Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui Sommes-Nous ?

  • : Le site de Attac Villeneuve d'Ascq
  • Le site de Attac Villeneuve d'Ascq
  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
  • Contact

Attac ...c'est aussi

retrouvez nous sur        Facebook

 

pour plus d'informations    contactez nous 

 

ou allez visiter le site      ATTAC France

Recherche

A noter sur vos agendas

 

Pour voir toutes les dates et informations détaillées,

Suivez le lien : 

 

L'agenda complet d'ATTAC VA 
 

 

radio ATTAC

retrouvez les émissions radio d'ATTAC Lille et d'ailleurs

Angle d'ATTAC sur Radio Campus 106,6 mhz

Sociologie de Lille ! avec Fabien Desage maitre de conférences Lille 2 CERAPS samedi 17 juin 12h à 13 h

La prospérité sans croissance ! avec Jean Gadrey 20 mai 2017

Questions sur l'Europe 2ème volet  29 avril  2017

Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 11:02

J.GadreyJe poursuis le billet précédent avec quelques flashes économiques et financiers, en commençant par le plus récent (31 août), de nature socio-économique : le taux de chômage dans la zone euro a atteint en juillet un nouveau record, à 11,3 % de la population active,  soit 18 millions de personnes (avec une définition très restrictive du chômage). L’austérité programmée n’a pas fini de faire des dégâts.

Deux semaines plus tôt, le 15 août, Le Monde titrait « malgré ses efforts, la Grèce s’enlise dans la récession ». Depuis deux ans, on en est à 7 % environ de « décroissance » par an. Mais le titre du Monde n’est pas exact : ce n’est pas « malgré ses efforts » que la Grèce est exsangue, c’est « en raison des sacrifices que les dominants, au service de la finance, lui imposent ».

En fait, en Europe, tout s’est passé sur le plan médiatique comme si la crise était en vacances en même temps que les dirigeants, en attendant la reprise des hostilités, d’ici peu. Car on s’en doute, pendant cette accalmie trompeuse, les choses ont continué à se dégrader. La récession s’installe dans la plupart des pays, faisant mentir toutes les prévisions d’avant l’été. L’Espagne, en nette récession depuis quatre trimestres, décide un plan d’austérité renforcée alors que plusieurs de ses régions (ou « provinces autonomes ») connaissent des déficits excessifs et sont incapables de faire face aux échéances de remboursement : la Catalogne demande d’urgence 5 milliards d’euros, la région de Valence presque autant, l’Andalousie va suivre, avant d’autres.

Et pendant ce temps, le prix du pétrole flambe à nouveau, sous l’effet d’une spéculation qui amplifie des tendances de fond liées au « pic » : 114 euros le Brent le 31 août. Idem pour les produits agricoles, blé, maïs, soja, etc. Voici les graphiques de 2008 à juillet 2012 (source : Insee). Depuis juillet, la hausse s’est amplifiée.
prixpetrole08-12.jpg
prixproduitsalimentimportes.jpg

Dans tous les cas (dettes publiques, cours des matières premières minières ou agricoles…), il importerait de distinguer et d’articuler le « structurel » et le « conjoncturel / spéculatif », ce que se gardent bien de faire les éditorialistes et chroniqueurs de la pensée unique, de crainte que les gens se mettent à soupçonner les structures ou « le système » (inégalités, limites écologiques de la croissance, pouvoir écrasant de la finance…) au-delà des manifestations quotidiennes de la crise. La dette publique par exemple ne peut pas s’analyser hors du contexte des dettes privées, dont celles des institutions financières, dans le cadre d’un capitalisme fondé sur l’endettement comme palliatif provisoire et risqué à la fin de la croissance, qui nous attend et qui est en réalité déjà là. Le tout étant soumis aux lois d’une spéculation débridée qui se choisit à chaque moment des victimes et des élus provisoires (la France, l’Allemagne notamment).

Quant aux prix mondiaux des produits extractifs et agricoles, leur envolée résulte de deux caractéristiques du « système » actuel : la raréfaction objective (récoltes, réchauffement climatique, raréfaction de l’eau, désertification, pic du pétrole et de bien d’autres ressources du sous-sol, agro-carburants…), nettement amplifiée par la « structure » de la spéculation assise sur des produits dérivés.

TROIS ECLAIRCIES FIN AOUT (PARMI D’AUTRES AU COURS DE L’ETE)

De façon très subjective, voici ce que je vous propose comme bonnes nouvelles qui me sont parvenues à la fin du mois d’août.

1. L’EPR REJETE PAR L’AUTORITE DE SURETE DES USA !

Communiqué de l’Observatoire du nucléaire du 31 août 2012 (Extraits) : « La NRC (autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, vient d’atomiser les espoirs de l’industrie nucléaire française en refusant jeudi 30 août la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland)… La construction de réacteurs EPR a fait l’objet ces dernières années de nombreux effets d’annonce par EDF, Areva, mais aussi souvent par M. Sarkozy. Il a ainsi été question de l’Italie, de la Lybie, des Emirats arabes unis, du Brésil, de l’Inde, des USA, de la Grande-Bretagne, etc

Toutes ces annonces se sont évanouies. Il ne reste guère que le projet d’EPR en Inde, qui est massivement rejeté par la population et qui sera probablement abandonné sous peu, et le projet d’EPR de Grande-Bretagne, où EDF a carrément racheté British energy pour pourvoir commander elle même des EPR. Mais aucun réacteur ne sera construit sans des aides publiques massives ou de lourds prélèvements sur les factures d’électricité des citoyens, deux options qui n’ont aucune chance d’être acceptées par la Commission de Bruxelles.

A ce jour, les deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF) continuent d’accumuler les retards (4 à 5 ans), les surcoûts (6 à 7 milliards au lieu de 3) et les malfaçons. Quant aux deux EPR en chantier en Chine, il faut se rappeler que seuls les deux îlots nucléaires ont été vendus par Areva, qui plus est à perte.

Malgré les déclarations de matamores de divers ministres du gouvernement, l’avenir du nucléaire français est aussi sombre que celui du reste de l’industrie nucléaire mondiale dont le déclin avait d’ailleurs commencé avant la catastrophe de Fukushima. Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes se produisent. »

2. LA PARUTION EN FRANCE DE « LA FIN DE LA CROISSANCE » DE RICHARD HEINBERG

J’y reviendrai bientôt, je suis en train de le lire, c’est remarquable. Le livre anglais original était paru en mai 2011.

3. UNE VICTOIRE DANS LA CRAU, AVEC DE MULTIPLES ARGUMENTS

L’enquête d’utilité publique a conclu à un avis négatif sur le projet d’un immense entrepôt à Saint Martin de Crau, dans les Bouches-du-Rhône. La mobilisation citoyenne aura été payante… Après un mois d’enquête, un avis défavorable a été émis sur ce projet le 10 juillet. Le Commissaire-enquêteur, désigné par le Tribunal Administratif, a principalement retenu les arguments suivants :

- La perte de la qualité de vie des habitants qui auraient été encerclés par 77.000 m²d’entrepôts de 14 m de haut à moins de 50 m de leurs habitations.
- La diminution de la superficie agricole… les projets en cours portent sur près de 400.000 m2 d’entrepôts et 85 ha.
- Les contradictions avec le Projet existant d’Aménagement et de Développement Durable.
- La création d’emplois. « Le nombre d’emplois nets créés ne peut être précisément apprécié ».
- Le risque inondation. Le dossier ne prenait même pas en compte les inondations de novembre 2011.
- La perte de biodiversité.
- Le risque incendie.

Cet avis défavorable sera adressé sous peu au Préfet qui va juger en dernier recours. Le commissaire-enquêteur “comprend qu’il puisse y avoir un sentiment de laisser pour compte de la part des riverains” et considère que “les nuisances ne sont pas contrebalancées par les avantages”.

Source : Agir pour la Crau, via ce lien http://tinyurl.com/9mj7sqa

Partager cet article

Repost 0
Published by J.G. - dans Economie
commenter cet article

commentaires