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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 10:49
La question des migrants

Le n°9 de la revue en ligne Les Possibles éditée à l'initiative du Conseil scientifique d'Attac consacre trois articles au problème des migrants à Calais

En voici quelques extraits

A la fin de l’automne 2015 et au début 2016, les migrations entraînées par les désastres syriens, irakiens et libyens révélaient au grand jour que les « valeurs » de l’Union européenne n’étaient que des chiffons de papier et que la France, « berceau des Lumières », mettait tout son savoir-faire en œuvre pour créer des camps de la honte de type calaisien. Politique nauséabonde, au moment où l’on apprend que l’Union européenne va payer la Turquie pour que celle-ci parque tous les réfugiés à ses portes. À lire

L’état d’urgence à Calais à lire

À partir de la fermeture en 2002 du Centre de Sangatte, ouvert en 1999 par l’État sous la pression des associations, se met en place une politique qu’on pourrait qualifier de déguerpissement. Les exilés n’ont plus à être là, de fait y sont encore, s’abritent là où ils peuvent. Les exilés sont donc chassés de lieu en lieu, à intervalles plus ou moins longs, et se réinstallent souvent dans les mêmes parages,

En 2015, l’État, en lien avec la mairie de Calais (Les Républicains), change de mode de gestion de la situation, en concentrant les exilés sur un lieu unique, à l’écart de la ville, à proximité d’une plateforme de services qu’il finance, il y a continuité quant à la précarité dans laquelle sont laissées les personnes.

Pour faire face à ces conditions, tout un ensemble de bénévoles et d’associations ont mobilisé une énergie et des moyens importants dans la construction de cabanes et de lieux collectifs, et dans la distribution du nécessaire vital, nourriture, vêtements, couvertures.

L’État a construit à proximité le centre Jules Ferry, qui permet de mettre à disposition des migrants quelques douches, et de servir 1 000 à 1 500 repas par jour, quelques tentes pour abriter une centaine de femmes seules avec enfants. C’est dire la pénurie.

Malgré tout, ce bidonville est devenu un véritable village, partagé par différentes communautés (Afghans, Irakiens, Iraniens, Turcs, Syriens, Soudanais, Érythréens…). Les exilés y ont créé des lieux de vie (petits restaurants, épiceries, lieux de cultes…) et les associations et volontaires sur place des lieux d’expression et d’animation culturelles, tels un théâtre (dôme), une école laïque, et divers centres d’entraide et d’informations. Dernièrement, la plupart des tentes ont été remplacées par des abris en bois plus confortables et plus chauds.

Une cabane juridique à lire

Fin décembre, l’association « charpentiers sans frontière » a édifié un centre d’accès aux droits pour les migrants. Nous sommes des bénévoles, avocats, juristes français, anglais, italiens…

Nous avons travaillé avec les associations présentes sur place et les nombreux bénévoles français et anglais présents sur le site. Nous avons tissé des liens avec les barreaux d’avocats périphériques. Notre présence a permis un meilleur lien, une harmonisation une complémentarité de tous ces intervenants.

Notre bilan est positif dans trois directions : l’accès aux droits pour les migrants ; la poursuite des actes de violences commis sur les migrants ; un début de déblocage de situations intolérables concernant les mineurs.

Avec le démantèlement de la Zone Sud de la Jungle, l’État sait qu’il jette à nouveau dans l’errance plusieurs milliers de migrants sans abris et sans droits. Il sait aussi qu’il détruit un lieu de vie. Notre Cabane juridique va continuer à vivre, là ou ailleurs, dans le ou les bidonvilles du Nord. On peut détruire une construction, mais pas une idée.

Un camp de concentration moderne à lire

C’est donc fait. À l’écart de la ville de Calais, sur un terrain insalubre adossé à la rocade d’autoroute qui conduit d’un côté au port des ferries et de l’autre à la zone d’embarquement du tunnel sous la Manche, dans le voisinage immédiat des terrains pollués de l’entreprise de produits chimiques Tioxide, le Premier ministre, Manuel Valls, a fait entasser un centaine de conteneurs de métal blanc. Avec des points d’eau et des toilettes extérieurs, sans cuisine, cet ensemble cellulaire de 125 boîtes en alu est destiné à « accueillir », dans des chambres à douze couchettes superposées, 1500 parmi les 6000 à 7000 exilées et exilés qui tentent désespérément de gagner l’Angleterre. Entouré d’une barrière métallique et placé sous la haute surveillance de la police, ce « centre d’accueil provisoire » (CAP) est inaccessible aux associatifs. Il n’est autre qu’un camp de concentration moderne, aseptisé, dont on peut sortir, certes, ne serait-ce que pour se nourrir ou être expulsé

La réponse de l’UE à ce déplacement dans le mouvement migratoire ?

Elle est triple.

Érection de nouvelles barrières physiques : des clôtures hérissées de barbelés et des patrouilles sur mer soutenues par l’agence Frontex retiennent et rejettent exilées et exilés.

Interventions militaires : il faut en fait contrôler, retenir et expulser migrantes et migrants

Externalisation des frontières : La Commission européenne a promis trois milliards d’euros à la Turquie pour garder sur son territoire des réfugiés qui, provenant essentiellement de Syrie, sont désormais au nombre de 2,4 millions. L’UE s’est livrée à cette occasion à un marchandage avec la Turquie aussi sordide qu’il est implicite.

Que faire ?

Avec l’aide de l’État qui pourrait transférer dans le soutien aux exilées et exilés les sommes énormes qu’il dépense pour les réprimer, les refouler ou les détruire, nous devons cohabiter avec

migrantes et migrants. Une partie de la population de Calais le fait, de manière remarquable, depuis plusieurs années. C’est aussi le cas en Méditerranée centrale, avec l’extraordinaire travail de soutien

solidaire accompli par les habitants et le maire de Lampedusa. Certes, la solidarité n’appartient pas aux valeurs fondant le néolibéralisme économiste, financier dont la Commission européenne est imbue. Et, autant du point de vue idéologique que dans la pratique d’un capitalisme mondialisé et d’un néocolonialisme économiste qui asservit les populations de la planète aux plus riches, un rééquilibrage des relations économiques et culturelles avec les pays les plus défavorisés s’impose. Il n’ira pas sans une rupture (éco-socialiste) avec un paradigme destructeur des hommes et de leurs environnements.

Pour le n°9 de la revue en ligne, c'est ici

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Published by Attac Villeneuve d'Ascq - dans Politique
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