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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:54
les dérives de l'agro-industrie

Le business est dans le pré


Les dérives de l'agro-industrie

Produire toujours plus, toujours moins cher, avec moins d'agriculteurs : au nom de la modernité et de la compétitivité, le paysan est devenu un entrepreneur agricole, qui doit cultiver de plus en plus d'hectares, avoir de plus en plus de bêtes. Pour cela, il doit acheter des engins toujours plus gros, faire des investissements et, pour faire de la place, il doit détruire les haies, les fossés, chemins ou autres zones humides. Pour améliorer les rendements, il doit déverser de plus en plus d'engrais et de pesticides, semer les variétés standardisées dont des OGM, pour cela, irriguer davantage, stopper les rotations de cultures, développer la monoculture.

La terre, un objet de spéculation ?

L'équivalent d'un département disparaît tous les 7 ans, bétonnage, zones dites d'activités, ...Chaque semaine, 200 sièges d’exploitation disparaissent, le plus souvent au profit des fermes voisines qui s’agrandissent pour optimiser les primes de la PAC et un matériel agricole toujours plus imposant. Cette concentration des exploitations se fait au détriment des jeunes agriculteurs qui ne réussissent pas à s'installer.

La terre passe d’un statut de moyen de production et de patrimoine naturel statut à celui d’un placement financier spéculatif.

Les multinationales investissent l'agriculture

Au nom de la compétitivité, on voit fleurir les fermes géantes. Partout dans le monde, ce sont des usines 1000 à 10 000 vaches comme aux États-Unis où la moitié du lait produit provient des fermes géantes. En Tchéquie, Roumanie, Pologne les fermes de 2500 hectares ne sont pas rares.

En France, après les 1000 vaches, ce sont des projets de 1400 veaux, de 3000 cochons , 1500 porcelets …

Les multinationales agroalimentaires concentrent toute la chaîne d'activités : la fourniture d'intrants (tourteaux par exemple), la production de viande ou de lait, la transformation, l'exportation. Comme pour un autre placement financier, l'objectif est la rentabilité maximale des capitaux investis. Nestlé investit en Chine, Miratorg en Russie, Danone en Arabie Saoudite, Sofiprotéol rebaptisée Avril largement contrôlée par Xavier Beulin, patron de la FNSEA,au Maroc et en Algérie.

Pour les intrants comme pour leur production, les agriculteurs sont de plus en plus dépendants des grandes multinationales. Ils ont des contrats de production avec des firmes multinationales : poudre de lait, pommes de terre, légumes, production de viande sont souvent soumis à contrat.

La finance et les réglementations au service de qui ?

Les produits agricoles font l'objet de cotation et de spéculation sur les marchés mondiaux (Chicago, New York, Londres), dont la première caractéristique est la volatilité. Ils constituent progressivement un commerce à part entière, dématérialisé, les spéculateurs détiennent 75% des marchés à terme. Les spéculateurs peuvent aussi 'miser' sur un événement climatique. Qu'il ait lieu ou pas, ils sont gagnants ! C'est possible grâce à des artifices juridiques.

Depuis avril 2015, les quotas laitiers instaurés en 1984 par la PAC sont supprimés, les éleveurs négocient directement avec les industriels, d'où une concurrence entre les pays européens, une course à la compétitivité, au détriment des producteurs et de la qualité.

Dans la dernière forme de la PAC, on note quelques avancées comme pour l'aide à l'installation et aux 'pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement et le climat' , mais l’essentiel des aides est toujours réparti en fonction du nombre d’hectares et d’animaux présents sur les exploitations, sans plafonnement, ce qui favorise les grandes exploitations et détruit l’emploi paysan. Par rapport aux grandes exploitations, l'agriculture paysanne emploie 3 à 4 fois plus de personnes.

Une agriculture productiviste qui nourrit mal, provoque les crises alimentaires, détruit l'environnement

Pour nourrir les cheptels, les tourteaux de soja ou maïs sont importés d' Amérique latine ou des USA, le lait sous forme de poudre de lait part en Chine, la viande produite part au moyen Orient ou autre. Le poulet vendu en France vient en bonne partie du Brésil.

Ces tours du monde des produits agricoles et alimentaires détruisent l'agriculture des pays du Sud et émergents où les petits paysans ruinés sont réduits à gagner les bidonvilles. Ne parlons pas des émissions de gaz à effet de serre.

Les fausses solutions : agrocarburants, agriculture climat-intelligente, libre échange

Nos dirigeants et experts ne sont pas en manque de solutions techno-scientifiques. Les plantes destinées aux agrocarburants consomment plus d'énergie pour pousser que celle qui est produite. Elles occupent les terres qui pourraient servir à nourrir les humains. On parle d'agriculture climat-intelligente avec ses puits de carbone dans les pays du Sud alors que l'agriculture paysanne piège plus de carbone qu'elle n'en émet.

Le TAFTA, le CETA et l'APE (accord de partenariat économique) avec l'Afrique de l'Ouest prévoient une suppression des droits de douane et de certaines barrières non tarifaires qui vont fortement pénaliser l'agriculture paysanne de tous les pays. La concurrence affaiblira les standards environnementaux, alimentaires, sociaux. En 20 ans, l'ALENA a détruit l'agriculture mexicaine, provoqué des graves crises alimentaires au Mexique.

Les alternatives à l'agro-industrie existent

Cette agriculture là exportatrice, consommatrice de ressource en énergie et en eau, destructrice en termes d’environnement et d’emplois, nous n'en voulons pas.

Avec la Confédération Paysanne, ATTAC défend une agriculture paysanne qui se fonde sur la prise en compte des trois dimensions de la production : sociale, économique et écologique. Pour cela,

-Promouvoir des modes de production et de consommation moins gourmands en énergie. A l'échelle mondiale une telle agriculture pourrait nourrir les humains.

-Relocaliser les activités, les productions, tendre vers l'autonomie alimentaire de chaque territoire.

-Assurer à tous une nourriture suffisante et saine.

-Maintenir l'emploi et un revenu décent pour les agriculteurs.

ATTAC Comités locaux Lille, Villeneuve d'Ascq, Roubaix-Tourcoing, Artois

http://attaclillemetropole.over-blog.com/

livre d'Aurélie Trouvé ex co présidente d'ATTAC 18 €

librairie paysanne sur place

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Published by Attac Villeneuve d'Ascq - dans Economie
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