folles en termes de retombées sur l'emploi...) ;

·   - cependant la 'façade' de consultation légale est conservée ;

·  -- alliance de la droite libérale classique et des sociaux-démocrates sur le thème de la modernisation ou du progrès ;

·  -- ignorance et mépris des solutions alternatives étudiées et proposées par les populations, qui se construisent leur propre expertise ;

·  - montages financiers avec partenariats public/privé et contrats en béton au profit du privé (assurances de compensation en cas de déficit...) ;

·   - répression de plus en plus féroce des luttes (Allemagne, Italie ...), avec criminalisation des opposants ;

·   - justification par la nécessité d'être les meilleurs dans la mise en concurrence des territoires.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 05:08

Colère

Nicole Bricq écartée et remplacée au Ministère de l'Ecologie et de l'Energie par Delphine Batho. Les diférentes réactions très critiques dans la presse ici : www.mediapart.fr/journal/france/220612/stupeur-apres-le-depart-de-nicole-bricq-de-l-ecologie

www.actu-environnement.com/ae/news/ministere-ecologie-bricq-batho-15996.php4

www.rue89.com/rue89-politique/2012/06/22/nicole-bricq-viree-de-lecologie-un-coup-du-lobby-petrolier-233262

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/22/ecologie-matignon.html

www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/22/comment-le-petrole-de-la-guyane-a-eu-raison-de-la-ministre-de-l-ecologie_1723112_3244.html

Scandaleux, car à l'époque le rang du ministère, contrairement au pacte écologique déjà signé en 2007, et le choix de Nicole Bricq posaient déjà question. Mais quelle est la légitimité, le poids et la crédibilité de Delphine Batho... expérience professionnelle et/ou politique dans le domaine des dossiers de  l'écologie ou de l'énergie ... NON ... formation scientifique (sciences physiques, chimiques, biologiques, médicales...) ou en droit de l'environnement ... NON. Alors un tel choix est-il sérieux et acceptable ? Nicolas Hulot a eu raison de se facher au grand journal de Canal+ du 19 juin dernier. Cette façon de considérer les défis écologiques avec une telle indifférence ou désinvolture et une telle compromission avec les lobbys est inadmissible et devrait être d'une époque révolue. Et les Verts comme d'habitude se taisent ...On peut ajouter que ce nouveau gouvernement avec 38 ministres, ministres délégués et secrétaires d'Etat pose question sur trois plans :

1) overdose de ministres et ministres délégués- pas un bon exemple pour la maîtrise des dépenses publiques et la clarté de l'organisation ; pour donner un contre-exemple d'un pays non-fédéral, les Pays-Bas, ont 12 ministres et 8 secrétaires d'Etat avec une répartition des missions et des coordinations plus logiques entre les ministères. www.rijksoverheid.nl/regering/het-kabinet/bewindspersonen

2) aucun ministre, sauf très rares exceptions,  ne connaît vraiment de l'intérieur l'entreprise privée ou publique,  le monde du travail réel et ses fonctions : la R & D, la production et les autres fonctions

3) disparition des ingénieurs et plus généralement des scientifiques alors que les défis écologiques nécessiteraient des compétences et des personnes de formation pluridisciplinaire. Ce ne sont pas les chercheurs honnêtes, les lanceurs d'alerte, les grands innovateurs qui manquent en France ... il serait tant de leur laisser une possibilité de s'exprimer, de donner leur point de vue sur les grands défis et décisions qui seront à prendre et qui mettent en évidence une complexité d'imbrication des problèmes économiques, financiers, sociétaux et environnementaux.  M.E.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:55

L'HumanitéParler d’écologie… voilà qui paraît has been. L’écologie a disparu des radars, et c’était encore plus flagrant ces quinze derniers jours. Pour les deux finalistes de la présidentielle, c’était un oubli volontaire et assumé, que le débat du 2 mai a parfaitement illustré : pas un mot sur les crises climatiques, la biodiversité, la pollution et sur les conséquences pour la santé. Pas plus de François Hollande que de Nicolas Sarkozy. Par contre, des appels répétés du nouveau président de la République à la croissance, dont le contenu n’a jamais été remis en question. Au fond, ressurgissait l’idée que l’augmentation de la production et de la consommation, fût-elle énergétique et matérielle, est forcément bénéfique pour l’humanité… en oubliant les limites physiques de la planète au-delà desquelles les conséquences pour l’humanité sont irréversibles.

Les calculs électoraux peuvent-ils à eux seuls expliquer que l’écologie ait été jetée aux oubliettes dans les débats ? N’y a-t-il pas une erreur plus grave, qui consiste à penser que la crise économique et sociale exige des réponses immédiates et que l’environnement doit passer au second plan ?

Ces dernières années, les alertes sur le réchauffement climatique ou la catastrophe de Fukushima avaient frappé les consciences et des ponts se sont construits entre luttes sociales et écologiques. S’est renforcée l’idée d’une transformation de nos modes de production et de consommation. Autour de cette idée convergente des mouvements politiques, associatifs, syndicaux, citoyens, pour une gestion démocratique et collective des biens communs comme l’eau, des luttes locales fortes comme celles contre l’exploitation des gaz de schiste et l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (dont un des promoteurs n’est autre que Jean-Marc Ayrault). Autour de cette idée se construisent des mobilisations internationales, comme à l’occasion de Rio + 20 au Brésil en juin, combattant une « économie verte » au service de la finance et des multinationales. Dimanche soir, c’était le temps du soulagement. Très vite, nous serons confrontés aux réalités d’une gauche d’alternance, qui ne sera d’alternative que si les rapports de forces nécessaires se construisent, dans une même lutte contre l’exploitation conjointe du travail et de la nature.

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Aurélie Trouvé, co-présidente d'ATTAC France.

Billet paru dans l'Humanité du 9 mai 2012

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:35

AttacAttac se réjouit de la défaite de Nicolas Sarkozy, qui pourrait représenter la première défaite politique en Europe pour les tenants de l' hyperaustérité.  Elle sanctionne l’arrogance d’un président au service d’une oligarchie insatiable. Elle exprime la résistance populaire aux politiques d’austérité, qui s’est manifestée en France par le grand mouvement de 2010 contre la réforme des retraites. Elle suscite l’espoir des peuples d’Europe du Sud, confrontés aux terribles ravages des politiques de la « Troïka », Commission européenne, BCE et FMI. Surtout qu’au même moment se dessine une percée historique de la gauche de résistance aux élections législatives en Grèce, avec une chute des deux partis de gouvernement qui ont mené aux plans d’austérité et à la débâcle du pays.

Mais si le soulagement est grand, l’espoir est fragile. La pression des marchés financiers va monter dans les semaines qui viennent pour contraindre François Hollande à ratifier le Pacte budgétaire imposé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, avec en guise de « renégociation » quelques vagues déclarations et mesurettes européennes sur la croissance. Ce nouveau traité qui interdit les déficits publics et impose une austérité sans limite, doublée d'un productivisme aveugle qui met à mal la nature, le travail et le travailleur, va pourtant enfoncer l’Europe dans la dépression.

La social-démocratie française et européenne n’a pas encore pris la mesure des ruptures nécessaires pour inverser la tendance. Pourtant les forces progressistes n’ont aucun droit à l’erreur. En cas d’échec en France, la droite et l’extrême droite, dont les convergences xénophobes et autoritaires s’affirment aujourd'hui sans ambigüité, ramasseront la mise de la déception et du désespoir.

Il y a un moyen, et un seul, pour les citoyens d’empêcher cela : la mobilisation sociale, l’intervention directe dans les affaires de la cité. A l’image de juin 1936, mais dans une dynamique d’emblée européenne, nous pouvons imposer nos exigences pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques mises à mal par les politiques actuelles. Renforçons nos syndicats, nos associations, nos partis progressistes ; occupons les places, les espaces publics ; imposons un débat démocratique sur les politiques économiques et sociales, en particulier au plan européen, avec un référendum sur le Pacte budgétaire. Les 18 et 19 mai nous serons des dizaines de milliers à Francfort, à l’appel des mouvements sociaux allemands, pour dire à la Banque centrale européenne : stop à l’austérité, oui à la solidarité !

Attac France, le 8 mai 2012

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:22

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:46

Le MondeII y a trois ans et demi, dans son discours de Toulon, M. Sarkozy, président de la République française et aujourd'hui candidat à sa réélection, expliquait ce qu'il convenait de faire pour sauver nos systèmes économique et financier : refonder le capitalisme.

Le plan proposé était cohérent mais, dans le contexte d'effondrement généralisé d'alors, loin d'être véritablement radical : il y avait encore, dans cette proposition de " refondation " du capitalisme, un relent d'optimisme. Qu'en est-il advenu ? Rien : c'est à Toulon qu'elle a été évoquée et c'est là aussi qu'il en a été question pour la dernière fois. Est-elle présente dans la campagne présidentielle ? On en trouvait des éléments épars dans le programme des candidats numéros trois et quatre dans les sondages de la semaine dernière, mais rien dans celui des deux candidats qui caracolaient en tête.

Serait-ce que l'économie et la finance ont connu une telle embellie depuis l'automne 2008 que ce projet refondateur a perdu de son actualité ? La question prête à sourire. En 2010, la Grèce était au bord de l'abîme - petite économie nationale que la solidarité européenne aurait pu alors sauver à peu de frais. Aujourd'hui, ce sont l'Espagne, voire l'Italie, qui s'y retrouvent. Etre au bord de l'abîme, c'est comme toute chose apparemment : on finit par s'y habituer.

Qu'est-ce qui explique qu'il ait surtout été question durant la campagne d'obtention accélérée du permis de conduire ou de distribution de la viande de boucherie dans les écoles ?

Deux hypothèses sont envisageables : l'une charitable, l'autre beaucoup moins.

L'hypothèse charitable, c'est que toutes les décisions qui comptent sont prises aujourd'hui, dans le meilleur des cas, à Bruxelles, et dans le pire des cas, à Washington, et qu'il ne resterait plus, en effet, comme prérogatives pour un président de la République que celles dont disposait un sous-préfet sous la IIIe République. De la même manière qu'un sous-préfet pouvait alors tempêter aux comices agricoles contre " les directives de Paris, qui créent la révolution chez nous ! ", un président français peut à la fois régler avec autorité les affaires de permis de conduire et de viande de boucherie et tonner sans inquiéter personne à l'encontre de Bruxelles et de Washington.

L'hypothèse peu charitable, c'est celle du manque d'ambition et d'envergure qui fait qu'un président français n'arriverait à se faire entendre ni à Washington ni à Bruxelles, et si cela se trouve, pas même à Paris.

Seule bonne nouvelle, si l'on peut dire, le mal n'est pas spécifiquement français : confusionnisme, cacophonie, absence totale de courage politique règnent aujourd'hui en maîtres dans l'ensemble des pays occidentaux. On en est même venu dans certains Etats à mettre à la tête des affaires d'anciens banquiers dont les décisions calamiteuses il y a seulement quatre ou cinq ans provoquaient alors la consternation, faute de volontaires parmi les politiques.

La conclusion s'énonce simplement : ce n'est pas d'un président français qui serait seulement " audible " à Bruxelles ou à Washington que l'on a besoin, mais de quelqu'un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd'hui dans ces lieux. Car ce ne sont pas les projets de société de haute volée, économiques et financiers, qui manquent, bien au contraire :

- Accorder de nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l'accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d'ores et déjà.

- Mettre hors la loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l'interdisaient jusqu'en 1885.

- Mettre hors d'état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l'autre.

- Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.

- Redéfinir l'actionnaire d'une société comme étant l'un de ses créanciers et non l'un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier.

- Eliminer le concept de " prix de transfert " qui permet aux sociétés d'échapper à l'impôt par des jeux d'écriture entre maison mère et filiales.

- Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle.

- Réimaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l'échec en raison de leur nature pyramidale que sont l'immobilier ou l'assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.

Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l'objet d'un véritable débat. On assisterait alors au retour de l'ambition et du courage, désespérément absents aujourd'hui.

P.JorionPaul Jorion

Economiste et anthropologue

Paul Jorion, né le 22 juillet 1946 à Bruxelles, est un chercheur en sciences sociales, de nationalité belge, ayant fait usage des mathématiques dans de nombreux champs disciplinaires : anthropologie, sciences cognitives, et économie. Il est l'un des rares commentateurs économiques à avoir anticipé la crise des subprimes américains de 2007 et le risque de récession mondiale qui en a résulté, dans son ouvrage Vers la crise du capitalisme américain.

Il a enseigné dans les universités de Bruxelles, Cambridge, Université Paris-VIII et l'Université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations-unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont :

- Vers la crise du capitalisme américain ?, La Découverte, Paris, 2007.

- L'implosion : la finance contre l'économie : ce qu’annonce et révèle la "crise des subprimes", Fayard, Paris, 2008.

- La crise : des subprimes au séisme financier planétaire, Paris, Fayard, 2008.

- L'argent, mode d’emploi, Paris, Fayard, 2009.

- Le capitalisme à l'agonie, Paris, Fayard, 2011.

 

Le blog de Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 19:22

Jean Gadrey rappelle ce qu'on oublie souvent de préciser au moment de la publication des résultats d'un sondage l'incertitude, la marge d'erreur qui est donc en relation avec les caractéristiques du sondage.

J.Gadrey2La question des « marges d’erreur statistique » des sondages électoraux est pratiquement absente des grands médias, ou alors en tous petits caractères, et largement ignorée du public. Les instituts de sondages sont on ne peut plus discrets, on va comprendre pourquoi. Et aucun texte ne les oblige à présenter des fourchettes à côté de leur plat principal surmédiatisé.

Il existe un grand nombre de raisons qui expliquent que les sondages électoraux diffèrent, parfois fortement, des résultats d’une élection. On se souvient qu’en 2002 les sondages publiés dans les deux dernières semaines précédant le premier tour donnaient à Le Pen (père) entre 12 % et 13,5 %. Il a obtenu presque 17 %. Selon ces sondages, l’écart entre Jospin et Le Pen allait de 3,5 à 7 points en faveur du premier, qui fut battu de 0,6 point.

Parmi ces raisons multiples, l’une pèse lourd, et elle est purement statistique. Elle a peu à voir avec les méthodes des instituts, la sincérité des déclarants ou leurs comportements des derniers jours, ni avec tel ou tel événement. Elle tient au fait que, avec un échantillon réduit, le plus souvent de l’ordre de 1000 personnes, il y a une marge d’erreur inévitable même en s’y prenant « au mieux ».

Si, à un moment donné, tout le monde est bien fixé sur son choix et prêt à le déclarer avec sincérité, et si on tire alors (au hasard, voir l’annexe) un échantillon de 1000 personnes pour évaluer le résultat, alors LES CHIFFRES DU SONDAGE SONT ENTACHES D’UNE MARGE D’ERREUR DE 3,1% dans le cas d’un second tour serré, avec les deux candidats proches de 50 %. Les marges sont inférieures pour les plus petits scores, notamment au premier tour. Mais elles restent importantes.

C’est énorme ! Cela veut dire que, même en faisant abstraction d’autres biais, un sondage (aléatoire, c’est-à-dire avec un tirage au hasard) sur 1000 personnes qui placerait Sarkozy à 47 % au second tour, est compatible avec un résultat final à 50,1 %. Pour obtenir une marge d’erreur de 2 %, il faut environ 5000 personnes. Avec 400 personnes, la marge est de 5 %.

Soit, mais que veut dire « marge d’erreur », autre point aveugle de l’information ? Les statisticiens retiennent une convention raisonnable mais discutable : la marge d’erreur précédente correspond à une probabilité de 95 % de ne pas se tromper. Il y a, dans l’exemple fictif précédent, 95 % de chances que le résultat de l’élection place Sarkozy entre 43,9 % et 50,1 %. Ce n’est donc pas une certitude absolue, c’est un « intervalle de confiance » rassurant. On aurait une marge d’erreur supérieure si on exigeait 99 % de chances de ne pas se tromper, et une marge inférieure si on se contentait de 90 %.

Autant dire que si un sondage donne 46 % à un moment et 47 % quelques jours plus tard, on ne peut strictement rien en conclure sur la progression du candidat. Ne parlons pas des introuvables « effet Toulouse », effet Villepinte, effet Zénith, etc. Que les grands médias passent leur temps à amuser la galerie avec des variations 3 ou 4 fois plus faibles que la marge d’erreur est une illustration de plus de leur dérive vers l’information anecdotique dépourvue de sérieux et de sens.

UNE « PHOTOGRAPHIE DE L’OPINION » ?

On vous le répète à l’envi : « attention, les sondages ne sont que des photographies de l’opinion à un moment donné ! ». Sous-entendu : ils sont fiables, mais l’opinion est versatile. Cette image est radicalement fausse. Certes, les choix de votes peuvent évoluer, mais à aucun moment un sondage électoral, même dépourvu de tout tripatouillage (annexe ci-dessous), ne « photographie l’opinion ». Image pour image, on pourrait parler d’une esquisse grossière de la structure des intentions de vote, tournant parfois à la caricature (ci-dessous).

ANNEXE POUR LES COURAGEUX

En fait, aucun institut ne s’appuie sur des tirages aléatoires, de sorte que les estimations des marges d’erreur que je viens de fournir, et que l’on trouve parfois bien cachées au bas des résultats, sont… purement théoriques. C’est bon de les avoir en tête, mais avec les méthodes utilisées en pratique, la seule chose certaine c’est qu’on ne sait pas et qu’on ne peut pas savoir. Compte tenu de la cuisine interne des instituts, cachée comme un secret défense, propice à toutes les manipulations, il est toutefois hautement improbable que les marges d’erreur soient inférieures à leur niveau théorique.

Les instituts recourent désormais, productivité et rentabilité obligent, à des enquêtes par téléphone ou par Internet (ces dernières sont les moins coûteuses), voire à un mélange des deux, et comme dans ces conditions ils s’éloignent de plus en plus de la situation du tirage aléatoire, ils procèdent dans leur arrière boutique à des « redressements d’échantillon » selon la « méthode des quotas » avec laquelle on peut faire à peu près n’importe quoi.

Voici un extrait de l’article de l’excellent observatoire (critique) des sondages sur la supercherie de l’IFOP à propos d’un sondage de mars qui a fait la « une » de tous les grands médias car il « montrait » le très attendu (notamment par Laurence Parisot, vice-présidente de l’IFOP dont elle est actionnaire majoritaire) « croisement des courbes » de Hollande et Sarkozy au premier tour :

« Le sondage a été effectué par téléphone et en ligne les 11 et 12 mars 2012. Cette méthode mixte est un bricolage qui se prête à toutes les manipulations. Sous le sceau du « secret industriel » d’un sondeur qui fait silence sur ses procédés, il s’agit donc de mêler sondés questionnés par téléphone et internautes volontaires. La mention de la méthode des quotas sur un échantillon spontané est une supercherie. Quelle est la composition sociale et politique du panel de l’Ifop ? Quelle était la rémunération des internautes ? … Si on doutait que les sondages dévoyaient la démocratie, on n’a aujourd’hui que l’embarras du choix des évidences. »

Sur les biais des sondages en ligne, voir : http://www.observatoire-des-sondages.org/Sondages-en-ligne-ou-est-le.html En voici un extrait :

« Les internautes sollicités par les sondeurs sont d’autant plus différents de la population d’ensemble qu’ils coopèrent aux sondages en ligne qui leur sont proposés comme des jeux et des solutions pour gagner des cadeaux ou de l’argent. À terme, comme le montrent les sites de sondages rémunérés, répondre devient un « petit boulot », soit l’inverse de la représentativité. On pourrait ajouter que plus on passe de temps sur Internet et plus on se retranche de la société sur laquelle la représentativité est fondée. Les internautes ne sont pas exactement « des gens comme les autres ». Le système CAWI, censé établir les critères de représentativité, ne peut corriger ces différences d’ethos mais seulement aligner l’échantillon d’internautes sur les critères objectifs habituels d’âge, de genre et de groupe social. Or, l’existence même des sondages repose tout entière sur le critère de représentativité. Autant dire que les sondages en ligne n’ont aucune pertinence pour les études d’opinion qui portent sur une population générale. »

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Published by J.G. - dans Politique
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:54

bastaPresque 650 000 euros de plus qu’en 2007. Soit une progression de 30% de son patrimoine en cinq ans ! Une performance qui ferait saliver bien des gestionnaires de fonds spéculatifs... C’est ce que révèle la publication de la déclaration de patrimoine de Nicolas Sarkozy dans le Journal Officiel. Une obligation légale dont se serait sans doute bien passé le président sortant.

Évalué à plus de 2,7 millions d’euros, le patrimoine de Sarkozy se compose pour l’essentiel d’assurances-vie (2,58 millions d’euros). Son salaire joue un rôle non négligeable grâce à l’augmentation de 170 % que le président s’est octroyé dès son arrivée à l’Élysée, passant de 14 200 à 21 000 euros mensuels).

L’Observatoire des inégalités rappelle qu’en 2010, 48 % du patrimoine national est détenu par 10 % des ménages les plus riches. Et les 1% les plus riches détiennent 17% de la richesse nationale. Tandis que les 10 % des ménages les moins bien dotés disposent de seulement 0,1 % de la richesse totale. Conclusion d’une étude de l’INSEE, « les inégalités de patrimoine n’ont cessé de s’accroitre entre 2004 et 2010 ». Celui qui cherche aujourd’hui à revêtir le costume de « président du peuple » est-il sûr de son choix ? L’image du « président des riches » lui va si bien...

Et à propos de costume, le mensuel Capital d'avril 2012 révèle des détails sur l'habillement de Sarkozy au quotidien. Cet homme-là se promène avec environ 40 000 euros de costume, chaussures et montre. Le citoyen français est très content d'apprendre à quel point celui-ci s'adonne au culte de l'argent, à se mettre en avant avec toujours autant de "bling-bling" et à montrer son mépris pour les Français de conditions modestes ou pauvres qui sont de plus en plus nombreux.Pour mémoire, 40 000 euros = 28,5 mois de SMIC brut soit presque 2,5 ans de salaire d'un smicard !

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