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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 16:51
Opération anti-requins à Lille - samedi 15 mars

A l'initiative d'ATTAC, une opération de communication et d'action citoyenne inédite et de grande ampleur, autour d'un "Kit anti-requins", sera menée le samedi 15 mars sur la France entière.

Ce "Kit anti-requins" contient les outils nécessaires pour traquer trois multinationales prédatrices BNP-Paribas, la Société Générale et Unilever. Vous trouverez grâce à ce lien toutes les informations nécessaires http://www.lesrequins.org/

Un collectif est en cours de constitution sur la métropole lilloise réunissant tout ceux et celles qui, de près ou de loin, se sentent concernés par ce combat.

Le 15 mars sera la journée nationale du lancement public de ce 'Kit anti-requins". Le collectif aura ensuite à se prononcer sur d'autres actions au cours de l'année.

Sur Lille, un rendez vous est donné à ceux et celles qui veulent nous rejoindre dans cette action, le samedi 15 mars à 10h30 face au café citoyen 7 place du vieux marché aux chevaux.

Nous irons ensuite à la rencontre des passants de la place de Béthune à la place du Général de Gaulle équipés de pancartes, de tracts et des "Kit anti-requins" contenant des autocollants.

Afin de sensibiliser leurs clients, des prises de parole sont prévues devant les agences bancaires de la BNP et de la Société Générale et devant les magasins vendant des produits Unilever.

Pour se mettre totalement dans l'ambiance, un atelier pancartes et objets de communication divers est prévu le 13 mars salle Moulins à la MRES de 18h à 21 heures. Vous y serez les bienvenu-e-s.

Nous espérons vous retrouver nombreux le 15 mars pour cette journée d'action citoyenne contre ces multinationales prédatrices.


ATTAC Mé
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Published by Attac Villeneuve d'Ascq - dans Education-Formation
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 06:49

Jean-Marc-Levy-Leblond2.jpgLe physicien Jean-Marc Lévy-Leblond suggère quatre propositions pour que les pouvoirs publics redonnent leur place à l'enseignement et à la recherche fondamentale et développent la démocratie participative.

Argument 1 : l'identification, courante aujourd'hui, entre recherche (scientifique) et innovation (industrielle) est à la fois douteuse et dangereuse. Douteuse, car seule trouve des applications techniques une part des avancées scientifiques à la fois limitée et imprévisible. Dangereuse, car cette conception privilégie les recherches les moins novatrices, offrant des perspectives de résultats à court terme. Les moyens matériels se concentrent sur les domaines aux applications potentielles immédiates et stagnent, voire régressent, dans les domaines de recherches spéculatives apparemment moins prometteuses.

En France, le monde industriel se décharge trop largement de ses responsabilités propres en matière de recherches appliquées, où la puissance publique assume des investissements, parfois risqués (exemple : ITER), dont le privé tirera les profits (énergie, bio-ingénierie, etc.). Dans la perspective même du développement productif, c'est une politique à courte vue : elle obère la possibilité de découvertes utiles radicalement innovantes à moyen terme.

Et surtout, une telle conception enferme la connaissance scientifique dans un rôle instrumental et subordonné, au détriment de sa valeur intellectuelle et culturelle dont s'enorgueillit pourtant notre société. De plus, le secteur privé ne rend nullement au secteur public les bénéfices qu'il en tire, comme le montre la réticence des entreprises à reconnaître la valeur formatrice du doctorat universitaire.

Propositions 1 :

- Laisser à la charge du secteur privé ce qui lui profitera. L'Etat peut certes jouer un rôle incitateur en assurant une part des investissements initiaux de projets technoscientifiques industriels lourds, mais à condition de rentrer dans ses fonds en cas de succès, ainsi qu'en proposant des allégements fiscaux aux entreprises (petites et moyennes surtout) qui développeraient leurs activités de recherche appliquée.

- Garantir la stabilité sur le long terme d'un secteur public de recherche fondamentale sans applications prévisibles évidentes. La décision de consacrer à certaines recherches fondamentales les moyens lourds qu'elles demandent (physique subnucléaire, astronomie spatiale, etc.) ne saurait être assujettie à d'hypothétiques retombées industrielles et marchandes, mais demande en revanche un arbitrage collectif démocratique.

- Inciter fermement les entreprises à reconnaître la valeur formatrice de la recherche fondamentale et en particulier du doctorat universitaire, comme c'est largement le cas dans les autres pays développés.

Argument 2 : l'activité scientifique fondamentale comprend deux dimensions essentielles : la production des connaissances (recherche) et la transmission des connaissances (enseignement, popularisation). L'accent mis unilatéralement sur la première est contre-productif, car il lui subordonne la seconde. La diffusion du savoir est pourtant une condition de son développement.

Aujourd'hui, les universitaires sont surchargés par leurs tâches d'enseignement et d'administration au détriment de leurs travaux de recherche, alors que nombre de chercheurs sont démotivés et frustrés d'activités plus immédiatement gratifiantes. Le paradoxe est d'autant plus grand que, pratiquement, seules les compétences en matière de recherche sont prises en compte dans le recrutement, l'évaluation et l'avancement des universitaires, qui d'ailleurs ne reçoivent aucune formation professionnelle à leurs tâches d'enseignement.

Propositions 2 :

- Réunifier l'enseignement et la recherche (fondamentale) en créant un corps unique d'enseignants-chercheurs : une carrière normale dans le secteur public comprendrait des activités d'enseignement et de recherche, en proportions variables suivant la nature des projets scientifiques et la phase de la carrière, régulées par les organismes professionnels paritaires. Les grands organismes de recherche offriraient non plus des carrières permanentes, mais des postes d'accueil pour les épisodes de recherche à plein temps.

- Intégrer dans la formation des jeunes scientifiques (écoles doctorales), outre la préparation à la recherche, une préparation à l'enseignement. Tenir pleinement compte des compétences et des innovations pédagogiques des enseignants-chercheurs dans leur recrutement et leur avancement.

Argument 3 : la mission des professionnels de la science ne se limite plus à la seule production de connaissances nouvelles et à la transmission des savoirs acquis. L'impact social et économique des découvertes scientifiques (clonage, OGM, nanotechnologies, etc.) confère aux chercheurs la responsabilité collective de contribuer au nécessaire débat citoyen sur les enjeux et les priorités de la politique scientifique.

Propositions 3 :

- Permettre aux scientifiques de faire face à leur responsabilité sociale en élargissant leur formation initiale aux dimensions historiques, philosophiques, sociologiques et économiques de leur activité.

- Prendre en compte dans l'évaluation du travail professionnel des enseignants-chercheurs du service public leurs activités sociales (diffusion publique du savoir, participation aux débats citoyens, engagement culturel).

Argument 4 : le principe démocratique est aujourd'hui inopérant dans le domaine technoscientifique. Le débat public reste embryonnaire et les élus peu engagés sur ce terrain. Un ample mouvement à la fois de diffusion et de discussion des perspectives de développement de la science est une condition nécessaire d'un approfondissement de la démocratie crucial pour l'avenir.

Propositions 4 :

- Assumer au plus haut niveau de l'Etat cette " mise en culture " de la science, en appuyant les initiatives de terrain (institutions et associations de défense de l'environnement, de santé publique, de culture scientifique, etc.), en assurant la cohérence des pouvoirs publics (ministères chargés de la recherche, de l'éducation, de la culture, de la santé, de l'environnement, etc.) et en en faisant une composante majeure de l'action des organismes de recherche et d'enseignement.

- Développer la démocratie participative dans le domaine des technosciences en multipliant les conférences consultatives de citoyens sur les grands enjeux (énergie, santé, défense) et en institutionnalisant la prise en considération de leurs conclusions par les représentants élus du peuple.

Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et essayiste, professeur émérite de l'Université de Nice-Sophia-Antipolis.

jmll@unice.fr

Billet paru initialement dans le Monde du 13 octobre 2012.

 

 

Jean-Marc Lévy-Leblond : Après des études secondaires à Cannes, il est élève de Maths Sup et Spé au lycée Janson-de-Sailly (Paris), puis entre en 1958 à l’École Normale Supérieure. Adhérent à l'Union des étudiants communistes (UEC) dès 1956, puis au Parti Communiste, il le quittera en 1968 pour devenir l'un des animateurs du mouvement de la critique politique radicale de la science (voir la revue Impasciences). Après un doctorat d’État ès sciences physiques (physique théorique) à l’université d’Orsay en 1965, il a été successivement chargé de recherches au CNRS, maître de conférences à l’université de Nice, professeur à l’université Paris 7, et à Nice, où il a enseigné dans les départements de physique, de philosophie et de communication. Il est professeur émérite de l’université de Nice et fut directeur de programme au Collège international de philosophie de 2001 à 2007.

Il a publié de nombreux articles sur ses travaux de recherche qui portent principalement sur la physique théorique et mathématique et sur l'épistémologie.

Il a fondé et dirige la revue Alliage (culture, science, technique), dirige la collection Science ouverte au Seuil, et travaille plus généralement à « (re)mettre la science en culture ». Il a été, en 1996, l'invité d'honneur de l'Oulipo.

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