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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 08:24

Le rapport « un million d'emplois climat » est publié par des membres de la Plateforme emplois-climat [voir ci dessous les signataires], lieu ouvert d’échange, de débat et de propositions sur les sujets liant les enjeux de la transition écologique avec ceux de l’emploi, de la reconversion et de la formation. Elle rassemble des syndicats et des associations environnementales, sociales et d’éducation populaire. Avec ce rapport la Plateforme emplois-climat souhaite mettre en débat une proposition de création d‘un million d’emplois pour le climat qui permet de lier ces deux transitions « sociale et écologique ».

Ces organisations rejoignent ainsi l’esprit du mouvement international.« One million climate jobs » initié au Royaume-Uni. La campagne « One million climate jobs » est aujourd’hui investie par des acteurs associatifs et syndicaux dans plus de cinq pays : le Canada, l’Afrique du Sud, la Norvège, l’Etat de New York, la Grande Bretagne et le Portugal.

Rendre désirable la lutte contre les dérèglements climatiques en termes de créations d’emplois et construire des alliances fortes entre les organisations écologistes et les syndicats, est l’objectif affiché de la campagne.

 

« Si nous conjugons justice sociale et action pour le climat, les gens se battront pour cet avenir »

Naomi Klein, Paris Avril 2015

 

Des effets positifs pour l’emploi

Les actions en faveur de la lutte contre les changements climatiques sont trop souvent perçues comme contradictoires avec les objectifs de création d’emplois et de justice sociale. Or, en France, de nombreuses études récentes ont montré l’effet positif pour l’emploi que l’on peut attendre de la mise en œuvre de politiques de transition écologique. Elles montrent que certains secteurs d’activités profitent largement de leurs dynamiques tandis que d’autres vont perdre des emplois. Reconvertir ceux en perte de vitesse, permettre aux salarié.e.s de se former et orienter les efforts de formation initiale et continue vers les secteurs porteurs est donc un enjeu central de la transition écologique juste.

 

Un rapport qui appelle à l’action pour une transition écologique juste

Compte-tenu de l’accroissement important du nombre de chômeurs, de la montée des inégalités et de la précarité sociale, l’une des priorités politiques devrait être de lutter contre les injustices sociales, de favoriser la création d’emploi et de combattre la dégradation de l’environnement dont les changements climatiques sont parmi les expressions les plus dramatiques. La création de centaines de milliers d’emplois utiles peut à la fois contribuer à répondre à des besoins sociaux et écologiques évidents et urgents, à réduire les inégalités, l’insécurité sociale et le chômage tout en atténuant au maximum la crise écologique. Ce rapport montre qu’une transition écologique riche en emplois de bonne qualité est possible et finançable : la longue liste des niches fiscales défavorables à la transition écologique et la perte de recettes due à la fraude et à l’évasion fiscale sont les gisements qu’il faut exploiter pour la financer en complément de la nécessaire reprise en main du crédit. Il met en évidence que les opérations de reconversion industrielle peuvent aboutir à autre chose que des délocalisations ou des effets agissant au détriment des salarié.e.s actuellement en poste.

La transition écologique, défendue ici, demande donc une sortie à la fois des énergies fossiles et fissiles tout en assurant cependant que les salarié.e.s de ces secteurs ne deviennent pas des “chômeurs écologiques” mais profitent des opportunités d’emplois qu’elle crée dans d’autres secteurs. L’anticipation et la bonne gestion des reconversions sont donc la clé de la réussite sociale de la transition écologique !

Pour qu’une telle transition soit un succès, il est également nécessaire de faire décroître, en valeur absolue, la quantité de matières premières et d’énergie consommées, par l’intermédiaire de politiques d’efficacité et de sobriété. Ceci en conservant ou en ayant pour objectif d’atteindre un niveau de confort acceptable, et par l’utilisation de technologies appropriées, notamment low-tech, moins consommatrices.

Et c’est dans le passage d’une logique de gains de productivité à une logique de gains de qualité, de proximité et de soutenabilité que se situent les principaux “gisements” d’emplois utiles de la transition énergétique et climatique, et non dans l’hypothèse d’une croissance tirée par la technologie et les gains de productivité qui resteraient indéfiniment au rendez-vous.

Mais il apparaît évident que loin d’aller vers une “fin du travail” le passage à des sociétés durables, mobilisant moins “d’esclaves énergétiques”, engendrera un surcroît d’activité et une réappropriation du sens du travail.

Cette réappropriation demande aussi de juger l’utilité d’un travail par son impact social et écologique plutôt que par sa rentabilité financière à court terme.

 

Un million d'emplois

Notre proposition de création d’un million d’emplois net est déclinée par secteurs d’activité et mise en relation avec des besoins financiers pour créer des emplois additionnels. Cette proposition est accompagnée de 7 mesures et orientations qui la rendent opérationnelle :

  1. Créer 250 000 emplois aidés labellisés « transition écologique »

  2. Créer 100 000 emplois « transition écologique » dans le service public

  3. Investir dans les secteurs privés de la transition écologique pour créer 650 000 emplois

  4. Résoudre l’opposition entre protection du climat et perte d’emplois dans les secteurs fragilisés par une reconversion qui doit être anticipée et territorialisée et une offre de formation adaptée

  5. Assurer la qualité et la protection sociale des emplois de la transition écologique juste

  6. Lancer des changements structurels pour adapter les emplois au cadre de la transition écologique

  7. Conditionner les dispositifs de soutien au secteur privé à la création d’emplois de qualité en particulier dans des secteurs de la transition écologique

Les dépenses et investissements publics et privés nécessaires pour réussir ce pari se chiffrent à 105 Md€ par an en rythme de croisière.

En France, la dynamique pour la transition écologique reste à construire

Un an après la signature de l’Accord de Paris, il est temps de s’interroger sur la manière de traduire ces engagements en actes. La France est loin de montrer l’exemple malgré la publication de la loi relative à la transition énergétique qui manque d’ambition et de clarté dans sa mise en œuvre. Quant aux propositions législatives de la Commission européenne concernant les objectifs climat-énergie 2030, présentées le 30 novembre 2016, elles sont en régression..

Ce n’est pas l’argent qui manque mais la volonté politique.

Des sommes très importantes sont gaspillées ou investies dans des activités polluantes via des exemptions de taxation ou des remboursements, l’évasion fiscale, une allocation inefficace voire dommageable dans certains cas.

Pour réussir la transition vers un modèle de société plus écologique et juste, le gouvernement français doit mettre fin à ces pratiques et assurer l’utilisation de nouvelles recettes pour la transition écologique juste et notamment la création d’emplois.

 

En conclusion

2017 est une année électorale qui sera dominée par des jeux de pouvoir, de posture et des votes stratégiques sans réelle alternative.

Nous considérons qu’il est urgent d’équilibrer les débats largement dominés par les enjeux de sécurité : attentats, entreprises en difficulté, chômage, accueil de réfugié.es, uberisation d’une partie de l’économie, zones rurales délaissées, inégalités qui se creusent... L’actualité se focalise sur la défense d’intérêts particuliers, la remise en cause des politiques et des institutions sans réelle alternative crédible.

Face à la tentation de “repli sur soi collectif”, il faut proposer des possibilités d’agir à la fois sur les questions écologiques et sociales - notamment dans le cadre la campagne électorale 2017 mais aussi au-delà !

 

Pour télécharger le rapport format PDF

Le site de la campagne : 

ou sur le site ATTAC- France

 

Jeudi 12 janvier 2017, par Alternatiba, Attac France, Collectif Roosevelt,Confédération Paysanne, Fédération syndicale unitaire, Les Amis de la Terre,Mouvement national des chômeurs et précaires, Réseau Action Climat, Union syndicale Solidaires

 

 

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Published by Attac Villeneuve d'Ascq - dans Politique
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