Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui Sommes-Nous ?

  • : Le site de Attac Villeneuve d'Ascq
  • Le site de Attac Villeneuve d'Ascq
  • : Site du comité local d'Attac France de Villeneuve d'Ascq (59) à destination des militants et sympathisants. Fondée en 1998, Attac promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, environnementale et culturelle dans l’ensemble du monde. Attac est un mouvement associatif altermondialiste et d'éducation populaire reconnu par l'Etat.
  • Contact

Attac ...c'est aussi

retrouvez nous sur        Facebook

 

pour plus d'informations    contactez nous 

 

ou allez visiter le site      ATTAC France

Recherche

A noter sur vos agendas

 

Pour voir toutes les dates et informations détaillées,

Suivez le lien : 

 

L'agenda complet d'ATTAC VA 
 

 

radio ATTAC

retrouvez les émissions radio d'ATTAC Lille et d'ailleurs

Angle d'ATTAC sur Radio Campus 106,6 mhz

Sociologie de Lille ! avec Fabien Desage maitre de conférences Lille 2 CERAPS samedi 17 juin 12h à 13 h

La prospérité sans croissance ! avec Jean Gadrey 20 mai 2017

Questions sur l'Europe 2ème volet  29 avril  2017

Questions sur l'Europe ! 15 avril 2017

Faut il attendre la croissance ? avec F Jany-Catrice professeur à Lille 1,18 mars 2017

 

 

 

 

30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:25

Pour la troisième fois depuis juin 2012, le gouvernement français veut faire des économies sur la politique familiale. Il invoque un déficit dont souffrirait la branche Famille, déficit que le gouvernement a lui même créé par des exonérations successives de cotisations familiales aux entreprises.

La loi de financement de la Sécurité Sociale, bien qu'allégée de certaines dispositions (baisse de la prime de naissance, report de l'âge de la majoration des prestations sociales, diminution des aides à la garde des jeunes enfants) a acté le fait que les allocations familiales seront modulées en fonction des revenus (seules les familles ayant des revenus de plus de 6000€ ou de plus de 8000€ par mois, seraient concernées).

Sous couvert de justice sociale et de la volonté de faire des économies sur la branche Famille, c'est au principe de l'universalité de la protection sociale que s'attaque le gouvernement. Pourquoi demain, en poursuivant cette logique, les dépenses de santé, ou le versement d'une retraite, ne seraient pas aussi conditionnés aux revenus ? Si cela était, les français, du moins ceux ayant un certain niveau de revenu, accepteraient-ils encore de cotiser pour ne rien recevoir. Ils se tourneraient alors vers les assurances privées. Ce serait la mort de notre Sécurité Sociale solidaire basée sur le principe : « chacun selon ses moyens, chacun selon ses besoins ».

L'universalité des prestations sociales est la condition de sa pérennité.

Mais aujourd'hui peut-on pleinement parler d'universalité des prestations familiales alors que certaines aides sont déjà conditionnées aux revenus (prime de naissance, le complément familial, les allocations logements, l'allocation de rentrée scolaire, etc) ou que le premier enfant ne reçoit rien ? Alors que les inégalités entre enfants se constatent dès la naissance, au travers des inégalités de revenus, de capital, de patrimoine de leurs parents, n'est-il pas normal que les prestations familiales atténuent ces inégalités en les conditionnant aux revenus et au patrimoine ?

Mais est-ce bien aux prestations familiales d'atténuer les inégalités de revenus et de patrimoine ? C'est à la fiscalité de corriger ces inégalités. Encore faudrait-elle qu'elle soit réellement progressive (nombre de tranches), qu'elle fasse le tri dans les multiples niches fiscales, qu'elle impose le capital et les revenus du capital au même titre que les salaires et les retraites, qu'elle fasse la chasse aux fraudeurs et aux paradis fiscaux. Les prestations familiales pourraient alors être imposables.

Aujourd'hui seul le quotient familial, lié au nombre de parts, permet d'atténuer la pression fiscale selon l'importance de la famille et cela dès le premier enfant. Mais ce système de quotient familial est très inégalitaire, la réduction d'impôt est d'autant plus forte que les revenus sont élevés. Un montant forfaitaire par enfant, quels que soient les revenus, apporterait une solution à ce problème ou mieux un crédit d'impôt dont bénéficieraient également les foyers non imposables.

Le financement de la branche Famille est assuré aujourd'hui par les cotisations dont les entreprises ont été de plus en plus exonérées. Ce système bâti en 1944 par le Conseil National de la Résistance, est-il encore adapté ? Est-il encore justifié d'exonérer le capital et les revenus du capital du financement de la politique sociale ?

Comme nous venons de le voir, de nombreuses questions se posent sur l'avenir de la politique familiale. Ce ne sont pas les mesurettes gouvernementales qui le permettront. Appuyées par la Commission européenne, soumises au lobbying patronal, ces mesures obéissent à une véritable cohérence idéologique visant à détricoter notre protection sociale en faveur des assurances privées.

Alain Descamps

Partager cet article

Repost 0
Published by Attac Villeneuve d'Ascq A.D.
commenter cet article

commentaires