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  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
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Sociologie de Lille ! avec Fabien Desage maitre de conférences Lille 2 CERAPS 17 juin 2017

La prospérité sans croissance ! avec Jean Gadrey 20 mai 2017

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Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

 

6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 15:04

Un entretien de Jean Gadrey publié ce mercredi 6 janvier 2016 par La Voix du Nord

La mesure phare de Xavier Bertrand est de créer 60 000 emplois cette année, la moitié des offres non pourvues d’après lui. Qu’en pensez-vous ?

« Les demandeurs d’emploi de longue durée peuvent s’agiter de 6 h du matin à 10 h du soir, s’il n’y a pas d’offres d’emploi pour eux... Ces "emplois non pourvus" de Xavier Bertrand, soit selon lui 120.000 dans la nouvelle Région, c'est un mythe que toutes les analyses sérieuses invalident. Si l'on s'appuie sur ces données trompeuses pour réduire le chômage, c'est l'échec assuré. A moins que l'objectif ne soit pas de réduire vraiment le chômage, mais de faire porter le chapeau aux chômeurs eux-mêmes en accentuant encore leur stigmatisation. Pour réduire le chômage, il faut créer des emplois, et c'est possible ».

Comment inverser la courbe régionale du chômage ?

« Pas en allégeant d’abord les charges aux entreprises, cela ne fonctionne pas. Cette politique est une demande des grandes entreprises et une priorité des gouvernements depuis vingt-ans, ce qui n’empêche pas le chômage d’atteindre des niveaux record. Réduire les charges peut soulager une trésorerie à court terme mais la compétitivité recherchée par les coûts salariaux les plus bas déprime la demande. L’austérité appauvrit beaucoup de gens qui n’ont plus le pouvoir d’achat nécessaire à acheter des produits ou des services à forte valeur ajoutée environnementale par exemple. Au détriment des emplois locaux (circuits courts) et de la santé : il y a 100 fois moins de vitamine C dans une pomme industrielle que dans une pomme bio qui est plus chère. Les inégalités sont un puissant obstacle à l’investissement des entreprises en faveur de produits de haute qualité, lesquels permettent de créer beaucpup d’emplois. »

Fait-il donc préférer une politique de demande à celle de l’offre ?

« Elle créera en tout cas davantage de travail. Pas besoin de produire plus pour créer plus d’emplois. La croissance quantitative est devenue un mythe, elle doit être à présent qualitative. Les 40 milliards d’allègements de charges offerts par l’Etat sont pris sur des crédits de développement humain, sur la santé, les prestations sociales qui eux, sont directement réinjectés dans l’économie. Les aides aux entreprises devraient être conditionnées à la création d’emplois suivant des critères écologiques et sociaux. On devrait dédier ces milliards à la transition écologique et sociale, à la rénovatin thermique des bâtiments, à une agriculture moins industrielle et de proximité, à des services aux personnes âgées ou handicapées etc. »

Diminuer le coût public du chômage

« Un chômeur longue durée coûte environ 15 000 € par an à l’État. Ils sont 2,4 millions dans notre pays, soit un coût de 36 milliards d’euros. On pourrait en faire des choses avec cet argent, ne serait-ce que dans la rénovation thermique des logements… »

Jean Gadrey, en bon critique de la théorie économique néoclassique dominante, est notamment membre du conseil scientifique de l’organisation altermondialiste Attac. Auteur de Adieu à la croissance (éditions Petits Matins), il a publié de nombreux articles dans des revues de vulgarisation comme Alternatives économiques ou dans les journauxLe Monde et Politis. Et vient de signer aux éditions Fakir un très enjoué et pédagogique entretien « Contre les gourous de la croissance » (4 €), soit tous les présidents de la cinquième République. De quoi pourfendre les politiques publiques menant d’après lui à l’austérité : « Le pouvoir d’achat peut être restauré et financé en grande partie par la réduction des coûts publics du chômage, soit 70 à 80 milliards d’euros pour les 5 millions de Français concernés.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:54
les dérives de l'agro-industrie

Le business est dans le pré


Les dérives de l'agro-industrie

Produire toujours plus, toujours moins cher, avec moins d'agriculteurs : au nom de la modernité et de la compétitivité, le paysan est devenu un entrepreneur agricole, qui doit cultiver de plus en plus d'hectares, avoir de plus en plus de bêtes. Pour cela, il doit acheter des engins toujours plus gros, faire des investissements et, pour faire de la place, il doit détruire les haies, les fossés, chemins ou autres zones humides. Pour améliorer les rendements, il doit déverser de plus en plus d'engrais et de pesticides, semer les variétés standardisées dont des OGM, pour cela, irriguer davantage, stopper les rotations de cultures, développer la monoculture.

La terre, un objet de spéculation ?

L'équivalent d'un département disparaît tous les 7 ans, bétonnage, zones dites d'activités, ...Chaque semaine, 200 sièges d’exploitation disparaissent, le plus souvent au profit des fermes voisines qui s’agrandissent pour optimiser les primes de la PAC et un matériel agricole toujours plus imposant. Cette concentration des exploitations se fait au détriment des jeunes agriculteurs qui ne réussissent pas à s'installer.

La terre passe d’un statut de moyen de production et de patrimoine naturel statut à celui d’un placement financier spéculatif.

Les multinationales investissent l'agriculture

Au nom de la compétitivité, on voit fleurir les fermes géantes. Partout dans le monde, ce sont des usines 1000 à 10 000 vaches comme aux États-Unis où la moitié du lait produit provient des fermes géantes. En Tchéquie, Roumanie, Pologne les fermes de 2500 hectares ne sont pas rares.

En France, après les 1000 vaches, ce sont des projets de 1400 veaux, de 3000 cochons , 1500 porcelets …

Les multinationales agroalimentaires concentrent toute la chaîne d'activités : la fourniture d'intrants (tourteaux par exemple), la production de viande ou de lait, la transformation, l'exportation. Comme pour un autre placement financier, l'objectif est la rentabilité maximale des capitaux investis. Nestlé investit en Chine, Miratorg en Russie, Danone en Arabie Saoudite, Sofiprotéol rebaptisée Avril largement contrôlée par Xavier Beulin, patron de la FNSEA,au Maroc et en Algérie.

Pour les intrants comme pour leur production, les agriculteurs sont de plus en plus dépendants des grandes multinationales. Ils ont des contrats de production avec des firmes multinationales : poudre de lait, pommes de terre, légumes, production de viande sont souvent soumis à contrat.

La finance et les réglementations au service de qui ?

Les produits agricoles font l'objet de cotation et de spéculation sur les marchés mondiaux (Chicago, New York, Londres), dont la première caractéristique est la volatilité. Ils constituent progressivement un commerce à part entière, dématérialisé, les spéculateurs détiennent 75% des marchés à terme. Les spéculateurs peuvent aussi 'miser' sur un événement climatique. Qu'il ait lieu ou pas, ils sont gagnants ! C'est possible grâce à des artifices juridiques.

Depuis avril 2015, les quotas laitiers instaurés en 1984 par la PAC sont supprimés, les éleveurs négocient directement avec les industriels, d'où une concurrence entre les pays européens, une course à la compétitivité, au détriment des producteurs et de la qualité.

Dans la dernière forme de la PAC, on note quelques avancées comme pour l'aide à l'installation et aux 'pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement et le climat' , mais l’essentiel des aides est toujours réparti en fonction du nombre d’hectares et d’animaux présents sur les exploitations, sans plafonnement, ce qui favorise les grandes exploitations et détruit l’emploi paysan. Par rapport aux grandes exploitations, l'agriculture paysanne emploie 3 à 4 fois plus de personnes.

Une agriculture productiviste qui nourrit mal, provoque les crises alimentaires, détruit l'environnement

Pour nourrir les cheptels, les tourteaux de soja ou maïs sont importés d' Amérique latine ou des USA, le lait sous forme de poudre de lait part en Chine, la viande produite part au moyen Orient ou autre. Le poulet vendu en France vient en bonne partie du Brésil.

Ces tours du monde des produits agricoles et alimentaires détruisent l'agriculture des pays du Sud et émergents où les petits paysans ruinés sont réduits à gagner les bidonvilles. Ne parlons pas des émissions de gaz à effet de serre.

Les fausses solutions : agrocarburants, agriculture climat-intelligente, libre échange

Nos dirigeants et experts ne sont pas en manque de solutions techno-scientifiques. Les plantes destinées aux agrocarburants consomment plus d'énergie pour pousser que celle qui est produite. Elles occupent les terres qui pourraient servir à nourrir les humains. On parle d'agriculture climat-intelligente avec ses puits de carbone dans les pays du Sud alors que l'agriculture paysanne piège plus de carbone qu'elle n'en émet.

Le TAFTA, le CETA et l'APE (accord de partenariat économique) avec l'Afrique de l'Ouest prévoient une suppression des droits de douane et de certaines barrières non tarifaires qui vont fortement pénaliser l'agriculture paysanne de tous les pays. La concurrence affaiblira les standards environnementaux, alimentaires, sociaux. En 20 ans, l'ALENA a détruit l'agriculture mexicaine, provoqué des graves crises alimentaires au Mexique.

Les alternatives à l'agro-industrie existent

Cette agriculture là exportatrice, consommatrice de ressource en énergie et en eau, destructrice en termes d’environnement et d’emplois, nous n'en voulons pas.

Avec la Confédération Paysanne, ATTAC défend une agriculture paysanne qui se fonde sur la prise en compte des trois dimensions de la production : sociale, économique et écologique. Pour cela,

-Promouvoir des modes de production et de consommation moins gourmands en énergie. A l'échelle mondiale une telle agriculture pourrait nourrir les humains.

-Relocaliser les activités, les productions, tendre vers l'autonomie alimentaire de chaque territoire.

-Assurer à tous une nourriture suffisante et saine.

-Maintenir l'emploi et un revenu décent pour les agriculteurs.

ATTAC Comités locaux Lille, Villeneuve d'Ascq, Roubaix-Tourcoing, Artois

http://attaclillemetropole.over-blog.com/

livre d'Aurélie Trouvé ex co présidente d'ATTAC 18 €

librairie paysanne sur place

les dérives de l'agro-industrie
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:38
fête de l'agriculture paysanne

Ce dimanche 5 juillet 2015, c'était la deuxième Fête de l'agriculture paysanne à Loos-en-Gohelle.

Les Comités Locaux ATTAC de la métropole, Artois-Ternois, Dunkerque, Boulogne étaient présents.

Nous y avons tenu une table de presse, distribué un recto-verso (voir l'article suivant du blog) sur les dérives de l'agro-industrie, les petits fascicules ATTAC ont beaucoup plu.

En quoi consistait cette fête de l'agriculture paysanne ? En voici l'essentiel

Ils vous donnent rendez-vous

Les alternatives agricoles, ce sont des dizaines d'associations qui les inventent, les défendent et les font vivre. Venez les rencontrer lors de la fête : stands associatifs et "bar à parlotte", agriculture biologique, agriculture paysanne, biodiversité... vous saurez tout sur l'agriculture qui bouge et sur la préservation de l'environnement

Le marché de producteurs

Qui dit "Fête de l'agriculture paysanne" dit "paysans". Découvrez donc ici les producteurs locaux et les bons produits que vous trouverez sur le marché le jour de la fête. Le mieux vivre alimentaire... c'est par ici que ça commence !

Table-ronde

"Reconsidérer nos modèles alimentaires, une solution pour l'après-croissance"

avec Marie-Monique Robin et Jean Gadrey

Les limites du dogme de la croissance, ça fait 40 ans qu'on en parle, et pourtant c'est toujours en son nom que les politiques agissent, et que la FNSEA impose son productivisme. Et si les changements de modèles alimentaires étaient une des clefs de sortie de crise ?

Conférence "Industrialisation de l'agriculture, vers une agriculture sans paysans ?"

Hier, le « progrès » incitait les paysans à calquer leurs modes de production sur la logique industrielle. Au nom de la « compétitivité », c'est aujourd'hui au remplacement des fermes par des usines qu'on assiste.La disparition des paysans, une fatalité ?

Bar à parlottes : à la rencontre des alternatives agricoles paysannes

Tout au long de la journée, les associations participantes vont se succéder sous un chapiteau de cirque pour des causeries de 30 minutes avec le public.

Et qu'est-ce qu'on va manger ?

Pas de bonne bouffe sans paysans... et pas de fête paysanne sans bonne bouffe !

La fête en musique !

Mais au fait... c'est quoi, l'agriculture paysanne ?

L'agriculture paysanne, c'est un projet pour une autre agriculture, plus respectueuse de l'environnement et pourvoyeuse d'emplois. Envie de mieux comprendre ? l'agriculture expliquée aux urbains en BD

voir aussi : http://www.agriculturepaysanne.org/adearn5962

le programme  de la fête

le programme de la fête

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 18:06
Non à l'industrialisation de l'agriculture

Emmanuel Macron au salon de l'agriculture / Sofiproteol-Avril requin 2015 d'ATTAC

Sofiproteol-Avril c'est : des usines à 1000 truies, des maternités-usines des 23 000 porcelets et autres ...

La pieuvre de l’agro-industrie française Sofiprotéol-Avril est un géant français, méconnu, de l’agro-industrie : 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 8 300 salarié-e-s et 77 sites de production en France. Sofiprotéol-Avril est également le leader français des agrocarburants. Il détient des marques comme Lesieur, Puget et Matines, et produit aussi bien des volailles et des porcs que des cosmétiques. OGM, plantes mutées, monocultures, accaparement et concentration du foncier, chimie « verte », fermes-usines, génétique animale, méthanisation industrielle, financiarisation de l’agriculture... figurent dans ses domaines d’activité.

Le groupe est dirigé depuis 15 ans par Xavier Beulin, l’actuel président de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire qui murmure à l’oreille du ministère de l’agriculture. Ses activités agro-industrielles sont regroupées au sein du nouveau groupe Avril. Sa filiale, Sofiprotéol, est un fonds d’investissement qui détient une centaine de participations dans les semences génétiquement modifiées, la production d’agrocarburants à partir de graisses animales ou encore la fabrication de nuggets pour 3 000 Mac Donalds en Europe.

Ses « usines des 23 000 porcelets » via sa filiale Sanders, Sofiprotéol-Avril est engagé avec d’autres partenaires dans un projet de maternité porcine de 890 truies à Poiroux, dans l’arrière-littoral des Sables-d’Olonne. À terme, cette maternité-usine prévoit la naissance de 23 000 porcelets par an.

Sanders, présente dans le montage sociétaire initial, a disparu du montage final au profit de l’une de ses filiales, la SARL Kerloann, qui est également engagée avec d’autres partenaires dans le projet, contesté depuis 2010, de « l’usine des 1 000 truies » à Trébrivan dans les Côtes-d’Armor !

Le projet de Poiroux est un clone du projet de Trébrivan : 890 truies et 23 000 porcelets par an pour chacune des deux maternités, seulement 3 salariés à Trébrivan, contre 4 prévus à Poiroux, avec des techniques de production industrielles avancées qui n’ont plus grand chose à voir avec l’agriculture.

Nous allons mettre la pression sur Sofiprotéol-Avril pour que le groupe se désengage de ces« usines des 23 000 porcelets », en relayant notamment la mobilisation des associations locales contre ces deux projets, symboles d’un modèle agro-industriel désastreux et dépassé, qui a déjà conduit la Bretagne à sa perte et qui menace désormais la Vendée.

Non à l'industrialisation de l'agriculture
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:40
Carte Blanche à ATTAC Roubaix - Film "La Dette" suivi d'un débat avec Jean Gadrey
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 18:48
Stop TRAITÉ-TRANSATLANTIQUE • Réunion Publique avec Raoul-Marc JENNAR • Lundi 7 avril à 18h00 - Salle du Gymnase à Lille

Stop TRAITÉ-TRANSATLANTIQUE

Réunion Publique avec Raoul-Marc JENNAR

Lundi 7 avril à 18h00 - Salle du Gymnase à Lille

VOULEZ-VOUS ?

• que nos marchés soient envahis par des produits américains, des céréales à base d'OGM, de la viande aux hormones, des poulets traités au chlore, ...

• que nos régimes de retraite et nos régimes complémentaires (CRAM, AGIRC, ARRCO) soient mis en difficulté par des compagnies privées, sous prétexte de concurrence.

• que la concurrence nord-américaine lamine les agriculture paysanne, biologique et de proximité.

• que tous les services publics : l'éducation (écoles, collèges, lycées, universités), la santé (hôpitaux), les transports, l'énergie, l'eau soient privatisés.

• que l’État ou votre municipalité puissent être attaqués et doivent payer de lourdes amendes à une firme multinationale, en cas de décisions contraires aux intérêts de celle-ci.

• que l'on exploite les gazs de schistes par fracturation hydraulique.

VOUS NE LE CROYEZ PAS ? JUGEZ VOUS-MÊME !!!

Depuis juillet 2013, un accord de libre échange (TAFTA* ou PCTI* ou TTIP* ou GMT*) est négocié par des représentants non élus de l'Union Européenne et des États-Unis : ni le Parlement européen, ni les Parlements nationaux, encore moins les peuples européens n'ont été ni ne seront consultés. Le silence des médias est accablant. Quel total mépris de la démocratie !


Collectif régional Stop TRAITÉ-TRANSATLANTIQUE

Un collectif lié au collectif national « Stop-Tafta » s’est créé dans la métropole lilloise. Il se donne pour ambition d’informer sur ce projet par des formations et des débats publics, afin de faire jouer à nouveau « l’effet Dracula » (l’exposition à la lumière comme facteur d’évanouissement d’un monstre).

Il entend mettre sur la place publique ce traité et les dangers qu’il contient à l’occasion des élections européennes en interpellant les candidats et en leur demandant expressément leur position sur ce qui serait un recul démocratique, environnemental et social.

Un collectif de plus ? Non, car les dangers de ce traité concernent tout le monde. Chacun dans son secteur d’activité, dans son syndicat, dans son association, dans son parti, est appelé à le rejoindre car il nous faudra conjuguer nos forces pour, comme en 1998 avec l’AMI, réussir à faire capoter des négociations qui doivent aboutir début 2015. Le « créneau » des élections européennes peut s’avérer décisif pour gagner.

Contact : tafta.npdc@gmail.com

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:21
"POT de THÉ, POT de FER", lundi 10 février à 20h au Mélies
Attac Villeneuve d'Ascq et le cinéma le Mélies (métro Triolo) vous invitent le lundi 10 février pour vous informer sur la cause des Fralib

SÉANCE-DÉBAT "POT de THÉ, POT de FER"

en présence du réalisateur Claude Hirsch et de Travailleurs de l’usine Fralib de Gémenos

Les ouvriers de lʼusine Fralib de Gémenos, groupe Unilever, sont en lutte contre la menace de fermeture pour délocalisation. Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler, ici maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. Ils interrogent. Ils résistent. ils s'affirment …
Claude Hirsch, ancien ouvrier et syndicaliste dans l'automobile et réalisateur, a suivi les ouvriers, caméra à la main, pendant un an et a pu filmer les moments les plus importants de la lutte. « Ce que le film montre bien, c’est la difficulté d’un collectif d’ouvriers combatifs à contrer les diktats d’une multinationale, et la richesse de leur réflexion et lutte pour continuer à travailler ensemble dans leur usine. Le film contribue au constat de là où en est une pointe avancée de la classe ouvrière en 2011″. Claude Hirsch

Depuis ce film tourné en 2011, Claude Hirsch continue à suivre la lutte des ouvriers. Il a tourné de nouvelles images pour rendre compte de la situation
actuelle des travailleurs et de l'usine : un film de 6 minutes vient d'être monté et sera également projeté en complément du film Pot de thé / pot de fer.

Le combat ne s'arrète pas là :

Pour que vive Fralib : boycott d’Unilever ! : http://http://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/articles/pour-que-vive-fralib-boycott-dunilever?id_rub=?id_mo=

Los Fralibos - l’éléphant : http://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/los-fralibos-l-elephant?id_rub=?id_mo=

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:57

Pour un collectif

« Non au grand marché transatlantique »

Une proposition des comités locaux Attac de la métropole lilloise :

Venez-vous joindre à nous

Le mardi 4 février à 18h30

À la Bourse du travail, salle polyvalente, Boulevard de l'Usine à Fives

Suite à plusieurs années d'un lobbying intense des multinationales industrielles et financières européennes et états-uniennes, celles-ci ont réussi à convaincre l'Union européenne et les États-Unis d’entamer des négociations visant à étendre le libre-échange en matière de commerce et d'investissement. On peut être inquiet sur la nature de ces négociations.

Lorsque les Etats membres de l'UE confient par un mandat « non public » le soin à la Commission européenne de négocier, en leur nom, avec les États-Unis on n'est pas rassuré par l'opacité dans laquelle évolue ces négociations. Ce mandat est l'un des plus importants jamais octroyé. Il porte sur la moitié du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, sur le tiers des échanges commerciaux.

Seuls les membres du Parlement Européen faisant partie du Comité pour le Commerce International sont « informés » du contenu des négociations. En fait, ils sont destinataires de milliers de pages sans pouvoir comprendre ce qui se passe réellement. La démocratie est bafouée.

Ce projet de « Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement » relève, depuis le traité de Lisbonne, de la compétence exclusive du niveau européen. Mais, comme il contient des éléments relevant d'autres domaines que le commerce et l'investissement, il doit être ratifié par les parlements nationaux. En France, la majorité des 2/3 est requise. Cet accord touche en effet à des droits humains et sociaux, au pouvoir de réglementation national, aux normes sanitaires, environnementales, aux services publics, aux marchés publics... Il aurait des conséquences désastreuses sur l’agriculture, les OGM, les gaz de schiste, et sur ce que nous consommons tous les jours !

L'accord prévoit la mise en place d'un mécanisme dit « de règlement des différends ». Cela veut dire qu'un « arbitre » non indépendant, non démocratique, pourrait délibérer hors des juridictions publiques nationales ou communautaires. Une entreprise transnationale pourrait poursuivre un État ou une collectivité locale parce qu'elle estime que ces derniers mettent des entraves à ses profits. Entraves qui peuvent être relatives aux normes sanitaires, écologiques, sociales... Les fondements même de notre république sont atteints.

En 1998 une mobilisation citoyenne avait mis en échec l'Accord Multilatéral pour l'Investissement (AMI). En 2012 c'est l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) qui a été rejeté par les eurodéputés suite à une large mobilisation.

Il faut faire connaître aux citoyens ce qui se trame. Réclamons des explications au gouvernement français. Interrogeons nos élus et candidats aux futures élections notamment aux futurs députés européens qui auront à se prononcer sur cet accord (prévu en 2015). Questionnons nos députés et sénateurs qui auront vraisemblablement à en délibérer. N'oublions pas nos futurs maires et conseillers communautaires dont les services publics locaux pourraient être concernés via le mécanisme « de règlement des différends ». Levons le voile de l'opacité sous lequel s'abritent les multinationales.

Engageons nous, chacun dans notre association, syndicats, groupes... puisque nous risquons d'être la cible de cet accord. Mieux, rassemblons-nous au sein d'un collectif régional ou départemental « NON au Grand Marché Transatlantique ».

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 17:45
Faim dans le monde, on a encore du pain sur la planche !

Accords de libre-échange, Politique Agricole Commune, Loi d’Avenir Agricole sont d'actualité

Plus qu’on ne l’imagine, les politiques agricoles sont au coeur de notre quotidien et sont loin de ne concerner que les paysans. L’agriculture touche directement notre alimentation, l’environnement, les paysages et la vie dans nos campagnes.

L’agriculture, c’est aussi une source d’emploi qui permet de maintenir et développer un dynamisme économique et social en zone rurale. Elle est enfin centrale, au Nord comme au Sud, pour fournir à tous une nourriture suffisante, grâce à une production locale plutôt qu’à des importations compromettant la souveraineté alimentaire.

Mais l’agriculture peut avoir deux visages, celui de la dérégulation, de la mal-bouffe, des multinationales et des agro-managers ou celui des fermes à taille humaine, des campagnes vivantes, des paysans nombreux et des supers produits.

Faim dans le monde, on a encore du pain sur la planche !

Le 16 octobre dernier, nous célébrions la journée mondiale de l'alimentation et de la souveraineté alimentaire.
Journée importante quand près d'1 milliard de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim. Est-ce une fatalité quand on sait que l'agriculture paysanne est capable de nourrir 10 milliards de personnes? L'occasion de refaire un point sur les causes d'un des désordres globaux les plus révoltants, surtout quand les solutions sautent aux yeux...
"Rouler ou manger, un jour il faudra choisir" retrouvez notre infographie qui dévoile comment l'agro business affame le monde.


En France, cette journée a été consacrée à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Sur ce sujet les consommateurs sont autant responsables que l'industrie agro-alimentaire et contribuent pour 40% chacun, au fait que 30% de l'alimentation produite sur terre ne termine pas dans une assiette. Pour défier l'agro-industrie, nous vous proposons un petit contest en cuisinant gaiement du pain-perdu. Et pour cela, les paysans de la Conf' vous montrent l'exemple !


Il n’y a pas de bonne bouffe sans paysans. L’agriculture et l’alimentation sont l’affaire de tous.

  • Vous organisez une Pain-Perdu Party ? Envoyez-nous vos photos sur enviedepaysans@gmail.com !

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 09:09

J.Gadrey2J’ai mis en ligne dans le passé plusieurs billets sur la question des retraites, en proposant notamment d’y réfléchir dans la perspective d’une transition écologique et sociale, une exigence absente des réflexions du COR (Conseil d’orientation des retraites), mais aussi de la plupart des critiques des réformes passées ou en préparation. L’occasion m’a été donnée de prolonger ces idées lors d’un séminaire récent de « l’école de Paris du management » animée par Michel Berry. Le thème : « Peut-on se passer du PIB et de la croissance pour mieux gouverner ? ».

J’ai pris l’exemple des retraites 1) pour illustrer des idées plus générales sur la façon dont le PIB et la croissance interviennent au cœur de la définition des politiques publiques et des « réformes », et 2) pour proposer d’autres façons de procéder. Ce billet et les trois qui vont suivre sont issus de ce débat.

INTRODUCTION

Le thème qui m’a été proposé est le suivant : peut-on penser des modes de gouvernement, des stratégies publiques, et en particulier des méthodes de prévision économique, qui se passeraient du PIB et de la croissance pour « mieux gouverner » ?

J’indique d’emblée que je ne pense pas que, dans les décennies à venir, on puisse se passer du PIB et de la comptabilité nationale EN VALEUR. Je pense même qu’il serait stupide de se priver d’outils d’analyse dotés d’un domaine de pertinence limité, mais utiles.

Avant d’en venir à des propositions alternatives (billets 3 et 4), il faut analyser l’état actuel des choses, ce que je ferai en trois temps : 1) pourquoi le PIB et la croissance sont-ils considérés comme aussi centraux pour gouverner ? 2) Que veut dire concrètement gouverner AVEC le PIB et la croissance comme repères centraux ? 3) Quels sont les fondements macroéconomiques des scénarios de financement à long terme des retraites (objet du billet 2) ?

I. POURQUOI LE PIB ET LA CROISSANCE SONT-ILS CONSIDÉRÉS COMME AUSSI CENTRAUX POUR GOUVERNER ?
On trouve plusieurs explications de la prééminence du PIB et de la croissance DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES jugées les plus importantes : politiques économiques, budgétaires et fiscales, politiques sociales au sens large, incluant la sécurité sociale, l’emploi, la santé et l’éducation. Je ne ferai pas état ici des critiques radicales que j’oppose à ces explications ou justifications.

La première explication est simple : la croissance de la valeur du PIB s’accompagne d’une croissance plus ou moins mécanique - TOUTES CHOSES ÉGALES PAR AILLEURS EN TERMES DE TAUX DE PRÉLÈVEMENTS, c’est une précision de taille - des recettes publiques (impôts et cotisations sociales). Cela fournirait, dit-on, les seules vraies « marges de manœuvre » de l’action publique, sous l’angle de son financement. On nous répète que, sans la croissance du PIB, il n’y a pas de progrès possible des interventions publiques, pas de progrès social. Par exemple, on va le voir, tous les scénarios de financement des retraites d’ici 2060 supposent la croissance pendant cinquante ans. Il en va de même pour le remboursement de la dette publique. Et pour surmonter la crise écologique, un remède s’imposerait : la « croissance verte ». On doit à Laurence Parisot cette formule, que tous les constats statistiques démentent : « Un peu de croissance pollue, beaucoup de croissance dépollue ».

La seconde explication, ou justification, est sans doute la plus présente. « Tout le monde sait », dit-on, qu’il n’y a pas de création nette d’emploi sans croissance du PIB, et même sans une croissance suffisamment forte. Il s’agit probablement de la croyance économique la plus prégnante des dernières décennies, même si des réserves commencent à apparaître.

Pour des éléments de critique de ces deux premières justifications, voir cet ancien billet (février 2009) : « une autre relance est possible », dont les hypothèses ont été développées dans mon livre « adieu à la croissance ».

La troisième explication réside dans des rapports de pouvoirs et d’influence économiques. La sacralisation du PIB dans les politiques publiques est liée à des intérêts privés puissants qui ont des relais au plus haut niveau des gouvernements. Le monde des entreprises, les lobbies industriels et financiers, tous ont comme ligne de mire la poursuite d’une croissance vue comme une condition favorable à leur propre expansion, considérée par la plupart des dirigeants comme impérative. Je proposerai plus tard des réflexions critiques sur ce « besoin d’expansion » des entreprises.

La quatrième explication est que le PIB est devenu une « institution » publique de premier plan. D’abord, parce que des instituts statistiques sont officiellement chargés depuis des décennies, en y consacrant d’énormes moyens, d’en assurer la production. Ensuite, parce que des réseaux médiatiques et politiques se chargent de le promouvoir, avec par exemple la présentation annuelle des Comptes de la Nation au Parlement, et pas celle des comptes de son état social et écologique. Enfin, parce qu’il est cœur des croyances de cette institution qu’est la profession des économistes, et en particulier de ceux qui sont devenus à la fois les conseillers des princes et les invités réguliers des grands média.

Une cinquième explication est que la croissance semble pouvoir mettre de l’huile dans les conflits de redistribution. La croissance est, ou plutôt a été, le cache-sexe des inégalités (une formule utilisée par un commentateur de mon blog). C’est la métaphore du gâteau. Tant que le gâteau grossit, il semble que tout le monde puisse y gagner, même de façon très inégale. Mais cet argument a fait long feu, et je l’ai pour ma part contesté dans plusieurs billets, dont celui-ci déjà cité.

Autre explication possible : la simplicité apparente du PIB et le fait qu’il soit unidimensionnel (il exprime tout en unités monétaires) le rendent bien adapté à la pensée simple, pour parler comme Edgar Morin qui en appelle à une « pensée complexe » ou systémique. Or l’envahissement de la politique par l’économique s’est accompagné d’un aplatissement de la pensée politique, au moins sur certains enjeux, comme on le verra dans le cas des retraites.

Enfin, dans la compétition internationale des nations, qui malheureusement l’emporte sur la coopération, avoir un PIB plus gros que les concurrents constitue un symbole de puissance nationale donc de pouvoir politique. Dans son merveilleux livre (« Les comptes de la puissance », 1980) sur les conditions de la construction intellectuelle et politique des comptes nationaux, François Fourquet avait rassemblé d’innombrables preuves de la présence de ces arguments.

II. QUE VEUT DIRE CONCRÈTEMENT GOUVERNER AVEC LE PIB ET LA CROISSANCE COMME REPÈRES CENTRAUX ?

Pour ne pas m’en tenir à des idées générales, j’ai choisi d’expliciter le cas du financement des retraites. Mais on a d’autres exemples, plus évidents. En voici deux que je ne développerai pas :

a) Les débats publics et les politiques sur la dette publique sont focalisés sur le ratio dette/PIB. Il sert de balise principale, essentiellement depuis le traité de Maastricht dont les inspirateurs allemands ont imposé ce ratio plutôt que d’autres. Presque personne ne le met en question. Or on peut facilement montrer que ce repère est trompeur. Il en va de même de l’autre grand critère officiel en Europe : le ratio déficit public/PIB. Pour des développements, voir ce billet.

b) L’attribution d’aides européennes aux régions défavorisées. On continue d’utiliser le critère du PIB par habitant pour définir les régions prioritaires. Des indicateurs de développement humain, de pauvreté et d’exclusion seraient plus pertinents.

Avant d’entrer dans les raisonnements sur les retraites, clarifions une question plus générale : comment le PIB et la croissance interviennent-ils CONCEPTUELLEMENT dans les scénarios qui fondent les principales politiques publiques ?

Les concepts clés de ces raisonnements figurent dans le schéma suivant :
conceptsclescroiss


Trois variables sont jugées décisives : le volume total de travail et son évolution, les gains de productivité du travail, et le taux de croissance. Mais une quatrième variable intervient dans l’ombre : l’indice des prix du PIB. On l’oublie parfois, mais la croissance n’est pas la croissance du PIB en valeur monétaire, c’est sa croissance « en volume », c’est-à-dire déduction faite de l’inflation des composants du PIB, mesurée par l’indice des prix du PIB. De même, les gains de productivité sont évalués en volumes, en recourant à ce même indice des prix. On verra que c’est important.

Pour prévoir l’évolution du PIB en volume, les économistes considèrent presque tous qu’il faut partir du bas du schéma, en raisonnant 1) sur le volume de travail et son évolution prévisible, et 2) sur les gains de productivité espérés. On en déduit alors, par simple multiplication des indices, les variations du PIB en volume, la croissance.

Pourquoi cette approche plutôt que des estimations directes de la croissance à venir ? D’une part, parce qu’il faut pouvoir justifier le salaire des économistes par des compétences distinctives. D’autre part et surtout parce que, selon eux, l’essentiel de la croissance « vient » du progrès technique et des innovations, les gains de productivité résumant cette influence. Produire plus avec autant ou moins de travail, ce qui est la définition des gains de productivité, tel serait le résultat essentiel des innovations et la grande source de la croissance passée (ce qui est juste) et future (ce qui est douteux).

Mais la question demeure : comment estimer les gains de productivité futurs ? La réponse se situe entre le doigt mouillé et le pifomètre, avec pour seuls repères… les tendances passées, plus une dose d’optimisme technologique et une totale inconscience écologique. Du côté des experts des prévisions ou projections à long terme, on trouve des modèles sophistiqués, mais on omet de nous parler du bricolage des deux hypothèses centrales : l’évolution du volume de travail et les gains de productivité.

Billet suivant : les fondements macroéconomiques des scénarios de financement des retraites

 

Billet publié sur le blog de Jean Gadrey le 4 mars 2013

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Published by Blog de Jean Gadrey - dans Economie
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